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Plan directeur pour le renouvellement des services gouvernementaux � l'aide des technologies de l'information
Avril 1994
Table des mati�res
L'�volution technologique rapide offre des possibilit�s de dispenser les services de mani�re � les rendre plus
facilement accessibles, mieux adapt�s et plus abordables.
Dans de nombreux secteurs, le gouvernement f�d�ral se situe � la fine pointe de l'utilisation des technologies de
l'information pour am�liorer le service � la client�le. Dans d'autres, par contre, nous avons encore du chemin �
faire.
Les d�fis financiers de taille auxquels le pays est confront� nous obligent � chercher des moyens d'am�liorer nos
fa�ons de proc�der.
Le Plan directeur pr�sente une fa�on int�gr�e de renouveler les services gouvernementaux, qui utilise les
technologies de l'information de mani�re � miser sur nos atouts et � tirer le meilleur parti possible de nos
investissements.
� mon avis, le secret de sa r�ussite sera de savoir profiter de la comp�tence, de l'engagement et de l'esprit
imaginatif des fonctionnaires.
Nous assurons une large diffusion du document car il est important que nous nous mettions d'accord sur la meilleure
fa�on de fournir, � l'avenir, les services gouvernementaux.
Je vous invite � nous faire part de vos suggestions � propos du renouvellement des services gouvernementaux. Vos
observations peuvent faire toute la diff�rence.
�
Art Eggleton
L'aggravation des pressions financi�res force tous les gouvernements � continuer de fournir des services aux clients
avec des budgets en peau de chagrin. Le �Plan directeur pour le renouvellement des services gouvernementaux � l'aide
des technologies de l'information� propose une certain conception des services gouvernementaux f�d�raux qui doivent
�tre abordables, accessibles et adapt�s, ainsi qu'une approche int�gr�e pour la mise en oeuvre de cette conception.
Le Plan directeur jette un regard nouveau et global sur les services gouvernementaux, en mettant l'accent sur la
client�le. Il recommande de cr�er, de g�rer et de partager prudemment l'information en mode �lectronique entre les
minist�res et leurs diff�rents services en tenant compte des n�cessit�s de la s�curit� et de la protection des
renseignements personnels. Il envisage l'utilisation d'une infrastructure d'information �lectronique � l'�chelle de
l'ensemble du gouvernement pour simplifier la prestation des services, r�duire les redondances et am�liorer la qualit�
et la rapidit� des services fournis, � un co�t moindre pour le contribuable.
Le Plan directeur souligne l'importance cruciale des employ�s. Leur participation pleine et enti�re est essentielle
au renouveau de la fa�on dont sont conduites les affaires de l'�tat. � cet �gard, les technologies de l'information
seront appliqu�es de mani�re � renforcer le �visage humain� du gouvernement ainsi qu'� rendre la prestation des
services plus efficace et moins co�teuse.
Le Plan directeur tire profit de l'exp�rience acquise gr�ce aux activit�s de renouveau d�j� en cours en mati�re de
prestation des programmes et d'administration au gouvernement f�d�ral. De nombreux sp�cialistes et cadres sup�rieurs
des minist�res ont contribu� � sa r�daction.
L'�bauche du Plan directeur est diffus�e dans l'espoir de susciter l'expression d'un grand nombre d'opinions sur les
principes qui le sous-tendent, tant � l'int�rieur qu'� l'ext�rieur du gouvernement. Sous sa forme finale, il �tablira
un cadre d'utilisation des technologies de l'information � l'appui du renouvellement des services � l'�chelle de tout
le gouvernement. Le concept et les principes qui y sont �nonc�s aideront tous les minist�res et organismes � mettre en
oeuvre leurs propres mesures de renouveau.
Votre opinion nous est pr�cieuse et nous vous invitons � nous en faire part d'ici le 31�mai�1994. � cette fin, vous
pouvez communiquer avec l'�quipe du Plan directeur de l'une des quatre fa�ons qui vous convient le mieux�: (1)�en
envoyant une correspondance �lectronique VIH X.400 � NP=ca; DGAD=govmt.canada; DGPR=gc+tbs.cts; NF=chu; PR=tony; (2)�en
appelant Bernie Gorman (613�957-9645) ou Tony�Chu (613� 952-3366); (3)�en retournant la feuille de
r�ponse qui se trouve � la fin du document par t�l�copieur; (4) en envoyant une r�ponse par la poste �: Tony�Chu,
Bureau de la gestion, des syst�mes et des technologies de l'information, Secr�tariat du Conseil du Tr�sor, 8e��tage,
tour ouest, 300, avenue Laurier ouest, Ottawa (Ontario), K1A�0R5, Canada.
J.A. Macdonald
Dirigeant principal de l'informatique
|
I.D. Clark
Secr�taire du Conseil du Tr�sor
|
Le Plan directeur est le produit du travail collectif de nombreux sp�cialistes du personnel, cadres sup�rieurs et
experts des minist�res ainsi que des organismes centraux et des organismes de services communs. Tous ont contribu� �
son �laboration en participant � des ateliers ou en donnant leur avis sur l'�laboration du document. Citons notamment
Tony�Chu (chef d'�quipe), Secr�tariat du Conseil du Tr�sor; Ted�Pender, Service correctionnel Canada; Rita�Moritz,
Patrimoine Canada; Philip�Carr, Gary�Depew et Claude�Fairfield, D�veloppement des ressources humaines Canada;
Kate�Dobson, Affaires indiennes et du Nord Canada; Tom�Racine, Industrie Canada; Bob�Provick, Archives nationales du
Canada; Barry�Walker, D�fense nationale; Richard�Brigden, Bruce�Catley, Alain�Fortin, Jacques�G�linas, Robert�Hopwood,
Anne�La�Salle et Joseph�Sauv�, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada; John�Read, Transports Canada;
Bob�Landry, Diversification de l'�conomie de l'Ouest Canada; Ed�Acheson, Paul�Baack, Emmanuel�Buu, Catherine�Caule,
Joe�C�t�, Jim�Eddy, Jim�Ewanovich, Andr�Fauchon, Ron�Fauvel, Cliff�Filion, Amy�Gibbs, John�Keay, Bruce�Lindsay,
Marilla�Lo, Don�Lusby, John�Mayne, Michael�Nelson, Jane�Panet, Les�Pratt, Ngan�Ling�Tam, Conrad�Thomas et Chip�Wiest,
Secr�tariat du Conseil du Tr�sor.
Le Comit� consultatif du programme d'�laboration du Plan directeur a pr�sid� au projet. La concertation avec les
membres du Comit� aux moments critiques du processus d'�laboration du Plan directeur a permis de faire en sorte que
l'orientation de celui-ci �tait conforme aux besoins des minist�res. Le Comit� est constitu� de Michael�Binder
(pr�sident), Industrie Canada; Claude�Bernier, Transports Canada; Hy�Braiter, D�veloppement des ressources humaines
Canada; Paul�Cochrane, Sant� Canada; Brian�Ferguson, Secr�tariat du Conseil du Tr�sor; Willie�Gibbs, Service
correctionnel Canada; Phil�McLellan et Ren�Guindon, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada;
Richard�Manicom, Revenu Canada; Claire�Monette, Industrie Canada; Monique�Plante, D�veloppement des ressources humaines
Canada; David�Wightman, Transports Canada; et Alan�Williams, Affaires indiennes et du Nord Canada.
De nombreux sp�cialistes du secteur priv� ont donn� des conseils et fait des commentaires sur la m�thodologie
adopt�e pour la composition du Plan directeur ainsi que sur le contenu et la forme de celui-ci. Citons Art�Caston,
Jim�Grant, Shirley�Bishop, Jeff�Carruthers, Tony�Crawford, John�Davis, Ray�Healey, David�Rothwell, Linda�Russell,
Pierre�Sicard, Bob�Simpson, Don�Tapscott et Michael�Vaughan.
Le Plan directeur n'aurait pu voir le jour si, aux efforts importants d�ploy�s par l'�quipe charg�e du projet et par
les conseillers, ne s'�tait pas ajout� l'excellent service fourni pour sa production. Nous voudrions remercier
Simonne�Lauriault et son �quipe form�e de Lorraine�Fournier, Luc�Gendron, Lori�Lapointe, Fran�ois�Perreault et
Lillian�Saikali du Centre de services � la client�le; Carole Croteau et Claire Dionne de la Direction des syst�mes du
gouvernement; Nancy�Hoyt et son �quipe des Communications et Coordination; Gilles�Bisaillon et son �quipe form�e de
Suzanne�B�gin, Suzanne�Henrion, Craig�Kennedy, Suzanne�Le�Blanc, Ginette�Lefebvre, Vanessa�Novini et Anne�Taillefer des
Services des communications �crites; David�Berman; Arnaud�Archimbaud, Arlette�Harvey et l'�quipe des Services de
traduction.
Le directeur ex�cutif
Bernie A. Gorman
Bureau de la gestion, des syst�mes et des technologies de l'information
Quelle est l'importance d'offrir un service accessible � un co�t inf�rieur?
Dans le secteur priv�, la restructuration et le renouveau se sont impos�s du fait de l'accroissement de la
comp�titivit� et du caract�re impitoyable des co�ts �lev�s. Nombreux sont ceux qui soutiennent que le consommateur est
devenu plus exigeant car il cherche une qualit� et un service meilleurs � un co�t inf�rieur.
Dans le cas des gouvernements, des pressions sont exerc�es pour l'am�lioration du service � un moment o� les
recettes diminuent et que l'endettement s'alourdit. Aussi, de nombreux consommateurs de services publics semblent moins
tol�rants envers les bureaucraties. Ils estiment recevoir un meilleur service des banques, des entreprises de location
de voiture, et m�me des supermarch�s, qui ont transform� la fa�on de conduire leurs affaires gr�ce aux technologies de
l'information novatrices. L'administration publique semble de plus en plus d�su�te. Beaucoup de gens se demandent
pourquoi il leur faut consacrer un temps pr�cieux � chercher des r�ponses � leurs questions, en �tant renvoy�s d'un
minist�re � un autre, alors qu'il est parfois plus facile d'obtenir satisfaction aupr�s d'entreprises priv�es avides de
clients.
�Pourquoi dois-je appeler � tant d'endroits? Pourquoi dois-je attendre si longtemps? Pourquoi ne peuvent-ils
r�soudre mon probl�me ici m�me, maintenant?�
Voil� des questions que l'administration publique doit prendre au s�rieux. Elle doit se r�inventer, comme d'autres
institutions ont d� le faire pour survivre, et am�liorer fondamentalement la fa�on dont elle conduit ses affaires et
fournit ses services.
Qu'entend-on par le renouveau de la conduite des affaires � l'aide de la technologie de l'information?
En cette �re de l'information, les travailleurs intellectuels, lib�r�s des contraintes organisationnelles et forts
des moyens de t�l�communication et de la technologie informatique modernes, sont davantage en mesure d'obtenir de
l'information, de chercher des solutions et d'offrir des services. Agissant de concert les uns avec les autres, ils ont
une grande capacit� de faire plus et mieux. C'est l� le fondement de notre approche de la transformation du mode de
conduite des affaires de l'�tat, approche fond�e sur l'information.
Voici les principaux �l�ments d'un renouveau inspir� par le monde des affaires en cette �re de l'information�:
- Une orientation sans �quivoque vers le service � la client�le, de fa�on � ce que les travailleurs attachent la plus
grande importance � la prestation de services � valeur ajout�e;
- Une culture organisationnelle caract�ris�e par l'apprentissage continu, le perfectionnement personnel et la
participation � la gestion du changement;
- La responsabilisation des personnes, afin qu'elles puissent penser et planifier, obtenir et analyser l'information,
mettre en application leurs connaissances, prendre des d�cisions et agir;
- Une structure organisationnelle caract�ris�e par un bon rapport qualit�/co�t, la souplesse et l'absence de
bureaucratie, ainsi que par un int�r�t marqu� pour la communication et la consultation;
- L'esprit d'�quipe et le partenariat; les travailleurs intellectuels pourront ainsi mettre � profit l'environnement
professionnel � haute teneur en connaissance qui est le leur plut�t que de travailler isol�ment;
- La pr�sence d'une infrastructure de technologie de l'information offrant des ressources informatiques et des moyens
d'�tablir la connectivit�, de d�centraliser l'information et le renseignement, et de soutenir le renouveau du mode de
conduite des affaires;
- Des m�thodes de travail automatis�es, rationalis�es et interconnect�es, permettant de conduire les affaires gr�ce �
des op�rations sans papier, transparentes et int�gr�es, ax�es sur le service � la client�le;
- Des solutions communes pour les fonctions et les processus, trouv�es puis partag�es largement par toutes les
organisations, et permettant de r�duire les redondances et d'am�liorer le service.
Le pr�sent document contient une approche int�gr�e de l'am�lioration de la prestation des services gouvernementaux
ainsi que de la r�duction, dans une proportion importante, des co�ts qui y sont associ�s.
Composer avec des restrictions budg�taires
Cette approche est fonction du fait qu'il est g�n�ralement reconnu que la conduite des affaires par le
gouvernement doit �tre fondamentalement repens�e au regard des compressions budg�taires constantes.
Par cons�quent, les deux premi�res �tapes critiques dans le processus de renouveau expos� dans le pr�sent document
consistent � �tablir le bien-fond� de chaque service gouvernemental, puis � d�terminer la fa�on dont celui-ci sera
offert � la client�le (la perspective du travail).
L'�tape suivante consiste � int�grer une perspective d'information dans toute activit� de renouveau des
services, afin de souder, au moyen d'une gestion appropri�e et du partage de l'information, des processus de travail
d�j� li�s les uns aux autres.
La quatri�me �tape r�side dans la conception d'applications informatique permettant d'automatiser les
processus de travail ainsi que de g�rer et de partager l'information.
La cinqui�me et derni�re �tape consiste � exploiter le potentiel de la technologie de l'information�- le
mat�riel, les logiciels et les communications ainsi que leurs interfaces, qui constituent l'architecture technologique
commune�-- pour offrir un service efficient et efficace � la client�le.
R�examiner les services dans une perspective globale
Le Plan directeur met l'accent sur le renouvellement des services gouvernementaux dans une perspective globale et,
ce faisant, fait appel � la technologie de l'information. Il faut rehausser le �visage humain de l'administration
publique� dans la prestation des services, pour le b�n�fice et de la client�le, et du personnel.
Le Plan directeur est con�u de fa�on � ce que soient pleinement r�alis�es les grandes am�liorations et les �conomies
qui doivent d�couler de l'application d'une approche int�gr�e du renouveau, et non pas seulement les avantages
marginaux associ�s � une action au coup par coup. En outre, l'adoption d'une approche int�gr�e permet de r�duire le
risque d'aboutir � des r�sultats incompatibles et contradictoires.
Les employ�s doivent participer, s'engager et viser l'am�lioration. Telle est la cl� du changement. Pour que le Plan
directeur soit mis en oeuvre avec succ�s, il faudra compter sur les capacit�s des employ�s et assurer une transition en
douceur au nouveau milieu de travail. Pour apporter les changements culturels et organisationnels n�cessaires et r�gler
les questions relatives � la gestion des ressources humaines, il faudra porter une attention sp�ciale � la
planification, � la consultation et � la communication.
Mettre en place une infrastructure �lectronique pour le gouvernement
Le Plan directeur fait ressortir la n�cessit� d'une infrastructure d'information �lectronique � l'�chelle du
gouvernement (c.-�-d. un r�seau d'autoroutes et de voies secondaires �lectroniques, ainsi que les services
d'information et d'informatique connexes), avec des raccordements � d'autres r�seaux publics ou priv�s, pour soutenir
le renouveau de la prestation des services. Le gouvernement f�d�ral cherchera des moyens rentables et novateurs de
satisfaire ses besoins d'infrastructure, par exemple, tirer profit des syst�mes disponibles et former des partenariats
avec le secteur priv� et des gouvernements d'autres paliers au lieu de compter uniquement sur des solutions internes
qui lui soient propres.
L'application de ce Plan directeur procurera les avantages globaux suivants�: la prestation plus efficiente et
plus efficace des programmes, la r�duction des co�ts globaux du ou des gouvernements, et la pr�servation, voire
l'am�lioration, de la qualit� du service � la client�le, malgr� les compressions budg�taires.
S'inspirer de l'exp�rience de renouveau des programmes
L'approche propos�e dans le Plan directeur s'inspire de l'exp�rience acquise en relation avec des projets de
renouvellement des programmes en cours dans des organismes tels que Revenu Canada, Sant� Canada, D�veloppement des
ressources humaines Canada et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, ainsi qu'avec les travaux du Conseil
du renouveau administratif.
- Pour les entreprises, Revenu Canada a lanc� un num�ro d'enregistrement unique qui permet d'offrir des services
monopostes globaux couvrant l'imp�t sur le revenu des soci�t�s, la taxe sur les produits et services, les d�ductions �
la source et les comptes d'importation. Cela permettra de r�duire les redondances et d'am�liorer le fonctionnement du
gouvernement.
- En ce qui a trait aux b�n�ficiaires de la s�curit� du revenu, le projet de remaniement des programmes de s�curit�
du revenu du minist�re du D�veloppement des ressources humaines devrait conduire � une am�lioration notable du
traitement des demandes de pension et de s�curit� de la vieillesse. L� encore, l'information �tant mieux int�gr�e, les
fonctionnaires pourront plus facilement cr�er, tenir � jour et consulter les dossiers, et fournir un meilleur service.
Des �tudes sont en cours pour d�terminer si le mod�le en cause peut �tre appliqu� aussi aux anciens combattants et aux
b�n�ficiaires de l'assurance-ch�mage. Il s'agit l� d'une �tape majeure dans l'�ventuelle mise en place d'un guichet
unique pour les personnes qui souhaitent traiter avec le gouvernement f�d�ral.
- � la plupart des minist�res f�d�raux, qui manipulent chaque ann�e des millions de paiements et de factures, le
nouveau syst�me �lectronique int�gr� d'approvisionnement et de r�glement du minist�re des Travaux publics et des
Services gouvernementaux Canada offrira une solution informatique commune et d�centralis�e, d'o� l'�limination du
besoin de multiplier des syst�mes redondants ainsi que de la paperasserie.
- Gr�ce � l'infrastructure constitu�e par le r�seau de t�l�communication destin� � couvrir tout le gouvernement, et
qui est actuellement en cours d'�laboration, tous les fonctionnaires f�d�raux auront la possibilit� de communiquer
entre eux d'un bout � l'autre du Canada par courrier �lectronique. Ce sera le d�but du commerce �lectronique, de
l'acc�s unique aux renseignements d�tenus par le gouvernement, et de la prestation �lectronique des services publics,
ce qui entra�nera des gains d'efficience importants et r�duira les redondances entre les r�seaux.
Partager les r�ussites dans tout le gouvernement
La publication du Plan directeur vise notamment � susciter la participation active des gestionnaires charg�s de la
prestation des services dans la mise en oeuvre de cette approche int�gr�e de renouveau. Cette approche devrait pouvoir
s'appliquer � des situations existant dans de nombreux minist�res ou organismes diff�rents. Le Plan directeur pr�voit
aussi le partage des exp�riences entre les gouvernements et � l'int�rieur de ceux-ci.
Le Plan directeur offre une vision qui orientera le renouveau des services gouvernementaux. Il d�crit cinq
perspectives architecturales diff�rentes mais reli�es�: les affaires conduites par le gouvernement, les processus de
travail connexes, l'information, les applications de syst�mes et la technologie. Pour que se r�alise le renouveau des
services, les activit�s entrant dans ces cinq domaines doivent �tre int�gr�es les unes aux autres. Le Plan directeur
pr�sente �galement divers sc�narios pour la prestation des services � l'avenir. Enfin, il propose une approche de mise
en oeuvre.
La vision, les principes architecturaux et les sc�narios de prestation des services sont fond�s sur cinq postulats�:
l'accent mis sur la client�le, le partage des ressources, l'�laboration de normes, la n�cessit� de faciliter l'acc�s �
l'information essentielle, et, surtout, la reconnaissance du r�le cl� des employ�s dans le renouvellement du mode de
conduite des affaires du gouvernement.
Vision
Des services gouvernementaux abordables, accessibles et r�ceptifs.
- Service direct � la client�le. Offrir directement les services et faciliter l'acc�s � ceux-ci par des moyens
�lectroniques. Les services seraient port�s aux clients et ces derniers pourraient acc�der � des services multiples par
l'entremise d'un �guichet unique� (plus question d'accommoder avant tout le fournisseur de services).
- Service transparent et homog�ne. Mettre en place des processus rationalis�s et int�gr�s dans un cadre
multifonctionnel et interorganisationnel de sorte que les clients b�n�ficient de services transparents et homog�nes,
entre lesquels il n'y aurait pas de discontinuit� (plut�t que des services distincts ou �en couloir� qui ne peuvent
interagir avec d'autres syst�mes).
- Service � valeur ajout�e. Rationaliser les op�rations et doter les travailleurs intellectuels des moyens
n�cessaires pour offrir des services � valeur ajout�e directement � la client�le (au lieu de chercher des solutions
ax�es sur le contr�le, bien �loign�es de l'interface avec le client).
- Apprentissage continu. Renforcer les connaissances, les comp�tences et la participation active des employ�s
afin qu'ils puissent r�pondre aux nouveaux besoins de la client�le et offrir des services de qualit� d'une fa�on
�quitable et au meilleur co�t.
- Normalisation et interconnexion des outils. �laborer un ensemble normalis� de syst�mes-outils interconnect�s
qui soient facilement accessibles pour les gestionnaires et les employ�s, afin de faciliter la prise de d�cisions et la
prestation des services (plut�t qu'une prolif�ration d'applications informatiques diff�rentes, incompatibles et souvent
� propri�t�s exclusives).
- Partage des solutions. Partager constamment les solutions et les ressources relatives aux fonctions et aux
processus communs et utiliser des regroupements de minist�res pour le partage des syst�mes et des services communs,
d'o� une r�duction des frais d'�laboration, de maintenance et d'exploitation (au lieu que chaque organisme et minist�re
mette au point ses propres solutions, � un co�t global beaucoup plus �lev�).
- Partage de l'information. �laborer et mettre en place une infrastructure d'information �lectronique fond�e
sur des normes, comprenant de l'information, des applications, des plates-formes de technologie et des r�seaux communs,
pour permettre le partage des ressources en information et en informatique de m�me que la rationalisation globale des
op�rations (au lieu de cr�er des �lots d'information �pars).
- �limination de la paperasse. Repenser et automatiser les processus courants, de routine, pour r�duire la
paperasse et la n�cessit� de l'intervention humaine (au lieu des processus actuels de traitement manuel ou simplement
automatique).
La r�alisation de cette vision n�cessite celle des cinq ensembles de principes architecturaux suivants.

Principes architecturaux cl�s
� la base de chacun des principes ci-dessous, on compte la reconnaissance de l'importance de la gestion des
ressources humaines, le partage des valeurs, ainsi que la souplesse et la capacit� du milieu de travail � s'adapter aux
changements. Il faut reconna�tre aussi � titre d'�l�ments essentiels au changement culturel, au renouveau et �
l'am�lioration, le temps et les ressources consacr�s � enrichir les connaissances, les comp�tences et les capacit�s des
employ�s ainsi qu'� les faire participer aux changements.
- Conduite des affaires. Il faudra transformer les services gouvernementaux pour mettre l'accent sur le
service � la client�le, sur le partage de solutions relatives aux fonctions communes, sur la recherche de partenariats
innovateurs avec l'entreprise priv�e, sur l'exploitation de la technologie de l'information et sur la facilitation de
la reddition de compte.
- Travail. La prestation des services devra �tre automatis�e, homog�ne et disponible par l'interm�diaire d'un
guichet unique; elle devra �tre assortie d'options qui la rendront pratique, libre de contraintes telles que les
obstacles fonctionnels ou organisationnels, la paperasserie, le temps et le lieu, et mesur�e en fonction de normes �
des fins d'am�lioration continue.
- Information. En tant que ressource nationale pr�cieuse, l'information gouvernementale devra �tre accessible,
prot�g�e, saisie une seule fois et valid�e � proximit� de la source. Elle devra aussi �tre conserv�e convenablement
pour en assurer l'int�gralit� et la confidentialit�, et communiqu�e �lectroniquement aux utilisateurs autoris�s.
- Applications. Il faudra faire en sorte que les applications informatiques puissent interagir librement,
soient uniformes d'aspect et de contact, modulaires, r�utilisables et partag�es sur une grande �chelle dans l'ensemble
du gouvernement.
- Technologie. La technologie de l'information devra �tre ouverte, souple, pratique et s�re, afin de pouvoir
appuyer des milieux de travail informatiques d�centralis�s et accessibles.
Le tableau�1 pr�sente plus en d�tail les cinq ensembles de principes architecturaux cl�s.
Tableau�1
1. Principes d'affaire visant la transformation des services gouvernementaux.
- Accent sur le service � la client�le - Les services gouvernementaux seront con�us en fonction des besoins
des clients.
- Gestion des ressources humaines - La participation, le perfectionnement et l'engagement des employ�s sont
essentiels au renouveau du mode de conduite des affaires du gouvernement.
- Solutions communes partageables - Aux probl�mes communs seront apport�es des solutions communes et
partageables.
- Partenariat - On cherchera � conclure des alliances strat�giques avec d'autres gouvernements et avec le
secteur priv�.
- Reddition de compte - Les activit�s n�cessaires � la reddition de compte, � l'application de normes de
rendement et � la r�alisation d'�valuation feront partie int�grante de la conception de la prestation des services
gouvernementaux.
- Recours � la technologie - Les technologies de l'information seront pleinement mises � profit dans la
refonte du mode de prestation des services gouvernementaux.
2. Principes de travail visant la refonte des processus de prestation des services
gouvernementaux.
- Guichet unique et service homog�ne -�Les services gouvernementaux destin�s � un m�me client seront livr�s �
celui-ci par l'interm�diaire d'un guichet unique.
- Rationalisation - Le processus entre le client et la prestation du service gouvernemental sera simplifi� au
maximum.
- Choix - Lorsque la chose sera possible et justifiable sur le plan des co�ts, les clients auront un choix
d'options quant � la fa�on dont les services du gouvernement sont fournis.
- Uniformit� - Les activit�s identiques n�cessaires � des services gouvernementaux diff�rents seront ex�cut�es
de la m�me mani�re.
- Affranchissement des contraintes de temps et de lieu - Les clients auront acc�s aux services gouvernementaux
en tout temps et en des lieux nombreux, lorsque la chose sera pratique et justifiable sur le plan des co�ts.
- Am�lioration continue du service - Les services seront am�lior�s de fa�on continue, les moyens d'�valuation
�tant inscrits dans le processus de service lui-m�me.
3. Principes d'information visant la gestion de l'information gouvernementale.
- Gestion de l'information gouvernementale -�L'information d�tenue par le gouvernement, sous toutes ses formes
(p. ex., imprim�e, vocale, �lectronique ou visuelle), est une ressource strat�gique qui sera g�r�e tout au long de son
cycle de vie.
- Administration des donn�es -�Toute l'information gouvernementale fera l'objet d'une administration des
donn�es pour garantir l'uniformit� des d�finitions, son int�gralit� et l'uniformit� de son utilisation.
- Partage et r�utilisation de l'information -�L'information sera saisie une seule fois, aussi pr�s que
possible de la source, puis partag�e et r�utilis�e par des utilisateurs autoris�s.
- �change de l'information -�L'information gouvernementale, une fois qu'elle aura �t� saisie, sera stock�e et
�chang�e �lectroniquement pour �viter les transcriptions manuelles et les nouvelles saisies inutiles, lorsque la chose
sera jug�e pratique.
- Protection de l'information -�La s�curit�, l'int�gralit� et la confidentialit� de l'information
gouvernementale seront garanties au moyen de diverses mesures de s�curit� �lectroniques et manuelles.
- Conservation de l'information -�L'information gouvernementale ne sera conserv�e que s'il y a de bonnes
raisons de le faire: les besoins d'affaire, les exigences impos�es par des politiques ou des textes de loi, et des
int�r�ts historiques ou archivistiques.
- G�rance -�Certaines cat�gories d'information seront confi�es � des groupes pr�cis au sein de l'organisation,
qui veilleront � en prot�ger l'int�gralit�, la qualit� et la pertinence, et � ce qu'elles soient utilis�es par des
utilisateurs autoris�s.
4. Principes d'application visant la gestion des syst�mes informatiques.
- Partage des syst�mes -�Les syst�mes informatiques servant � l'ex�cution des fonctions ou des processus
communs seront partag�s � l'�chelle du gouvernement pour r�duire les frais de maintenance et d'�laboration.
- Modularit� -�Les syst�mes informatiques seront con�us de fa�on � utiliser des composants modulaires pour
faciliter le partage, l'�laboration et les modifications de conception.
- �laboration rapide des applications -�Des �quipes mixtes seront utilis�es pour les projets d'�laboration �
court terme afin de produire des prototypes fonctionnels qui seront perfectionn�s et am�lior�s au cours d'une s�rie
d'it�rations successives jusqu'� l'�tape de la mise en oeuvre.
- Capacit� de r�utilisation -�Les syst�mes informatiques seront con�us de fa�on � pouvoir utiliser des
composants communs et partageables.
- D�centralisation -�Les syst�mes et outils informatiques seront con�us de fa�on � pouvoir �tre reproduits et
distribu�s sur tout le r�seau �lectronique du gouvernement.
- Interfaces d'interapplications normalis�es -�Des interfaces standard seront utilis�es pour faciliter le
partage de l'information et le transfert des transactions entre les modules.
- Uniformit� -�Les syst�mes et outils informatiques seront con�us de fa�on � �tre uniformes d'aspect et de
contact pour les utilisateurs.
5. Principes technologiques visant la gestion de la technologie de l'information au gouvernement.
- Modularit� -�Il sera fait usage de composants technologiques qui pourront se pr�ter facilement �
l'expansion, � l'am�lioration et � la substitution, avec une perturbation minimale des services.
- Interfonctionnement, connectivit�, portabilit� -�Les composants technologiques pourront travailler l'un avec
l'autre gr�ce � des outils de connectivit� moderne ainsi qu'� des composants et � des interfaces standard.
- D�centralisation -�Les technologies de traitement, de stockage et de communication peuvent �tre
d�centralis�es entre les divers paliers de l'architecture, s'il y a lieu, eu �gard au caract�re dispers� des op�rations
li�es aux affaires conduites par le gouvernement.
- Orientation vers le poste de travail -�Le choix se portera sur les postes de travail intelligents et
multifonctionnels pouvant s'accommoder d'interfaces r�pondant aux normes de l'industrie.
- Orientation r�seau -�Tous les postes de travail seront raccord�s au r�seau �lectronique du gouvernement,
avec des liens de communications d'une s�curit� appropri�e avec tous les serveurs et utilisateurs autoris�s.
- Gestion de l'infrastructure -�L'�laboration de l'architecture contiendra des dispositions quant � la gestion
et � la s�curit� de l'infrastructure des technologies de l'information.
Sc�narios de prestation des services pour l'avenir
Relier les Canadiens � des services gouvernementaux r�ceptifs
Dans le chapitre sur l'optique du travail sont pr�sent�s six mod�les possibles d'utilisation de la technologie pour
fournir les services � la client�le dans un avenir rapproch�. � noter que ces sc�narios ne sont expos�s qu'� titre
indicatif et qu'ils visent � donner au lecteur une id�e plus concr�te des modes �ventuels de prestation.
- Autoservice. L'ordinateur personnel d'un client produit une demande de service et le syst�me du fournisseur
r�pond, l'intervention humaine �tant r�duite au minimum.
- Libre-service (�lectronique). Les citoyens, les entreprises ou les fonctionnaires se servent d'ordinateurs
personnels pour obtenir de l'information, ex�cuter des transactions, passer des commandes et effectuer des paiements,
d'o� un all�gement de la paperasserie et des processus d'autorisation.
- Libre-service (centre de service). Les clients internes et externes demandent des renseignements, des
produits et des services en se rendant dans un centre de service de la fonction publique o� les employ�s ont recours �
des moyens informatis�s pour les servir avec efficience et efficacit�.
- Service avec soutien sur place. Un groupe ou un organisme interm�diaire fournit des services multiples,
parfois pour de nombreux clients, d'o� maximalisation des avantages de la technologie de l'information et r�duction au
minimum du double emploi et de la paperasserie.
- Centre de service de sp�cialistes ou d'experts. Gr�ce � la technologie de la connectivit� des ordinateurs,
des clients internes et externes ont acc�s directement et rapidement � des experts de la fonction publique, ce qui
permet, d'une part, de r�duire la n�cessit� de multiplier de tels services, et de l'autre, d'am�liorer la r�ceptivit�
aux demandes.
- Interface avec les fournisseurs (entreprise �largie). Les fournisseurs et les consommateurs internes sont
reli�s directement aux syst�mes de commande et de paiement et deviennent un prolongement de ces syst�mes.
Changer la fa�on dont les services sont ex�cut�s
La mise en oeuvre de la vision et des principes modifiera la fa�on de renouveler et d'assurer les services � la
client�le interne et externe. Les avantages et les changements qui toucheront les gestionnaires des programmes
d�couleront de cette mise en oeuvre.
Le pr�sent document expose une approche de mise en oeuvre et propose en conclusion les �tapes � suivre � cette
fin.
Approche de mise en oeuvre
Le Plan directeur constitue un cadre dynamique et int�gr� de mise en oeuvre du renouvellement de l'administration
publique au cours des cinq prochaines ann�es. Il s'inspire d'initiatives d�j� en cours. Voici six �l�ments essentiels �
sa r�alisation�:
- Leadership institutionnel. Les ministres et les sous-ministres, avec l'appui vigoureux et efficace du
Dirigeant principal de l'informatique, doivent prendre fait et cause pour le renouvellement du mode de prestation des
services en reconnaissant que des avantages importants en d�couleront pour leurs client�les et pour leurs minist�res.
Les centres de d�cision du Conseil du Tr�sor offriront l'expertise fonctionnelle n�cessaire. Le Bureau de la gestion
des syst�mes et des technologies de l'information coordonnera la mise en oeuvre et offrira le soutien n�cessaire � la
restructuration du mode de conduite des affaires et � la conception architecturale de la technologie de
l'information.
- Engagement envers la vision. Ayant souscrit � la vision exprim�e dans le Plan directeur, les cadres la
communiqueront et l'expliqueront aux employ�s, et chercheront � obtenir de leur part un engagement r�el. Il faudra
aussi tenter d'obtenir cet engagement de la part de partenaires �ventuels, et de l'entretenir puisqu'il s'agit d'un
�l�ment essentiel � la gestion du changement.
- Gestion des ressources humaines. Les strat�gies et les plans doivent viser � favoriser la participation et
l'engagement des employ�s; � encourager la communication; � faire participer les employ�s � la conception et � la mise
en oeuvre, ainsi qu'� faciliter le passage de ceux-ci � la nouvelle culture institutionnelle et aux nouvelles
structures; � �valuer la composition et les comp�tences de la main-d'oeuvre; et � r�gler les questions relatives aux
ressources humaines qui se poseront en rapport avec la transition et le changement.
- Partenariats. La mise en oeuvre du Plan directeur exigera un partenariat effectif et soutenu de la part du
personnel des minist�res. Compte tenu des interd�pendances croissantes dont il est tenu compte dans le Plan directeur,
les partenariats devront aussi s'�tendre � d'autres minist�res, � d'autres niveaux de gouvernement et au secteur priv�.
Il faudra chercher activement � les cr�er et � les promouvoir pour mettre en commun les besoins, pour tirer profit des
comp�tences particuli�res, pour r�partir les risques et pour partager l'exp�rience, l'innovation et les
investissements.
- Application � obtenir des r�sultats. Le Plan directeur constitue un cadre architectural qui sera mis en
oeuvre, et qui sera rajust� au besoin. � cette fin, on lancera un ensemble de projets de renouveau des services qui
permettront de cerner les changements � apporter � la gestion et � la technologie, d'�laborer des plans de migration,
d'offrir des stimulants gr�ce aux succ�s obtenus, et d'entreprendre la mise en oeuvre � l'�chelle du gouvernement. On
concevra parall�lement un projet d'infrastructure d'information �lectronique, toujours � l'�chelle du gouvernement,
pour appuyer ces projets de renouveau des services � mesure qu'ils se r�pandront au sein de gouvernement.
- Mise en oeuvre dans les minist�res. Les minist�res s'inspireront du Plan directeur pour planifier et mettre
en oeuvre leurs propres activit�s de renouveau internes. Ils indiqueront dans des instruments de planification tels que
les plans op�rationnels et les plans de gestion de l'information annuels, � compter de l'exercice 1994-1995, l'approche
qu'ils entendent adopter pour la mise en oeuvre.
Dans l'ensemble, donc, le Plan directeur ne part pas de rien, mais fait suite aux politiques et aux activit�s de
renouveau en cours (p. ex., Am�liorer les services en utilisant l'information et les technologies de fa�on
novatrice�: Orientation strat�gique pour les ann�es�90, publi� par le Conseil du Tr�sor). La transformation
envisag�e dans le Plan directeur se r�alisera par des am�liorations continues. On mesurera et on �valuera constamment
la prestation des services gouvernementaux.

- Communiquer. L'�bauche du Plan directeur sera communiqu�e aux parties int�ress�es � l'int�rieur et �
l'ext�rieur du gouvernement f�d�ral afin de peaufiner le document, d'obtenir des commentaires, d'obtenir l'engagement
des int�ress�s et de susciter la participation des minist�res dans des projets pilotes. La diffusion du pr�sent
document a commenc� et se poursuivra pendant les quelques mois qui viennent.
- Ent�riner les principes. Les ministres du Conseil du Tr�sor seront pri�s d'adopter les principes �nonc�s
dans le Plan directeur � titre de politique concernant le renouvellement des services gouvernementaux fournis aux
clients internes et externes. Le plan servira de fondement � la conception, � l'adoption et � la promotion d'une
approche int�gr�e et globale de la prestation des services gouvernementaux, apr�s les consultations.
- Examiner les besoins. Il y aura des consultations avec des groupes tels que le Comit� consultatif du
programme du Plan directeur, le Comit� consultatif sur la gestion de l'information, le Comit� des syst�mes du
gouvernement, le Conseil du renouveau administratif, le Sous-comit� de la gestion de l'information du Comit�
consultatif sup�rieur du Conseil du Tr�sor, ainsi qu'avec ce dernier comit�, sur les besoins en mati�re de ressources,
de comp�tences, de m�thodes et de processus de r�gie. Cette activit� aura lieu concurremment avec les activit�s de
communication.
- Lancer les projets de renouveau des services. Le Bureau de la gestion, des syst�mes et des technologies de
l'information (BGSTI) collaborera avec les minist�res et les centres de d�cision pour choisir la premi�re s�rie de
projets de renouveau. Le gouvernement f�d�ral cherchera activement des partenaires parmi le secteur priv� et les autres
paliers de gouvernement. Les principaux intervenants institutionnels organiseront et planifieront la mise en oeuvre des
projets; le BGSTI les appuiera au besoin. Cette �tape aura lieu au d�but du deuxi�me semestre de 1994.
- Lancer le projet d'infrastructure de la technologie de l'information � l'�chelle du gouvernement. On
examinera les questions relatives � l'�laboration de l'infrastructure �lectronique pour l'ensemble du gouvernement, en
partie pour r�pondre aux besoins de connectivit� de la premi�re s�rie de projets de renouveau des services et des
s�ries qui suivront. Ce projet sera r�alis� en �troite collaboration avec Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada, Industrie Canada et d'autres parties int�ress�es, parall�lement aux projets de renouveau des services.
Avantage
L'approche propos�e dans le Plan directeur repose sur l'hypoth�se que le renouvellement des processus et des
services gouvernementaux � l'aide de la technologie de l'information procurera des avantages � tous les int�ress�s,
outre les �conomies de ressources souvent mentionn�es.
Transformer la fa�on dont les Canadiens traitent avec le gouvernement
- Pour la population, le renouveau des services r�duira les d�lais d'obtention de l'information d�tenue par le
gouvernement et des services fournis par celui-ci, et am�liorera dans de nombreux cas la qualit� de ces services. Bien
utilis�es, les technologies de l'informatique et des t�l�communications devraient transformer la fa�on dont de nombreux
Canadiens traitent avec le gouvernement, tout comme elles ont radicalement modifi� la fa�on dont la population traite
avec les �tablissements financiers.
- Aux fournisseurs du gouvernement, les activit�s de renouveau des services offrent un certain nombre d'avantages�:
l'occasion de fournir des services en partenariat avec l'administration publique; la perspective d'une r�duction des
co�ts gr�ce � l'acc�l�ration des commandes et des paiements; et la possibilit� d'offrir sur le march� mondial les
produits �labor�s et les comp�tences acquises dans leurs relations avec le gouvernement.
Augmenter la satisfaction au travail
- Les employ�s participant directement � la prestation des services devront beaucoup moins souvent proc�der � la
saisie de donn�es critiques de syst�mes connexes, d'o� la r�duction du gaspillage des efforts et l'am�lioration de la
fiabilit� des r�sultats. Les activit�s les plus banales seront automatis�es, et les contr�les centraux r�duits ou
int�gr�s � des syst�mes appuyant le renouvellement des services, d'o� un enrichissement professionnel et une plus
grande satisfaction au travail.
- Pour ceux qui g�rent les programmes et les fonctions de soutien, la r�ussite de l'entreprise de renouvellement des
services par l'utilisation int�gr�e de la technologie de l'information se traduira par la possibilit� de r�soudre plus
rapidement les probl�mes li�s � la prestation des services, ce qui leur laissera plus de temps pour s'occuper des
besoins de la client�le.
Objectif et port�e
Le Plan directeur contient une approche int�gr�e et globale de renouvellement des services gouvernementaux par
l'application des technologies de l'information (information, informatique et t�l�communications). Il s'agit de
transformer les processus administratifs afin de mieux appuyer la prestation des programmes � la population � un co�t
tr�s inf�rieur.
Aider les gestionnaires � offrir un service de haute qualit�
Le Plan directeur propose �galement la prise de mesures importantes pour la planification et la mise en place d'une
infrastructure de technologie (autoroutes �lectroniques � l'�chelle du gouvernement) dans le but d'appuyer le
remaniement de la prestation des programmes, le renouvellement de l'administration et la restructuration du
gouvernement dans son ensemble.
Le Plan directeur aidera les gestionnaires et les employ�s � offrir des services efficients et de qualit� � leur
client�le, malgr� les fortes compressions budg�taires.
Le Plan directeur servira � souligner l'importance de la gestion des ressources humaines et la n�cessit� de r�soudre
les probl�mes humains. Comme il est ax� sur la client�le et qu'il repose sur une perspective globale, il pr�voit que le
personnel plac� en premi�re ligne disposera de l'information, des outils et du soutien n�cessaires pour satisfaire la
client�le. Le Plan directeur offre la perspective d'un �visage plus humain� pour les services gouvernementaux, �
l'avantage tant du personnel que de la population.
Les minist�res ont d�j� commenc� la restructuration d'un certain nombre de leurs processus de prestation de
programmes. Le Plan directeur viendra appuyer leurs efforts et plante � leur intention des jalons pour l'avenir.
Les initiatives men�es sous l'�gide du Conseil du renouveau administratif (CRA) ont montr� qu'il est possible de
faire des �conomies et d'apporter des am�liorations dans les services gouvernementaux. � cet �gard, le Plan directeur
contribuera � orienter ces initiatives, � faire ressortir d'autres possibilit�s d'action et � leur faire r�aliser tout
leur potentiel.
Le Plan directeur servira aussi � informer tous les intervenants, du secteur tant priv� que public, de ce grand
renouveau du mode de conduite des affaires du gouvernement fond� sur l'initiative d'infrastructure technologique de
l'information pour les sensibiliser davantage aux possibilit�s de participation et de partenariat.
Le plan directeur est un document dynamique
Enfin, il importe de signaler qu'on a �labor� le Plan directeur en organisant des ateliers o� se sont trouv�s r�unis
de nombreux participants provenant de tous les secteurs concern�s du gouvernement. Des sous-groupes se sont pench�s sur
les particularit�s de chaque �optique architecturale� qui y est d�crite. Ils ont aussi produit un ensemble de principes
architecturaux correspondants pour guider leur r�flexion et pour orienter la planification architecturale plus
d�taill�e qui sera n�cessaire � la mise en oeuvre du Plan. Pour cette raison et pour d'autres, ce dernier doit �tre
consid�r� comme un document dynamique, exprimant des points de vue collectifs, et porteur d'autres changements qui se
produiront � mesure qu'�voluera le processus de renouvellement des services gouvernementaux.
Vision
Le Plan directeur offre une �vision� du renouveau des services gouvernementaux.
Exprim�e simplement, cette vision est la suivante�:
Des services gouvernementaux abordables, accessibles et r�ceptifs.
Le renouveau envisag� repose sur l'accent mis sur la client�le, sur le partage des ressources, sur l'�laboration de
normes et sur la n�cessit� de faciliter l'acc�s � l'information et aux services d'importance critique.
La vision doit �tre r�alis�e pour que le gouvernement�:
- rel�ve le d�fi des compressions budg�taires;
- s'adapte � la r�volution acc�l�r�e de la technologie de l'information et � la convergence de l'information, de
l'informatique et des t�l�communications, et exploite ces deux r�alit�s;
- ravive le sentiment du v�ritable service public chez les fonctionnaires f�d�raux, tant chez ceux qui sont en
premi�re ligne que chez ceux qui remplissent les r�les de soutien n�cessaires � la prestation des services � la
population;
- mette un terme � l'insatisfaction profond�ment enracin�e de la population � l'�gard des services
gouvernementaux.
Les grands fondements de la vision sont les suivants�:
Porter les services aux clients
- Service direct � la client�le. Offrir directement les services et faciliter l'acc�s � ceux-ci par des moyens
�lectroniques. Les services seraient port�s aux clients et ces derniers pourraient acc�der � des services multiples par
l'entremise d'un �guichet unique� (plus question d'accommoder avant tout le fournisseur de services).
- Service transparent et homog�ne. Mettre en place des processus rationalis�s et int�gr�s dans un cadre
multifonctionnel et interorganisationnel de sorte que les clients b�n�ficient de services transparents et homog�nes,
entre lesquels il n'y aurait pas de discontinuit� (plut�t que des services distincts ou �en couloir� qui ne peuvent
interagir avec d'autres syst�mes).
- Service � valeur ajout�e. Rationaliser les op�rations et doter les travailleurs intellectuels des moyens
n�cessaires pour offrir des services � valeur ajout�e directement � la client�le (au lieu de chercher des solutions
ax�es sur le contr�le, bien �loign�es de l'interface avec le client).
Rehausser les comp�tences des employ�s
- Apprentissage continu. Renforcer les connaissances, les comp�tences et la participation active des employ�s
afin qu'ils puissent r�pondre aux nouveaux besoins de la client�le et offrir des services de qualit� d'une fa�on
�quitable et au meilleur co�t.
- Normalisation et interconnexion des outils. �laborer un ensemble normalis� de syst�mes-outils interconnect�s
qui soient facilement accessibles pour les gestionnaires et les employ�s, afin de faciliter la prise de d�cision et la
prestation des services (plut�t qu'une prolif�ration d'applications informatiques diff�rentes, incompatibles et souvent
� propri�t�s exclusives).
- Partage des solutions. Partager constamment les solutions et les ressources relatives aux fonctions et aux
processus communs et utiliser des regroupements de minist�res pour le partage des syst�mes et des services communs,
d'o� une r�duction des frais d'�laboration, de maintenance et d'exploitation (au lieu que chaque organisme et minist�re
mette au point ses propres solutions, � un co�t global beaucoup plus �lev�).
- Partage de l'information. �laborer et mettre en place une infrastructure d'information �lectronique fond�e
sur des normes, comprenant de l'information, des applications, des plates-formes de technologie et des r�seaux communs,
pour permettre le partage des ressources en information et en informatique de m�me qu'une rationalisation globale des
op�rations (au lieu de cr�er des �lots d'information �pars).
R�duire la paperasserie
- �limination de la paperasse. Repenser et automatiser les processus courants, de routine, pour r�duire la
paperasse et la n�cessit� de l'intervention humaine (au lieu des processus actuels de traitement manuel ou simplement
automatique).
L'approche constitutive du Plan directeur est analogue � une approche de planification architecturale int�gr�e
comprenant diverses optiques li�es les unes aux autres. Dans le cas du plan, il y a cinq optiques de ce genre,
repr�sentant chacune un aspect diff�rent de la fa�on dont les services gouvernementaux doivent �tre restructur�s. Ce
mod�le se fonde d'abord sur les besoins relatifs � la conduite des affaires du gouvernement et met � contribution les
capacit�s de la technologie de l'information. Tout le mod�le, avec ses cinq optiques, tient compte de la n�cessit� de
donner un visage humain aux services gouvernementaux et de mettre l'accent sur la satisfaction du client. Il faut donc,
dans chacune des optiques, accorder une attention sp�ciale aux questions touchant les ressources humaines. Ces cinq
optiques, d�crites dans les chapitres suivants, sont illustr�es � la figure�1 � la page suivante.
Adopter une vue horizontale de la conduite des affaires
Optique de la conduite des affaires. Il s'agit ici d'�tablir le contexte administratif strat�gique des
changements et des am�liorations � apporter aux services gouvernementaux. Le pr�sent document adopte un point de vue
global de l'activit� gouvernementale et la d�finit comme un ensemble homog�ne au service d'une client�le, par
opposition � l'orientation multifonctionnelle traditionnelle de l'organisation interne et de la prestation des
programmes. Dans le travail de conception de la prestation des services, il faut tenir compte des cas o� ces derniers
sont interd�pendants et communs. De m�me, le Plan directeur pr�voit que les solutions et les m�canismes de prestation
seront partag�s, et qu'un ensemble mieux int�gr� de services � la population sera cr��. � cette fin, il faudra une
infrastructure d'information �lectronique � l'�chelle du gouvernement.
Optique du travail. Il s'agit ici de d�crire les fa�ons dont les services gouvernementaux restructur�s seront
offerts � la client�le. Le Plan directeur signale l'importance de s'�carter de l'approche �en couloir� qui est courante
au gouvernement. � mesure que les m�thodes de travail seront adapt�es, il devra en �tre de m�me des comp�tences du
personnel�- pour am�liorer le service en int�grant la prestation et en �largissant les choix, d'o� satisfaction de la
client�le. Le�Plan directeur donne aussi un certain nombre de sc�narios illustrant la fa�on dont diverses approches de
la prestation des services peuvent permettre de r�duire les co�ts et d'am�liorer les services. Cela peut aller de
l'automatisation compl�te, o� tout le travail s'effectuerait par des applications informatiques (telles que l'�change
�lectronique des donn�es), au libre-service destin� � la client�le (p.�ex., les clients obtiennent directement le
service par l'entremise d'un ordinateur personnel), en passant par diverses fa�ons d'aider les fournisseurs de services
� mieux soutenir leurs interactions avec leur client�le (p.�ex., autoriser les clients � acc�der directement par
t�l�phone ou par modem � des �experts� enti�rement reli�s et appuy�s par la technologie de l'information).

Renouveler le gouvernement par le partage de l'information
Optique de l'information. Il s'agit ici de tenir compte du r�le essentiel que doit jouer l'information dans
le renouveau du mode de conduite des affaires du gouvernement. Selon le Plan directeur, l'information partag�e est une
ressource commune essentielle, fournie � la client�le par des moyens enti�rement automatis�s et �lectroniques. On
trouvera � la section sur l'optique de l'information des exemples de ressources en information communes. Le Plan
directeur met l'accent sur l'importance de la collecte et de la diffusion automatis�es de l'information concernant les
services administratifs et d'affaires pour l'automatisation et l'int�gration de ces services � une plus grande �chelle.
Dans le chapitre sur l'optique de l'information, on d�termine quel genre d'information est n�cessaire �
l'automatisation des processus et comment l'information est recueillie, g�r�e et diffus�e. Suivant cette approche,
l'information devra �tre accessible, prot�g�e, saisie une seule fois et valid�e � proximit� de la source,
convenablement conserv�e pour que son contenu soit prot�g� contre les alt�rations et les indiscr�tions, et communiqu�e
�lectroniquement aux utilisateurs autoris�s.
Optique des applications. Dans l'optique des applications, on �tablit un lien entre les processus de travail
et les besoins d'information. Il s'agit de faire en sorte qu'une partie aussi grande que possible de l'information soit
conserv�e sous une forme accessible par ordinateur. Les applications cr�ent et mettent � jour ces bases automatis�es
d'information, y ont acc�s et les suppriment. Elles soutiennent les processus de travail en offrant des proc�dures
automatis�es et en g�rant le stockage et la r�cup�ration de l'information pour appuyer la prestation des services. Le
Plan directeur �tablit des distinctions fondamentales entre les applications qui aident l'utilisateur � ex�cuter les
processus de travail (les gestionnaires du travail) et les applications qui g�rent les mises � jour cons�quentes des
fichiers d'information (les gestionnaires des transactions). Dans le cadre du Plan directeur, les applications devront
�tre enti�rement compatibles, �tre uniformes d'aspect et de contact, modulaires, r�utilisables et largement partag�es
dans l'ensemble.
Cr�er un environnement informatique plus accessible
Optique de la technologie. Dans l'optique de la technologie, il est question des plates-formes et des
services de r�seau n�cessaires pour r�pondre aux besoins des divers genres d'utilisateurs install�s � des postes de
travail d�termin�s, ce qui cl�t le cercle des cinq optiques. L'existence de nombreux types d'applications de la
technologie de l'information impose l'utilisation harmonieuse de technologies diverses dans des situations � la fois
d'exploitation et de d�veloppement. L'architecture de la technologie doit aussi tenir compte des diverses bases
d'information utilis�es par les applications et faire en sorte que l'information soit achemin�e l� o� elle est
n�cessaire. Vu la difficult� d'int�grer des technologies et des ressources en information diff�rentes, il faut une
infrastructure de la technologie de l'information fond�e sur un m�lange d'�l�ments standard et d'outils modernes
d'interconnectivit�. Ainsi, la technologie de l'information sera ouverte, capable de soutenir des syst�mes
informatiques d�centralis�s (aussi bien que centralis�s et sur ordinateur puissant) et de cr�er un milieu informatique
plus accessible.
Il s'agit ici de d�terminer le contexte strat�gique de l'activit� gouvernementale dans lequel seront apport�s les
changements et am�liorations n�cessaires aux services de l'administration publique. Dans l'approche du Plan directeur,
c'est la premi�re �tape critique du renouvellement des services gouvernementaux publique�: il faut en effet se demander
�ce que nous faisons�, et �comment nous le faisons�.
Adopter une vue globale
Le Plan directeur pr�voit que ces questions soient pos�es dans une perspective globale, plut�t que dans la
perspective fragmentaire traditionnelle ax�e sur un minist�re, un programme ou une fonction. Il importe
particuli�rement d'adopter cette optique plus large pour tirer parti au maximum des occasions de restructurer les
services gouvernementaux. Il importe �galement de faciliter le partage des processus, de l'information et des
technologies servant � assurer ces services dans l'ensemble du gouvernement f�d�ral et, bien s�r, � d'autres niveaux de
gouvernement.
Le Plan directeur tient compte de la n�cessit� de proc�der � une restructuration radicale au regard des pressions
financi�res et des exigences croissantes de la population en mati�re d'am�lioration des services. Il faut mettre
l'accent sur les besoins de la client�le, travailler en partenariat avec d'autres groupes � l'int�rieur et �
l'ext�rieur du gouvernement f�d�ral, am�liorer l'efficience de la prestation des services par l'utilisation judicieuse
de la technologie de l'information, et r�duire le double emploi.
Lorsque nous nous interrogeons sur �ce que nous faisons�, il est essentiel que nous cherchions la r�ponse du point
de vue du client plut�t que de celui de l'organisation. Il faudra cons�quemment revoir les comp�tences exig�es du
personnel afin de renforcer l'accent mis sur la client�le dans la prestation des services.
Services gouvernementaux
Services de programmes. Le gouvernement a pour fonction de servir la population. Ses services comprennent la
prestation de programmes dans des domaines tels que l'agriculture, la citoyennet� et la culture, l'�ducation et la
formation, l'emploi et le travail, l'environnement, les affaires �trang�res, la sant� et la s�curit�, l'immigration, le
commerce international, le d�veloppement industriel, la d�fense nationale, les ressources naturelles, les parcs et
loisirs, l'infrastructure publique, l'information publique, la r�glementation des services publics, la s�curit� et la
protection, l'aide sociale et la fiscalit�.
Reconna�tre l'interd�pendance des programmes
Les activit�s de certains programmes, au gouvernement f�d�ral ou � des niveaux de gouvernement diff�rents, visent la
m�me client�le. En outre, on constate de plus en plus l'interd�pendance des programmes � l'int�rieur des gouvernements
et entre les programmes fournis par des gouvernements diff�rents. Ainsi, lors de discussions r�centes sur la n�cessit�
de repenser le programme d'assurance-ch�mage, on s'est rendu compte de la n�cessit� d'int�grer la formation et le
recyclage de la main-d'oeuvre. De m�me, les administrations provinciales reconnaissent l'interd�pendance croissante
entre l'assurance-ch�mage et leurs programmes de bien-�tre social.
Services administratifs. Les services administratifs ont pour fonction d'appuyer la r�alisation des
programmes gouvernementaux. Ces services fournissent quatre genres de ressources essentielles � la r�alisation des
programmes�: les ressources humaines, financi�res, mat�rielles (mat�riel et biens) et informationnelles. Ces services
existent g�n�ralement dans tous les minist�res f�d�raux et, en fait, dans tous les gouvernements et dans tous les
organismes f�d�raux. Les services administratifs sont �troitement li�s les uns aux autres en ce sens qu'ils doivent
�tre consid�r�s globalement (notamment donner lieu � des compromis) pour procurer une base de ressources optimale pour
la r�alisation des programmes.
All�ger les processus bureaucratiques
Pour renouveler les services gouvernementaux, il importe notamment de recenser les points communs et les facteurs
d'interd�pendance entre les services de programmes et les services administratifs, et de s'en servir. Cela permettra de
rationaliser la structure de gestion et d'ex�cution � l'int�rieur des gouvernements et entre eux. En derni�re analyse,
cette rationalisation doit �tre ax�e sur le service offert au v�ritable client, la population. Cette derni�re veut
s'affranchir des processus bureaucratiques et exige des services du gouvernement plut�t que d'une multitude de
minist�res.
Infrastructure d'information �lectronique commune. En cette �re de l'information, les services de
l'infrastructure d'information �lectronique sont d'une importance capitale pour la prestation des services
gouvernementaux. En effet, ces services d'infrastructure ont �largi le r�le jou� par l'information en tant que
ressource. Comme ces services r�pondent � un besoin commun, il leur faut une infrastructure commune dans l'ensemble du
gouvernement. Les �l�ments de l'infrastructure d'information �lectronique commune sont �num�r�s au tableau�2.
Tableau�2
�l�ments de l'infrastructure d'information �lectronique
Des r�seaux pour relier les clients, les fournisseurs et les utilisateurs internes et externes aux
applications, aux services et � l'information dont ils ont besoin et qu'ils partagent.
Des serveurs pour offrir des services de traitement, de mise en m�moire et d'information dans l'ensemble du
r�seau. Toute une gamme de milieux d'exploitation sera soutenue. Les ressources informatiques seront largement
r�parties entre des applications et des secteurs d'exploitation divers.
Des moyens de communication permettant le transfert de l'information d'une mani�re fiable et interactive. Une
s�rie de solutions normalis�es de connectivit� multim�dias soutiendra le r�seau de l'entreprise gouvernementale.
Des postes de travail donnant acc�s � des services et � de l'information en r�seau au moment et � l'endroit
o� il le faut. Une gamme de dispositifs � l'usage des utilisateurs, de normes d'interface, d'outils informatiques
personnels et collectifs sera soutenue.
�l�ments des services�:
Des services de r�seau permettant la d�centralisation et le partage de l'information, et offrant les
capacit�s de traitement pour les plates-formes connect�es.
Des services de gestion de l'infrastructure pour la planification et la conception de l'infrastructure
int�gr�e de la technologie de l'information du gouvernement.
Des services de gestion des normes pour la planification, l'�laboration, la promotion et la surveillance des
normes n�cessaires � la mise en place de l'infrastructure de la technologie de l'information.
Principes directeurs relatifs � la conduite des affaires
Le Plan directeur propose une s�rie de principes directeurs de la conduite des affaires dont on devrait s'inspirer
pour renouveler les services gouvernementaux. Ces principes sont pr�sent�s de fa�on plus d�taill�e en annexe.
- Accent sur le service � la client�le�- Les besoins de la client�le orienteront la conception et la
prestation des services gouvernementaux. Il faudra � cette fin reconna�tre clairement que les programmes
gouvernementaux doivent r�pondre aux besoins de la population et que les services administratifs doivent appuyer la
r�alisation de ces programmes. Il sera n�cessaire d'appliquer des normes de service, de tenir des consultations et de
faire preuve de transparence et de souplesse.
La participation des employ�s est essentielle
- Gestion des ressources humaines�- Les employ�s, leur participation, leur perfectionnement et leur
engagement, seront essentiels au renouveau du mode de conduite des affaires. Il faudra adopter une nouvelle
philosophie de gestion mettant l'accent sur l'engagement envers les employ�s, et notamment sur leur perfectionnement
dans une culture d'apprentissage continu. Il y aura un dialogue permanent concernant la structure et le contenu des
emplois, la formation, le perfectionnement et d'autres enjeux essentiels de la gestion du changement. La solution des
probl�mes li�s � la gestion des ressources humaines est primordiale pour que la transition se fasse en douceur et pour
que les services gouvernementaux soient, au bout du compte, une r�ussite.
- Solutions communes partageables�- On r�pondra aux besoins communs par des solutions communes et
partageables. Il faudra � cette fin adopter un point de vue global et assurer un financement � l'�chelle du
gouvernement pour trouver des solutions partageables et les transmettre aux minist�res int�ress�s. Ces minist�res en
tireront profit parce que leurs co�ts d'acquisition et de maintenance seront r�duits.
Rechercher les partenariats
- Partenariat�- On proc�dera � des alliances strat�giques avec d'autres gouvernements et avec le secteur
priv�. On pourra ainsi partager les risques avec le secteur priv� et �ventuellement avec d'autres niveaux de
gouvernement, et abaisser les co�ts gr�ce � l'accroissement du pouvoir d'achat. On encouragera aussi l'innovation. Les
gouvernements profiteront de cette situation puisque leurs frais diminueront et qu'ils pourront tirer avantage de
nouvelles solutions � des probl�mes communs. Le secteur priv� en profitera puisqu'il aura acc�s � un march� peut-�tre
plus grand au sein de l'administration publique et qu'il b�n�ficiera ainsi d'un tremplin vers d'autres march�s tels que
les gouvernements de d'autres niveaux et les march�s d'exportation.
- Reddition de compte�- On pr�voira, dans la conception et dans la prestation des services gouvernementaux,
des normes de rendement en mati�re de reddition de compte ainsi que des moyens d'�valuation. Il faudra � cette fin
adopter une nouvelle approche pour d�finir l'obligation de rendre compte entre le fournisseur de services et le client.
Parmi les avantages, mentionnons une d�finition plus claire des niveaux du service et du rendement des programmes, et
des co�ts inf�rieurs � ceux qui sont associ�s aux processus de prestation actuels.
Recourir � la technologie pour concevoir des processus communs
- Recours � la technologie�- On mettra le plus possible � contribution la technologie de�l'information dans
la refonte du mode de prestation des services gouvernementaux. On�devrait ainsi abaisser les co�ts de main-d'oeuvre
et am�liorer (acc�l�rer) le service. Il�faudra � cette fin former davantage le personnel et investir dans la
technologie informatique. Parmi les autres avantages, mentionnons les nouvelles ouvertures en mati�re de technologie de
l'information qui s'offriront au secteur priv�.
L'optique du travail, qui fait suite � une optique nouvelle et globale des affaires conduites par le gouvernement,
constitue le deuxi�me volet de l'approche de renouveau �nonc� dans le Plan directeur, et un volet important. Il s'agit
de s'�carter de l'approche �en couloir� et de mettre l'accent sur la prestation des services et sur l'organisation des
activit�s de travail connexes d'un point de vue g�n�ral. Le client doit avoir la possibilit� de b�n�ficier d'un service
global plut�t que de services fragmentaires fourni par divers �l�ments de l'organisation. La technologie moderne de
l'information sera utilis�e pour am�liorer les communications, l'organisation du travail et la prestation des
services.
Rechercher le service total
L'optique du travail contient un bref aper�u de la nature des programmes gouvernementaux et des activit�s
administratives, et notamment de leur interaction et des similitudes entre les processus de travail. Il est propos� que
les services gouvernementaux soient regroup�s, rationalis�s, uniformis�s quant � leur apparence et aux proc�dures,
con�us de telle sorte que les clients aient des options, affranchis des contraintes de temps et de lieu, et �valu�s et
surveill�s pour �tre constamment am�lior�s. L'optique du travail donne plus loin des exemples de moyens plus efficients
et plus efficaces d'offrir ces services � l'aide de la technologie de l'information moderne.
Maintenir la perspective humaine
L'optique du travail pr�voit � terme l'apport de changements importants au milieu de travail du personnel. Par
exemple, si la prestation des services est lib�r�e des contraintes de temps et de lieu, il faudra peut-�tre cr�er des
postes fractionn�s afin que des employ�s soient disponibles pour s'occuper des besoins de la client�le depuis le d�but
de la journ�e sur la c�te est jusqu'� la fin de la journ�e sur la c�te ouest. Si des processus plus int�gr�s et plus
uniformes sont adopt�s, les perspectives de mobilit� devraient �tre meilleures pour le personnel. Il sera essentiel de
pr�server l'�l�ment humain dans les processus de travail lorsque ceux-ci seront refondus pour r�pondre aux besoins de
la client�le.
Processus de travail des services gouvernementaux
Liens entre les services. De nombreuses activit�s administratives et activit�s de programmes sont �troitement
reli�es. Elles influent les unes sur les autres. Ainsi, si un client communique sa nouvelle adresse � un service
gouvernemental, cela concerne tous les autres services auxquels il a affaire. Les constatations faites lors de l'examen
d'un programme en particulier peuvent �tre importantes pour l'�laboration et la mise en oeuvre d'autres programmes. Les
activit�s de programmes exigent souvent des services de soutien administratif. Dans le domaine de l'administration, par
exemple, une mesure de dotation exige habituellement l'engagement de budgets salariaux et l'acquisition de mat�riel et
d'outils de bureau.
La coordination horizontale des activit�s entre les programmes, les fonctions administratives et les minist�res
am�liorera l'efficience des op�rations du gouvernement et l'efficacit� de la prestation des services � la
population.
Dans l'allocution intitul�e �Partenaires de la gestion du Canada�: l'�volution des r�les du gouvernement de la
fonction publique� qu'il a prononc�e � l'occasion de la Conf�rence John�L.�Mannion, Marcel�Mass� a fait la remarque
suivante�:
... il n'existe pratiquement pas de minist�re qui puisse s'attaquer � toutes les facettes d'un probl�me ou dans
lequel les solutions ne supposent pas l'intervention de plus d'un secteur traditionnel de l'activit� gouvernementale.
De ce fait, on observe un besoin plus pressant de trouver de nouvelles fa�ons, des fa�ons plus horizontales, d'�tudier
les probl�mes et d'y apporter des solutions. Les minist�res sont essentiellement des structures verticales, h�ritage
d'une �poque plus simple o� les domaines d'activit�, par exemple l'agriculture, la foresterie, ou les transports,
pouvaient raisonnablement �tre consid�r�s comme �tant distincts les uns des autres... La coordination horizontale est
devenue essentielle et elle exige la mise en place de nouveaux m�canismes.
Tenir compte des liens horizontaux
Dans le domaine de l'administration, la planification des ressources donne un bon exemple de la n�cessit� de la
coordination. Avec l'accroissement des pressions financi�res et l'introduction des budgets de fonctionnement, les
gestionnaires de tous les �chelons de l'administration f�d�rale doivent tenir compte de la situation des ressources
dans leur ensemble et faire des compromis pour r�aliser les programmes. Malheureusement, de nombreux programmes et
services gouvernementaux continuent de fonctionner d'une mani�re lin�aire et s�quentielle, en ne tenant pas
suffisamment compte de la n�cessit� d'une coordination horizontale aussi bien que d'une d�stratification verticale. Il
en r�sulte des co�ts �lev�s et des retards consid�rables dans les services.
Processus courants et r�p�titifs. De nombreux processus communs et de routine sont effectu�s manuellement et
r�p�t�s d'un bout � l'autre des programmes et des services gouvernementaux. C'est ainsi que de nombreux fonctionnaires
sont enfouis inutilement sous la paperasse et ont peu de contacts avec la client�le ou sont peu sensibilis�s � ses
besoins. Le fait d'automatiser ces processus et de r�utiliser l'information produite dans l'ensemble des programmes et
des services gouvernementaux permettra non seulement l'am�liorer l'efficience, mais encore de lib�rer du personnel qui
pourra faire un travail � valeur ajout�e, d'o� la r�duction globale des co�ts et l'am�lioration des services � la
population. La figure�2 pr�sente un mod�le de processus de prestation des services. Comme on peut le constater, la
plupart des processus indiqu�s sont courants, communs et r�p�titifs en soi.
Principes directeurs relatifs au travail
En ce qui concerne l'optique du travail, le Plan directeur propose une s�rie de principes relatifs au travail qui
devraient servir � fa�onner le renouveau de la prestation des services gouvernementaux. L'adoption de ces principes
devrait contribuer � l'�limination des �couloirs� et � l'am�lioration du service � la client�le.
- Guichet unique et service homog�ne�- Les services gouvernementaux seront offerts aux clients communs par
l'entremise d'un guichet unique et seront exempts d'obstacles fonctionnels et organisationnels. Il faudra � cette
fin repenser la fa�on dont les services sont actuellement fournis, et notamment mettre l'accent sur le service � la
client�le et sur la satisfaction de cette derni�re. Pour r�ussir, il faudra que l'information circule davantage �
destination et en provenance des divers groupes charg�s conjointement de fournir les services. Parmi les avantages,
mentionnons un service am�lior� � la client�le et un meilleur moral chez le personnel.
Les services plut�t que la t�che
- Rationalisation�- Le processus qui intervient entre le client et la prestation du service gouvernemental
sera r�duit au minimum. Il faudra � cette fin r�am�nager les fonctions des employ�s, qui sont actuellement ax�es
sur la t�che, mais qui devraient l'�tre sur le service, et investir consid�rablement dans la formation du personnel et
dans de nouvelles activit�s de prestation de services ax�es sur la client�le. Parmi les avantages, citons
l'am�lioration du service � la client�le et la baisse des co�ts, gr�ce � l'�limination des activit�s interm�diaires non
essentielles.
- Choix�- L� o� c'est possible et justifiable sur le plan des co�ts, les clients disposeront d'une gamme
d'options sur la fa�on d'obtenir les services gouvernementaux. Il faudra faire � cette fin de nouveaux
investissements et revoir p�riodiquement les besoins de la client�le. Parmi les avantages, mentionnons de nouvelles
occasions d'innover pour le personnel, la baisse des co�ts de prestation des services et l'�largissement du choix pour
la client�le.
- Uniformit�- Si des services diff�rents exigent des activit�s semblables, on m�nera ces activit�s de la
m�me fa�on. Il faudra � cette fin red�finir les activit�s, les politiques et les proc�dures actuelles et pr�voir un
certain d�lai de mise en oeuvre pour ce principe. Parmi les avantages, mentionnons la r�duction des co�ts de
fonctionnement et des d�penses de formation et de recyclage, ainsi que la possibilit� de r�duire les perturbations et
de favoriser la mobilit� du personnel.
- Affranchissement des contraintes de temps et de lieu�- Les clients auront acc�s aux services gouvernementaux
en tout temps et en de nombreux lieux si la chose est justifi�e sur le plan des co�ts et n�cessaire. On pourra ainsi
�tendre les nouveaux services automatis�s (24�heures sur 24, 7�jours sur 7, s'il y a lieu), � la condition cependant de
faire les nouveaux investissements de technologie n�cessaires. Les r�gimes de travail pourraient �galement se trouver
modifi�s. Parmi les avantages possibles, citons l'am�lioration du service � la client�le, la r�duction des co�ts des
services qui peuvent �tre fournis � l'ext�rieur des agglom�rations, o� il sont plus co�teux, et la possibilit�
d'accro�tre les possibilit�s d'emplois dans les r�gions qui peuvent �tre reli�es �conomiquement par des liens de
t�l�communication.

- Am�lioration continue du service�- Les services seront am�lior�s de fa�on continue, les m�canismes
d'�valuation �tant inscrits dans les processus de service. Il faudra � cette fin adopter de nouvelles fa�ons de
mesurer les progr�s accomplis, ainsi que les besoins et la satisfaction de la client�le. Parmi les avantages,
mentionnons la possibilit� d'am�liorer constamment le degr� de satisfaction de la client�le et d'�liminer les processus
inutiles.
Sc�narios de prestation des services pour l'avenir
Pour aider le lecteur � comprendre les r�percussions des changements que suppose l'optique du travail, le Plan
directeur propose six sc�narios d'application de la technologie de l'information dans un processus de renouvellement
des affaires ax� sur la client�le. � noter que, dans presque tous les cas, il existe d�j� au sein du gouvernement des
exemples d'activit�s ou d'exp�riences entrant dans chacune des six cat�gories. Pour cette raison, il faut envisager ces
derni�res comme des possibilit�s pour un avenir rapproch�, en tenant compte du fait que d'autres variantes appara�tront
probablement avec le temps. Pour savoir jusqu'o� chaque service peut aller dans la r�alisation de ces sc�narios, il
faudra proc�der � des mises en oeuvre concr�tes qui seront �valu�es en tenant compte notamment de facteurs tels que la
nature du service, le d�sir de la client�le, la volont� de collaboration du personnel et le contexte op�rationnel.
L'objectif est d'automatiser, de rationaliser et de mettre en r�seau, gr�ce � l'infrastructure de la technologie de
l'information appropri�e, la plupart des processus de travail. Il en r�sultera des op�rations sans papier qui formeront
un tout homog�ne pour le client. Ces sc�narios doivent par cons�quent orienter le renouvellement du mode de prestation
des services gouvernementaux.
Voici les six sc�narios pr�sent�s�:
- Autoservice
- Libre-service (�lectronique)
- Libre-service (centre de service)
- Service avec soutien sur place
- Centre de service de sp�cialistes ou d'experts
- Interface avec les fournisseurs (entreprise �largie).
1. Autoservice. L'ordinateur personnel d'un client g�n�re une demande de service et les syst�mes du
fournisseur r�pondent avec un minimum d'intervention humaine.

Exemple�: � 4�h, chaque matin, un ordinateur personnel situ� dans un immeuble � bureaux du gouvernement �
Montr�al appelle automatiquement un ordinateur � l'autre bout de la ville. Le but�: recueillir des nouvelles qui seront
publi�es dans les journaux du matin dans tout le pays et qui portent sur des sujets d'importance pour le ministre et la
haute direction du minist�re. D�s 6�h�30, l'information est disponible sur le syst�me d'information de la haute
direction du minist�re, avec l'ouverture d'une fen�tre �lectronique. Pendant ce temps, dans une autre pi�ce, un autre
ordinateur se pr�pare � transmettre une commande par �change �lectronique de donn�es (EED) pour r�approvisionner le
centre des fournitures du minist�re. La commande comprend toute l'information �lectronique n�cessaire pour mener � bien
la transaction, et notamment le paiement d�s confirmation de la r�ception le jour suivant.
Dans les deux cas, les dispositions ont �t� prises � l'avance de sorte que l'intervention humaine n�cessaire � la
r�alisation des transactions courantes est r�duite au minimum; celles-ci peuvent �tre ex�cut�es rapidement.
Voici d'autres exemples de services qui pourraient �tre assur�s suivant ce sc�nario�:
- la paie et les retenues (comme le d�p�t direct de la paie);
- les comptes d�biteurs (comme les paiements r�currents pour le loyer, le t�l�phone, etc.).
Parmi les avantages, mentionnons la r�duction des co�ts et celle des d�lais d'ex�cution et de paiement, tant pour le
fournisseur que pour le b�n�ficiaire du service, de m�me que l'all�gement des activit�s de tenue de dossiers et de
saisie manuelle des donn�es. Le personnel aurait ainsi moins de t�ches r�p�titives � remplir et on aurait davantage
besoin de travailleurs intellectuels qui apportent une valeur ajout�e.
2. Libre-service (�lectronique). Les citoyens canadiens, les entreprises et les fonctionnaires utilisent des
postes de travail personnels pour obtenir de l'information et pour effectuer des transactions, des commandes et des
paiements, d'o� la r�duction appr�ciable (ou la suppression) de la paperasserie et un all�gement du processus de
demande d'autorisations.

Exemple�A�: Au lieu de devoir se rendre � un Centre d'emploi du Canada dans un autre secteur de la ville, un client
se rend � un kiosque �lectronique dans un centre commercial situ� � proximit�. � l'aide d'une �carte � m�moire�
d�livr�e par le gouvernement, il examine les offres d'emploi qui semblent correspondre � son profil de comp�tences
automatis�. En touchant sur une ic�ne de l'�cran du kiosque, il obtient l'imprim� d'un certain nombre d'emplois locaux
qui semblent prometteurs. En touchant de nouveau l'�cran, il obtient un programme tout r�cent de nouveaux cours de
formation dans une �cole secondaire locale. Il d�cide sur le champ de s'inscrire � un de ces cours et, en utilisant
encore une fois sa carte � m�moire personnelle, il obtient l'approbation presque instantan�e du gouvernement et de
l'�cole secondaire. C'est tout comme le guichet automatique de ma banque, pense-t-il, en mettant fin � l'op�ration.
Exemple B�: Un agent a besoin de fournitures particuli�res en vue d'un travail � faire sur place. Elle entre en
communication avec un syst�me d'achat � partir de son ordinateur personnel et elle parcourt un catalogue �lectronique
affich� sur l'�cran. Aussit�t qu'elle a choisi le fournisseur et qu'elle a pass� sa commande �lectroniquement, le
syst�me de comptabilit� du minist�re s'acquitte des �critures internes (apr�s avoir v�rifi� le budget de l'agent pour
s'assurer qu'il a � la fois les fonds n�cessaires et l'autorisation de faire la commande). La commande est transmise
directement au fournisseur par EED. C'est aussi simple que de commander des livres par t�l�phone ou par t�l�copieur,
pense-t-elle, et la livraison sera tout aussi rapide et facile.
Autres exemples de services qui pourraient �tre assur�s suivant ce sc�nario�:
- les services d'agence de placement de travailleurs temporaires;
- les services de voyage et d'h�bergement;
- la recherche dans les bases de donn�es du gouvernement.
Parmi les avantages, mentionnons la commodit� pour l'utilisateur, la r�duction des co�ts et celle des d�lais
l'ex�cution et de paiement, tant pour le fournisseur que pour le b�n�ficiaire des services, et la possibilit� de
recueillir �lectroniquement des donn�es sur les achats. Quant aux employ�s, ils pourront obtenir de l'information plus
facilement partout dans l'appareil gouvernemental, ce qui leur permettra de donner un meilleur service � la client�le
et, par cons�quent, d'�tre moins irrit�s et de gaspiller moins d'efforts.
3. Libre-service (centre de service). Des clients internes et externes obtiennent de l'information, des biens
et des services en se rendant dans un centre de services communs du gouvernement o� les employ�s utilisent des services
automatis�s pour r�pondre � leurs demandes avec plus d'efficience et d'efficacit�.

Exemple�: Une femme d'affaires prend l'ascenseur et descend au rez-de-chauss�e de son immeuble � bureaux de
Saskatoon. Au lieu de prendre un d�jeuner sur le pouce, elle d�cide de s'arr�ter au centre local de service �
l'entreprise exploit� par le gouvernement � proximit�. Son partenaire se demande depuis quelque temps si cela vaudrait
la peine d'essayer de vendre � l'�tranger les nouveaux panneaux de construction polym�res qu'ils ont fait r�cemment
breveter. Mais ni l'un ni l'autre ne sait par o� commencer. �Peut-�tre le savent-ils ici�, songe-t-elle.
� l'int�rieur, on l'oriente vers un recherchiste qui, apr�s avoir consult� une base de donn�es de
personnes-ressource, appelle le sp�cialiste des mat�riaux de construction au Conseil national de recherches � Ottawa.
Le recherchiste du centre de service laisse entendre qu'il faudra peut-�tre un certain temps pour obtenir la totalit�
de l'information et qu'il pourrait possiblement envoyer celle-ci par t�l�copieur d�s qu'il la recevra.
Deux heures plus tard, un document de trois pages arrive par t�l�copieur. La premi�re page contient la liste de
quatre foires commerciales o� seront bient�t pr�sent�s de nouveaux mat�riaux de construction ext�rieurs; l'une d'entre
elles est surlign�e, avec une note en marge du sp�cialiste en construction � Ottawa indiquant que cette foire s'est
av�r�e la plus utile, dans le pass�, pour les fabricants de produits semblables. La deuxi�me page est un imprim� d'une
base de donn�es commerciale canadienne qui reproduit une demande de propositions faite il y a deux jours par les
Nations Unies en vue de l'obtention de mat�riaux de construction nouveaux, l�gers et toute- saison pour des habitations
exp�rimentales en Afrique centrale; figurent �galement le nom des interlocuteurs, ainsi que leurs num�ros de t�l�phone
et de courrier �lectronique. La troisi�me page comprend le nom de trois entreprises canadiennes de b�timents
pr�fabriqu�s qui ont toutes beaucoup vendu � l'�tranger. Dans une note en marge, un agent de commerce � Tokyo confirme
que l'ambassade pensera au nouveau fournisseur dans les discussions � venir sur la collaboration Canada-Japon
concernant les nouvelles utilisations des mat�riaux de construction polym�res pour le march� japonais de
l'habitation.
Voici d'autres exemples de services qui pourraient �tre fournis suivant ce sc�nario�:
- l'administration de la s�curit� de la vieillesse, du suppl�ment du revenu garanti, de l'assurance-ch�mage, des
prestations aux anciens combattants,
- la formation et le perfectionnement professionnels,
- les services de biblioth�que.
Parmi les avantages, mentionnons une meilleure commodit� pour l'utilisateur, la r�duction des co�ts et une meilleure
prestation des services (plus rapides, plus accessibles). Quant au personnel, il sera plus heureux � son travail
puisqu'il disposera de l'information et des outils n�cessaires pour r�pondre rapidement et efficacement aux besoins de
la client�le. Il sera aussi plus facile de travailler �lectroniquement entre coll�gues par l'entremise de r�seaux
virtuels r�duisant le besoin de tenir des r�unions interminables.
4 Service avec soutien sur place. Un groupe ou un organisme interm�diaire offre des services multiples,
parfois � l'intention de plusieurs clients, d'o� maximalisation des avantages de la technologie de l'information et
r�duction du double emploi et de la paperasserie.

Exemple�: Un Canadien �minent s'entretient au t�l�phone avec un ministre et accepte de pr�sider une
commission d'enqu�te sp�ciale dont les travaux doivent durer quatre mois. On lui promet une petite �quipe, un budget
modeste et �tout le soutien n�cessaire�.
Vingt minutes plus tard, apr�s avoir communiqu� rapidement avec des coll�gues de l'appareil gouvernemental f�d�ral,
il t�l�phone au chef de �Locaux Canada� (service fictif), organisme de service sp�cial charg� de fournir des bureaux et
des services de soutien aux petits organismes, aux groupes d'enqu�te judiciaire et, bien s�r, aux groupes de travail
sp�ciaux.
Trois jours plus tard, pendant que le pr�sident interviewe les candidats aux postes de directeur ex�cutif et de
directeur de la recherche, les t�l�phones sont install�s dans son complexe de bureaux temporaire, situ� � cinq minutes
des locaux du ministre int�ress�. Un technicien fait les derniers raccordements � un petit r�seau d'ordinateurs, le
syst�me automatique de messagerie vocale re�oit d�j� des messages et le chef de bureau signe l'accus� de r�ception des
cinq bo�tes de livres de r�f�rence du pr�sident.
Au cours des quatre mois suivants, le pr�sident n'aura � autoriser qu'une seule facture mensuelle pour tous les
bureaux, la technologie et le personnel de soutien. Le m�me syst�me de facturation et les m�mes installations de
soutien technique sont �galement partag�s avec plusieurs autres douzaines de petits organismes semblables, d'o� des
co�ts inf�rieurs comparativement � l'approche traditionnelle �au coup par coup�.
Voici d'autres exemples de services pouvant �tre assur�s suivant ce sc�nario�:
- la planification du personnel et de l'organisation;
- le counselling pour la retraite et l'affectation des employ�s;
- la planification financi�re;
- l'entretien des terrains et installations du gouvernement;
- les services de s�curit� sur place;
- l'entretien et les services relatifs aux bureaux;
- les services de publication et de communication.
Parmi les avantages, mentionnons une plus grande commodit� pour l'utilisateur, le partage et la r�duction des co�ts,
ainsi que all�gement de l'administration et de la paperasserie. Pour le personnel, il sera moins fastidieux de mettre
en branle une nouvelle op�ration.
5. Centre de service de sp�cialistes ou d'experts. Gr�ce � l'utilisation de la technologie informatique, des
clients internes et externes peuvent avoir acc�s � des �experts� du gouvernement directement et rapidement, ce qui
r�duit la n�cessit� de multiplier des services semblables et am�liore le taux de r�ponse aux demandes et la qualit� de
cette r�ponse.

Exemple�: Il est 17�h, heure de Tokyo. L'agent de commerce actionne la �souris� de son ordinateur pour
transmettre le rapport de la conf�rence internationale sur les nouveaux mat�riaux de construction qui vient de
s'achever. Quelques secondes plus tard, aux toutes petites heures du matin, le rapport arrive � six ordinateurs �
Ottawa, dans l'attente de l'intervention d'un �groupe virtuel� d'experts qui se r�unissent � la demande de
l'ordinateur. Avant midi, ce jour-l�, les experts en mat�riaux de construction du Conseil national de recherches ont
achemin� �lectroniquement un r�sum� du rapport � une liste de six entreprises canadiennes qui, de l'avis du groupe
d'experts, pourraient saisir trois occasions de commercialisation remarqu�es � la conf�rence par l'agent de commerce.
Une femme d'affaires de Saskatoon et son partenaire de re�oivent le rapport par t�l�copieur et demandent par
t�l�copieur des renseignements suppl�mentaires � Tokyo, avant la fin de la journ�e � Saskatoon. Six mois plus tard,
l'entreprise de Saskatoon conclut un march� avec des entreprises de Vancouver, de Calgary et de Tokyo pour participer �
un appel d'offres visant � procurer � un organisme d'aide des Nations Unies des abris portables toute saison pour des
camps de r�fugi�s dans une partie du monde ravag�e par la guerre. Pendant ce temps, � Ottawa, le groupe expert de
sp�cialistes en mat�riaux de construction examine le rapport d'experts-conseils r�dig� pour la Banque mondiale. Un
r�sum� doit �tre envoy� par t�l�copieur � neuf entreprises canadiennes qui pourraient en tirer profit, dont une �
Saskatoon. L'agent de commerce � Tokyo obtiendra aussi une copie par courrier �lectronique d�s le lendemain.
Autre exemple de service pouvant �tre assur� suivant ce sc�nario�:
- La participation de dirigeants d'associations professionnelles � une consultation pancanadienne avec des minist�res
au moyen de la t�l�conf�rence par ordinateur.
Parmi les avantages, mentionnons la commodit� pour l'utilisateur et la r�duction des co�ts de d�placement pour les
experts et d'autres employ�s. Il y aura aussi davantage d'occasions d'ex�cuter des activit�s � valeur ajout�e et de
produire des recettes.
6. Interface avec les fournisseurs (entreprise �largie). Des fournisseurs et des consommateurs internes sont
raccord�s directement aux syst�mes de commande et de paiement du gouvernement et deviennent ainsi un prolongement de
ces syst�mes.

Exemple�: Dans les bureaux de six fournisseurs diff�rents, les chefs de ventes observent l'horloge et leurs
�crans d'ordinateur. Dans dix minutes, et pendant une heure, le gouvernement f�d�ral tiendra une sorte de vente aux
ench�re �lectronique du droit d'assurer pendant un an la fourniture de disques optiques, de documents magn�tiques et de
disques d'ordinateur. Il s'agit d'une exp�rience, un peu semblable � la n�gociation �lectronique � la bourse. C'est
�galement mieux que d'exp�dier un document d'un poids de cinq�livres par messagerie chaque mois au Centre des appels
d'offres du gouvernement, � Hull. L'un des avantages, ce sont les fortes chances que tous les fournisseurs obtiennent
au moins un petit march�, selon la fa�on dont ils pr�sentent leurs soumissions pour les co�ts de transport pour chacun
des �achats� r�gionaux, �tant donn� que les produits doivent �tre livr�s aux organismes f�d�raux et provinciaux � seize
endroits g�ographiques distincts. Et bien s�r, comme les soumissions sont faites enti�rement par voie �lectronique, le
paiement est effectu� directement sur le compte bancaire du fournisseur d�s la r�ception de chaque livraison.
Autre exemple de service qui pourrait �tre fourni suivant ce sc�nario�:
- un service d'information �lectronique par lequel le fournisseur d'information communique chaque jour des nouvelles
aux clients minist�riels en liaison directe, en �change de quoi le fournisseur fait p�riodiquement le t�l�chargement
d'informations gouvernementales pertinentes et autoris�es � partir de banques de donn�es.
Parmi les avantages, mentionnons la commodit� pour l'utilisateur, et la baisse des co�ts de traitement et la
r�duction des d�lais de livraison et de paiement tant pour le fournisseur que pour le prestataire du service. Pour ce
qui est du personnel, il faudra davantage de travailleurs intellectuels qui pourront manipuler et interpr�ter
l'information �lectronique � destination et en provenance du gouvernement.
Il s'agit ici de la troisi�me �tape de l'approche de renouvellement des services gouvernementaux. Elle souligne
l'importance de concevoir � nouveau les processus et les syst�mes permettant de recueillir et de partager l'information
commune, et d'y acc�der.
Les deux principaux objectifs associ�s � cette optique sont les suivants�:
- �liminer la n�cessit� de recueillir des renseignements identiques ou semblables plus d'une fois au sein d'un
minist�re ou du gouvernement;
- donner aux programmes un acc�s � l'information recueillie par d'autres programmes, si l'acc�s � cette information
am�liore l'efficience et l'efficacit� de la prestation des services gouvernementaux.
Pour atteindre ces objectifs, il faudra accorder toute l'attention voulue aux questions de confidentialit� et de
s�curit�, notamment faire en sorte que l'information recueillie en vertu d'une loi � une fin pr�cise ne soit jamais
utilis�e par inadvertance � d'autres fins.
Comme dans le cas des autres optiques du Plan directeur, il est tr�s avantageux, dans le cas de l'optique de
l'information, d'adopter une perspective globale. L'information recueillie pour un programme ou un service faisant
l'objet d'une restructuration peut, si on l'examine avec un esprit large, �tre tr�s valable pour des programmes ou
services d'un autre secteur ou d'un autre niveaux de gouvernement.
L'importance de l'information est essentielle
La collecte et l'analyse en commun, de m�me que le partage de l'information, au sein des programmes et des services,
seront essentiels � la mise en place d'une m�thode plus unifi�e de prestation des services � la client�le. Par exemple,
le projet de Revenu Canada de mettre sur pied un syst�me unique pour les imp�ts des entreprises, soit les droits de
douanes, l'imp�t sur le revenu et la TPS, est fond� sur la capacit�, pour les programmes et les syst�mes du minist�re,
de se partager l'information qu'ils d�tiennent sur les contribuables. Pour attribuer un seul num�ro d'enregistrement et
cr�er un compte int�gr� � l'intention d'un contribuable constitu� en soci�t�, il faut pouvoir acc�der � l'information
et la partager.
La connectivit� accrue au sein de l'administration publique, avec d'autres gouvernements, avec l'industrie priv�e et
avec la population, qui est envisag�e dans le Plan directeur, refl�te l'id�e que la collecte, l'analyse, l'utilisation,
la gestion, le transfert et la diffusion de l'information deviendront bient�t des r�les essentiels des minist�res et
des organismes gouvernementaux.
Pour qu'elle joue le r�le qu'on attend d'elle dans la prestation am�lior�e des services gouvernementaux,
l'information doit �tre recueillie sous forme num�rique ou convertie en cette forme. L'information doit �tre partag�e
et r�utilis�e plut�t que recueillie de nouveau sous des formes diff�rentes par divers programmes et services. Il faut
prendre des mesures sp�ciales pour assurer l'int�gralit� et la qualit� de l'information, de m�me que l'uniformit� de
son utilisation. L'administration publique devra aussi prendre les pr�cautions sp�ciales n�cessaires pour faire
respecter les lois relatives � la protection des renseignements personnels, � la s�curit� en mati�re d'information et �
l'acc�s � l'information, qui ont �t� adopt�es par les gouvernements pour prot�ger la vie priv�e des citoyens.
Une partie de l'information recueillie par le gouvernement aura aussi une valeur ajout�e lorsqu'elle sera partag�e
avec d'autres gouvernements et avec la population. Par exemple, l'information �conomique regroup�e et segment�e aura
une valeur et un int�r�t particuliers pour le monde des affaires, et pourrait donner lieu � de nouvelles occasions de
partenariat. Ainsi, des entreprises d'information du secteur priv� pourraient � la fois diffuser l'information du
gouvernement et fournir � ce dernier l'information ext�rieure dont il a besoin pour g�rer et renouveler la fonction
publique, tandis que des �tablissements publics comme les biblioth�ques pourraient �largir leur r�le de d�positaires de
l'information du gouvernement. L'information d�mographique et statistique pourra �tre plus facilement utilis�e dans les
affaires, l'�ducation, la recherche et les autres activit�s de tous les jours.
L'avantage d'une approche int�gr�e de l'information
L'approche int�gr�e de l'information ainsi �nonc�e dans ce pr�sent plan directeur comporte un certain nombre
d'avantages�: l'am�lioration, tant au niveau strat�gique qu'op�rationnel, de la prise de d�cisions par les
gestionnaires de programmes; celle de l'�laboration des politiques par le gouvernement dans son ensemble; celle du
service � la client�le, surtout l� o� le gouvernement recueille de l'information utile au sujet des clients et de leurs
attentes et besoins; et la prestation plus facile et plus rapide des services � l'intention de toutes les r�gions du
pays, surtout les r�gions rurales et �loign�es. L'information est aussi un instrument essentiel de la
responsabilisation des gouvernements .
L'existence d'informations � jour et fiable sous forme �lectronique permet de former et de mettre � contribution des
groupes �virtuels� d'experts ou de preneurs de d�cisions qui peuvent prendre des d�cisions plus rapides et plus exactes
en ce qui concerne, par exemple, l'admissibilit� de particuliers � des prestations sociales. Il s'agit aussi d'un
�l�ment essentiel � l'adoption de nouvelles formes de t�l�formation et de t�l�enseignement. Pour le personnel, cela se
traduira par une plus grande interaction avec les coll�gues et par un acc�s plus facile par ordinateur personnel �
l'information essentielle � l'ex�cution de la t�che. Cela n�cessitera �galement d'am�liorer continuellement, par la
formation permanente, les comp�tences des travailleurs intellectuels.
Consid�rer l'information gouvernementale comme une ressource nationale
Dans l'optique relative � l'information, il existe deux genres d'information�: celle qui est n�cessaire aux
processus internes et, par cons�quent, � l'automatisation des processus, et celle qui a une valeur � titre de ressource
commune pour les tierces parties. Selon certains, les deux cat�gories d'information existant au sein du gouvernement
constituent un bien public. L'information gouvernementale, en ce sens, devrait �tre consid�r�e comme une ressource
nationale essentielle au d�veloppement social, culturel et �conomique du pays.
Autre domaine d'importance croissante pour le gouvernement�: l'information ext�rieure qu'il recueille pour la prise
de d�cisions, qu'il s'agisse des nouvelles �lectroniques permettant de se tenir au courant des annonces faites par le
gouvernement lui-m�me et des faits nouveaux pertinents survenus dans le domaine politique et dans celui des affaires,
ou encore de l'information statistique ou financi�re n�cessaire � l'analyse des tendances et de la conjoncture
commerciales. Il peut aussi s'agir de rapports provenant par courrier �lectronique de missions du Canada � l'�tranger
et concernant des possibilit�s de commerce international.
Gestion de l'information relative � l'automatisation des processus
Le gouvernement recueille de l'information dont il se sert pour conduire ses affaires dans tous les secteurs de sa
comp�tence. Cette information peut �tre g�r�e de telle sorte que soient automatis�s les processus administratifs
relatifs � la prestation des services de soutien communs dans un ensemble r�ticulaire. Voici quelques exemples�:
- Information sur la client�le�- le profil de la personne ou du groupe qui pr�sente une demande, et leur droit
aux services offerts.
- Information sur les services�- la description des services offerts, les r�gles et lignes directrices
connexes ainsi que les modes de prestation appropri�s.
- Information sur les demandes de services�- la description des services demand�s par les clients et la
situation de ces demandes.
- Information sur les ressources�- la description des ressources disponibles pour offrir un service demand� et
le calendrier des engagements.
- Information sur les fournisseurs�- la description des fournisseurs possibles du service ou du mat�riel
demand�, ainsi que des contrats et des ententes connexes.
- Information administrative�- des tableaux des comptes, des op�rations financi�res ainsi que de l'actif et du
passif financiers, et les ententes avec les employ�s.
Gestion de l'information commune
Il y a aussi le besoin de fournir divers genres d'information gouvernementale qui sont d'usage commun dans
l'ensemble du gouvernement. On peut facilement les regrouper sous une forme accessible par ordinateur et les rendre
disponibles par l'entremise de l'infrastructure du r�seau commun au gouvernement, entre autres ceux-ci�:
- les r�pertoires des personnes, des lieux, des services et de l'information;
- les documents et les banques de donn�es sur les lois, politiques, proc�dures et lignes directrices f�d�rales;
- les calendriers des activit�s ponctuelles et p�riodiques du gouvernement (p.�ex., les dates des cycles budg�taires
et de planification, des n�gociations collectives et des fermetures d'appels d'offre;
- les catalogues de fournitures, de services et de fournisseurs;
- les biblioth�ques en direct de documents et de rapports financiers du gouvernement;
- les programmes de formation et les cours offerts, ainsi que les calendriers et les listes de fournisseurs;
- l'information g�ographique, d�mographique et statistique relative au Canada;
- les revues de presse.
L'information commune, une fois saisie, peut �tre partag�e par de nombreux utilisateurs. D�s que l'on d�termine
qu'une information r�pond � de nombreux besoins, on peut �laborer et partager des services de planification,
d'acquisition, de maintien et d'�limination de cette information. L'exploitation de l'information commune fait partie
int�grante des efforts de renouvellement d�ploy�s pour la restructuration des processus de travail ainsi que pour
l'�laboration et le partage des syst�mes d'application.
Par ailleurs, bon nombre de ces ressources en information int�ressent aussi directement la population et les groupes
d'int�r�t particulier. Le fait d'am�liorer l'acc�s � ces ressources au moyen du r�seau gouvernemental b�n�ficiera � de
nombreux groupes clients.
Comme dans le cas de la technologie, il faut accro�tre l'utilisation des normes de collecte et d'�change des donn�es
afin de minimiser les co�ts, de maximiser l'efficience et de favoriser la libre circulation de l'information.
Les questions l�gitimes concernant le droit d'auteur, la protection des renseignements personnels et la s�curit�
sont enti�rement prises en compte dans l'optique relative � l'information du Plan directeur.
Principes directeurs relatifs � l'information
Simplifier la recherche de l'information de l'administration
- Gestion de l'information gouvernementale�- L'information gouvernementale, sous toutes ses formes (p.�ex.,
imprim�e, vocale, �lectronique ou visuelle), est une ressource strat�gique qui sera effectivement g�r�e tout au long de
son cycle de vie. Les m�tadonn�es (information au sujet des processus de travail, de l'information, des
applications et de la technologie) sont une ressource en information et doivent �tre g�r�es conform�ment aux m�mes
principes que l'information elle-m�me. Il faudra int�grer la gestion de l'information �lectronique et sur papier. Il
importera de coordonner et d'int�grer la gestion des r�seaux d'information �lectronique et sur papier ainsi que des
r�seaux phoniques et de donn�es. Il faudra aussi mettre en place des m�canismes permettant de rep�rer facilement et
avec pr�cision les informations d�tenues par le gouvernement. Parmi les avantages, mentionnons une disponibilit� et une
qualit� accrues de l'information destin�e au traitement et � la prise de d�cisions, d'o� une am�lioration du
service.
- Administration des donn�es�- Toute l'information gouvernementale sera assujettie � l'administration des
donn�es pour que les d�finitions utilis�es soient communes, pour que l'int�gralit� soit respect�e et pour qu'il y ait
uniformit� d'usage. � cette fin, il faudra fixer des normes � tous les niveaux et tenir un dictionnaire des donn�es
et un centre d'archivage. Il co�tera ainsi moins cher d'obtenir et de g�rer l'information.
Saisir l'information une seule fois
- Partage et r�utilisation de l'information�- L'information sera saisie une seule fois, le plus pr�s
possible de la source, puis partag�e et r�utilis�e par les utilisateurs autoris�s. Il faudra � cette fin investir
dans de nouvelles liaisons de t�l�communication, �laborer des normes communes et prendre des pr�cautions particuli�res
concernant la protection des renseignements personnels et la s�curit�. Parmi les avantages, mentionnons des �conomies
importantes dues � l'�limination de la double saisie des donn�es et � la suppression de la n�cessit� de v�rifier ces
derni�res.
- �change d'information�- Une fois saisie, l'information gouvernementale devrait �tre emmagasin�e et
�chang�e �lectroniquement pour �viter qu'elle soit transcrite ou saisie de nouveau manuellement. Il faudra, � cette
fin, approfondir la question de la propri�t� des donn�es et de la responsabilit� de leur entretien, et �laborer et
mettre en oeuvre des normes d'�change. Parmi les avantages, citons une meilleure protection des donn�es contre les
alt�rations (int�gralit�) et la r�duction des frais de collecte et de diffusion.
- Protection de l'information�- La s�curit�, l'int�gralit� et la confidentialit� de l'information
gouvernementale seront garanties gr�ce � la fusion des mesures de s�curit� de la technologie de l'information et des
mesures de s�curit� mat�rielles ainsi que des enqu�tes de s�curit� sur le personnel et des autres activit�s du m�me
genre. Il faudra pour cela que les mesures de s�curit� et de protection des renseignements personnels soient
int�gr�es pour tous les nouveaux syst�mes de technologie de l'information, au moyen d'un ensemble homog�ne de normes
garantissant la confidentialit�, l'int�gralit� et la disponibilit� de l'information et des processus qui y sont li�s.
Parmi les avantages, mentionnons une plus grande confidentialit�, la protection de l'information contre les pertes et
le renforcement de la confiance de la population dans la gestion de l'information par le gouvernement.
- Conservation de l'information�- L'information gouvernementale ne sera conserv�e que si elle est
n�cessaire � la conduite des affaires du gouvernement, ou si elle r�pond � une exigence pr�vue par la loi ou par une
politique, ou encore si elle a une importance historique ou archivistique. Parmi les avantages, mentionnons la
r�duction des frais de conservation des documents et la disponibilit� d'un fonds d'archives complet pour les futures
g�n�rations de Canadiens.
- G�rance�- Il incombera � des unit�s organisationnelles d�termin�es de g�rer certaines cat�gories
d�sign�es d'information gouvernementale, ce qui permettra de garantir l'int�gralit�, la qualit� et la pertinence de
l'information, et de limiter son accessibilit� aux seuls utilisateurs autoris�s. Parmi les avantages, mentionnons
l'am�lioration de l'acc�s � l'information gouvernementale, l'accroissement de la productivit� et la r�duction globale
des co�ts.
L'optique des applications (quatri�me volet de l'approche du renouveau des services gouvernementaux), �tablit un
lien entre les mod�les de processus de travail et les mod�les d'information. Il s'agit de conserver le plus
d'information possible sous une forme accessible par ordinateur. Les applications cr�ent, mettent � jour, interrogent
et suppriment les bases d'information automatis�es. Elles soutiennent les processus de travail en offrant des
proc�dures automatis�es et en g�rant la conservation et la r�cup�ration de l'information pour faciliter la prestation
des services. Le Plan directeur fait des distinctions fondamentales entre les applications qui aident l'utilisateur �
r�aliser les processus de travail (les gestionnaires de travail) et les applications qui g�rent les mises � jour
cons�quentes des fichiers d'information (les gestionnaires de transaction).
Cadre futur des applications
- Le Plan directeur propose une d�marche radicalement diff�rente des approches traditionnelles relatives �
l'architecture des applications�: il s'agit de passer d'un syst�me centralis� et int�gr� � un syst�me modulaire et
partageable.
S'�carter des grandes applications int�gr�es
- Par le pass�, la plupart des applications �taient con�ues en vue d'un domaine fonctionnel d'op�ration, de fa�on �
constituer des syst�mes de traitement des transactions en direct hautement int�gr�s. Elles regroupaient, habituellement
en un m�me lieu, toutes les transactions associ�es � ce domaine fonctionnel, tous les fichiers d'information ou bases
de donn�es connexes, les �crans de saisie des donn�es, ainsi que des capacit�s d'interrogation et de production de
rapports. C'est ainsi qu'elles sont devenues immenses, complexes, co�teuses et difficiles � entretenir. Le Plan
directeur propose une s�paration de ces domaines en diverses applications.
- Dans le cadre envisag� pour les applications par le Plan directeur, il y aura des s�ries de syst�mes (comprenant
des �l�ments modulaires interconnectables, de style lego), remplissant chacun des fonctions particuli�res.
Procurer aux employ�s des outils de travail intelligents
Dans ce cadre d'applications, les employ�s disposeront dans leurs ordinateurs personnels de l'�intelligence�
n�cessaire au traitement de l'information et des transactions associ�es � leurs activit�s courantes. Les comp�tences
requises seront plus grandes dans de nombreux cas, mais la stimulation et la satisfaction au travail devraient �tre
renforc�es dans une mesure plus grande encore.
Les diverses applications sont d�crites ci-apr�s.
Composants des applications
- Gestionnaires de travail. Ils servent � guider les utilisateurs dans les processus informatis�s de demande,
de planification, de r�alisation et de prestation des services. ��chaque �tape, les gestionnaires de travail saisissent
l'information n�cessaire, pr�sentent et expliquent les options disponibles, appliquent les r�gles pertinentes, font le
suivi de la demande et �tablissent la liaison avec le gestionnaire de transaction de service une fois termin� le
travail de pr�paration. Les gestionnaires de travail doivent �tre uniformes d'aspect et de contact, peu importe le type
de service utilis�.
- Gestionnaires de transaction de service. Il s'agit des �moteurs� du traitement des transactions qui cr�ent
et mettent � jour l'information qui soutient l'automatisation des processus. Chaque gestionnaire se consacrera au
traitement d'un type particulier de transaction. Chacun peut d�clencher un m�canisme de cause � effet qui entra�nera
l'entr�e en action d'autres gestionnaires de transaction. Les gestionnaires de transaction de service ont les fonctions
suivantes�:
- la gestion de l'information sur la client�le�- l'entretien de renseignements sur les clients, tels que leur
identit�, leur localisation et leurs droits (cette information d'application peut �tre partag�e par de multiples
services);
- la gestion des services�- l'entretien de l'information sur la nature des services disponibles, sur les
r�gles et lignes directrices pertinents et sur l'information relative � la gestion de la planification pour l'usage
pr�vu et actuel;
- la gestion des commandes�- l'entretien de l'information sur la nature, la situation et le rendement des
demandes de services d'un client particulier;
- la gestion de la prestation�- l'entretien des plans relatifs aux modes de prestation des commandes de
services des clients et des suites qui leur sont donn�es.
Mettre � contribution les logiciels d'interconnectivit� comme passerelles
Le travail des gestionnaires de transaction de service �voluera graduellement vers un type commun de transaction
tr�s pr�cis, � la fois g�n�rique, discret et sp�cialis�. Gr�ce aux logiciels d'interconnectivit�, on pourra continuer �
utiliser les anciennes applications sur ordinateur central. On pourra les traiter comme des quasi-gestionnaires de
transaction de service en supprimant la production de rapports et d'autres fonctions. Leurs capacit�s de traitement des
transactions pourront �tre adapt�es de sorte qu'ils puissent recevoir des donn�es saisies � partir de m�canismes
d'automatisation du d�roulement du travail facilement disponibles, comme les formules �lectroniques intelligentes.
- Outils de productivit� de soutien. Dans l'architecture vis�e, un certain nombre d'outils de productivit�
personnels et collectifs seront offerts aux utilisateurs sur un r�seau par l'entremise d'une interface normalis�e sur
des postes de travail intelligents. Mentionnons entre autres�:
- les outils de cr�ation de documents�- un ensemble normalis� de fonctions de composition de documents offrant
un �ventail complet de divers supports combin�s (texte, tableaux, diagrammes, images, annotations vocales, etc., selon
les besoins);
- le courrier et babillard �lectroniques�- des technologies de diffusion de messages et de documents � la
client�le sur l'ensemble du r�seau des services communs;
- les outils de soutien � la d�cision�- une gamme choisie d'outils d'analyse et de mod�lisation servant � la
prise de d�cisions individuelle ou collective. Il y aura notamment des chiffriers normalis�s avec des capacit�s
d'affichage graphique, de m�me que des outils plus avanc�s de simulation et de mod�lisation pour des applications
sp�ciales;
- les outils interactifs de conf�rence�- des fonctions servant � r�unir les diverses parties de fa�on
interactive et � �tablir sp�cialement la liaison avec les experts des services de soutien sur l'ensemble du r�seau de
communs services. Dans leur forme la plus simple, il s'agit d'audioconf�rences t�l�phoniques am�lior�es, mais les
d�couvertes technologiques rendent maintenant tr�s possible l'adoption de la vid�oconf�rence sur terminal de bureau l�
o� la demande pour ce type d'instrument est forte.
- Applications des clients et des fournisseurs. Dans une certaine mesure, elles font �galement partie du cadre
des applications. Certaines applications des secteurs des programmes (surtout li�es aux ressources) peuvent �tre
directement li�es aux services de soutien, par l'entremise de techniques telles que l'�change �lectronique des donn�es
(EED) ou le partage des bases de donn�es.
Les applications des fournisseurs peuvent aussi �tre reli�es directement aux services de soutien par l'entremise de
techniques EED telles que les babillards ou le partage des bases de donn�es. G�n�ralement, les services de soutien
communs seraient reli�s aux applications d'information des fournisseurs, ainsi qu'aux processus de traitement des
commandes, de gestion de la situation des commandes et de r�glement des fournisseurs.
Facteurs relatifs au d�veloppement et � la migration
�taborer des modules r�utilisables
- Comme nous l'avons d�j� dit, bon nombre de processus et de sous-processus des services gouvernementaux ont beaucoup
en commun - circonstance favorable � la conception modulaire, au partage et � la r�utilisation. Les grands minist�res
peuvent adapter les applications en fonction d'un noyau commun de gestionnaires de travail et de gestionnaires de
transaction pour se donner d'autres fonctions. Il faudrait mettre sur pied un centre d'archivage des modules
r�utilisables, pour assurer la large diffusion de ceux-ci.
- Des syst�mes modulaires serviront � d�velopper la prochaine g�n�ration d'applications de sorte que sera r�alis� le
cadre de travail envisag� dans le Plan directeur et comprenant des gestionnaires de travail, des gestionnaires de
transaction de service, des outils de productivit� et interfaces avec les applications des clients et des fournisseurs
au moyen de l'EED.
Principes directeurs relatifs aux applications
- Partage des syst�mes�- Les syst�mes informatiques appuyant les fonctions ou processus communs seront
partag�s � l'�chelle de tout le gouvernement. Il faudra � cette fin mettre au point des m�canismes pour financer
les efforts de collaboration et r�gler les questions soulev�es par la gestion du changement. Il faudra �galement
planifier l'�laboration et la migration des syst�mes partag�s. Entre autres avantages, citons la r�duction des frais
d'�laboration et de maintenance des syst�mes, puisque les minist�res ne g�reront plus ceux-ci s�par�ment.
- Modularit�- Les applications seront con�ues � l'aide d'�l�ments modulaires pour les fonctions de base et
optionnelles. Il faudra � cette fin pouvoir compter sur l'existence d'une organisation charg�e de diriger et de
g�rer les modules communs. Parmi les avantages, mentionnons une facilit� accrue de reconfiguration, d'o� la r�duction
des co�ts et l'am�lioration du service. Il faudra aussi probablement moins de temps pour mettre au point les syst�mes
nouveaux et reconfigur�s.
- �laboration rapide des applications�- Pour limiter les risques li�s � l'�laboration des applications,
utiliser des �quipes mixtes d'�laboration charg�es de r�aliser des projets de courte dur�e (c.-�-d. de 4 � 6�mois),
ax�s sur la production d'un prototype fonctionnel qui pourra �tre am�lior� par une s�rie d'it�rations successives
jusqu'� la mise en oeuvre. Il faudra pour cela r�viser la m�thodologie relative au cycle de d�veloppement des
syst�mes et y pr�voir l'utilisation d'outils d'�laboration rapide des applications. Les utilisateurs devront assumer
une plus grande responsabilit� en mati�re d'�laboration des applications et travailleront en partenariat avec les
professionnels de la technologie de l'information.
- Capacit� de r�utilisation�- Les applications seront con�ues de fa�on � utiliser des �l�ments communs et
partageables. Il faudra � cette fin une m�thodologie et une organisation permettant de d�terminer, d'acqu�rir et de
g�rer les modules communs. Parmi les avantages, mentionnons qu'il faudra moins de temps pour �laborer de nouvelles
applications et qu'il en co�tera moins cher pour la maintenance et la mise en oeuvre ainsi que pour la formation des
employ�s.
- D�centralisation�- Les applications et les outils seront structur�s de fa�on � ce qu'ils puissent �tre
reproduits et d�centralis�s dans le r�seau d'entreprise du gouvernement. Si ce r�seau est utilis� pour la
maintenance et la distribution des logiciels, les co�ts et les redondances devraient se trouver r�duits. Il faudra
s'occuper des questions relatives aux ententes de licence et au partenariat.
- Interfaces d'interapplications normalis�es�- On utilisera des interfaces normalis�es entre les modules
d'applications pour faciliter le partage de l'information et le transfert des transactions. Il faudra � cette fin
g�rer les interfaces des applications. Parmi les avantages, mentionnons une meilleure interconnectivit� et un partage
plus facile entre les applications, donc des co�ts moindres.
- Uniformit�- Les applications seront con�ues afin de pouvoir utiliser des interfaces utilisateurs
normalis�es qui r�pondent aux normes de l'industrie et qui soient uniformes d'aspect et de contact pour les
utilisateurs des multiples applications et outils. Il faudra � cette fin prendre des d�cisions et fixer des normes
relativement aux interfaces, p.�ex., des interfaces utilisateurs graphiques (IUG). Mentionnons, entre autres avantages,
la r�duction des co�ts de formation et de soutien, de m�me, avec le temps, que ceux de l'�laboration des
applications.
Am�liorer les �l�ments humains
Dans l'optique de la technologie, le dernier volet de l'approche, on s'int�resse aux �l�ments du Plan directeur
constitu�s par l'architecture (r�seaux, serveurs, communications et postes de travail) et les services (travail en
r�seau, infrastructure et gestion des normes). L'architecture technologique en cause doit contribuer � la prestation
des services de l'infrastructure commune de la technologie de l'information, services n�cessaires pour appuyer les
optiques des affaires, du travail, de l'information et des applications. Cette architecture a �t� con�ue de fa�on �
offrir de la souplesse, afin que les services accessibles � l'utilisateur soient disponibles � divers endroits dans le
r�seau d'entreprise client-serveur du gouvernement. Enfin, l'architecture technologique doit rehausser le �visage
humain du gouvernement�, et non d�personnaliser la prestation des services gouvernementaux � la population. Elle doit
permettre au personnel de fournir un meilleur service � la client�le en lui donnant acc�s � l'information et aux outils
dont il a besoin.
�l�ments de l'infrastructure technologique
Voici la description des quatre �l�ments de l'architecture technologique envisag�e par le Plan directeur�:
- les r�seaux, qui relient les clients internes et externes, les fournisseurs et les utilisateurs aux
applications, aux services et � l'information dont ils ont besoin et qu'ils partagent;
- les serveurs, qui assurent des services de traitement, de mise en m�moire et d'information;
- les moyens de communication, pour le transfert fiable et le partage interactif de l'information;
- les postes de travail, donnant acc�s aux services et � l'information � l'endroit et au moment voulus.
- R�seaux
Le Plan directeur reconna�t la nature h�t�rog�ne des plates-formes et des r�seaux informatiques du gouvernement.
C'est pourquoi, un r�seau � plusieurs niveaux, du niveau local au niveau global, a �t� pr�vu dans l'architecture.
Rechercher des alliances pour partager les co�ts et les avantages
Les r�seaux sont eux-m�mes partageables et peuvent servir de multiples niveaux de gouvernement ou partenaires. Pour
maximiser les avantages pour la population canadienne, le gouvernement f�d�ral cherchera activement � conclure des
alliances avec l'industrie et avec d'autres gouvernements pour partager le co�t et les avantages de tous les r�seaux,
que ce soit dans un complexe de bureaux partag�, dans une agglom�ration ou partout.
On trouvera ci-apr�s une br�ve description de chaque type de r�seau et, plus loin dans la pr�sente section, d'autres
d�tails sur les �l�ments architecturaux, dont les r�seaux.
R�seaux locaux (RL). Ces r�seaux relieront les postes de travail et les serveurs des centres de prestation
des services de programme situ�s pr�s les uns des autres, dans un complexe ou dans un immeuble de bureaux, par exemple.
Les utilisateurs autoris�s des postes de travail reli�s � un r�seau local pourront utiliser tous les services et
partager des ressources sur ce r�seau.
R�seaux m�tropolitains (RM). Dans les zones m�tropolitaines o� plusieurs centres de prestation de services du
gouvernement doivent souvent communiquer entre eux, comme dans la r�gion de la capitale nationale, un r�seau
m�tropolitain � haute vitesse servira � relier les r�seaux locaux du gouvernement dans la r�gion.
R�seaux � grande distance (RGD). Ce genre de r�seau servira � soutenir des services de haute technologie
comme l'�ditique, la vid�oconf�rence et l'�change de gros volumes de donn�es, ainsi qu'� interconnecter divers r�seaux
m�tropolitains et r�seaux locaux dans des secteurs g�ographiques �largis comme les r�gions. M�me s'il peut s'agir de
r�seaux mat�riellement distincts, les utilisateurs y verront un �l�ment�: celui du r�seau d'entreprise du
gouvernement.
R�seau d'entreprise du gouvernement (REG). Ce r�seau global reliera les r�seaux locaux, m�tropolitains et �
grande distance du gouvernement pour les faire para�tre comme un seul r�seau aux yeux des utilisateurs. Certains postes
de travail particuliers comme ceux des info-centre publics pourront �tre reli�s directement � ce r�seau.
Raccorder les r�seaux locaux
R�seaux publics. Les r�seaux publics, tels ceux des entreprises de t�l�phone, pourront servir aux employ�s
qui travaillent � domicile, � la population en g�n�ral, aux fournisseurs et aux employ�s dont les bureaux ne peuvent
�tre �conomiquement reli�s au REG. Comme les utilisateurs ne pourront se rendre compte qu'un r�seau public participe au
raccordement lorsqu'ils sont reli� au REG, les r�seaux publics deviendront effectivement une partie int�grante
(quoiqu'ext�rieur) de l'architecture.
Serveurs
Serveurs de fichiers en r�seau. Les serveurs de fichiers en r�seau peuvent varier beaucoup d'une application
� une autre. Dans un cadre de travail de petites ou moyennes dimensions, des ordinateurs personnels puissants,
comportant une capacit� suppl�mentaire de m�moire et de traitement, seront g�n�ralement suffisants pour r�pondre aux
besoins courants des utilisateurs. Dans de plus grandes installations, plusieurs micro-ordinateurs haut de gamme
pourraient �tre n�cessaires pour agir � titre de serveurs de fichiers pour les nombreux groupes de travail en
cause.
Ces serveurs procureront habituellement des services communs de traitement (et d'emmagasinement de l'information)
aux utilisateurs et pourront �tre accessibles � partir d'endroits �loign�s. Parmi les applications ex�cut�es
g�n�ralement sur ces postes, mentionnons le courrier �lectronique, la gestion de projet, l'�tablissement des
calendriers et le partage des ressources locales. Ces serveurs soutiendront les gestionnaires de travail mentionn�s
dans le Plan directeur. Les applications peuvent �tre partag�es par les utilisateurs des r�seaux locaux et il est
possible de mettre en place une gestion de la charge de travail pour �quilibrer le travail et optimiser l'utilisation
des ressources.
Serveurs des r�seaux m�tropolitains et � grande distance. Ces ordinateurs servent � l'informatique
d�centralis�e dans les zones m�tropolitaines et dans les r�gions. Ils appuient g�n�ralement un certain nombre de lieux
de travail. Les applications sont reproduites dans de multiples serveurs qui utilisent de l'information concernant un
m�me secteur g�ographique d'activit�. Ces serveurs d�centralis�s peuvent �tre utilis�s par certains gestionnaires de
transaction de services l� o� les applications peuvent effectivement faire appel � des ordinateurs g�rant les
transactions d�centralis�es.
Serveurs de courrier. Les serveurs de courrier servent de bureaux de poste pour l'emmagasinement et la
distribution des messages, des documents et des fichiers achemin�s � des destinataires ou � des applications. La
capacit� (basse, moyenne, �lev�e) du serveur utilis� pour r�pondre � ces demandes variera selon le volume, la
circulation et les genres de messages. En r�gle g�n�rale, les ressources en micro-ordinateurs haut de gamme, la
capacit� de m�moire et la connectivit� aux r�seaux locaux, les logiciels de groupe, les processus de messageries
inter-applications (p.�ex., les applications sensibilis�es au courrier �lectronique) et diverses passerelles de
courrier �lectronique, sont les principaux �l�ments dont on tient compte dans la pr�paration des devis.
Serveurs � fins sp�ciales. Des serveurs d'impression, des serveurs de t�l�communication et d'autres serveurs
� fin particuli�re servant � g�rer les demandes d'�l�ments pr�cis de l'architecture technologique seront utilis�s s'ils
peuvent contribuer � l'am�lioration de la prestation des services. Ces serveurs seront g�n�ralement de la cat�gorie des
micro-ordinateurs courants puisque leurs fonctions, en r�gle g�n�rale, n'exigent pas de technologie de pointe. Ils
peuvent toutefois g�rer des demandes de ressources tr�s complexes.
Serveurs d'information. Cette cat�gorie de serveurs procure divers services d'information aux utilisateurs ou
aux applications par l'entremise du r�seau commun de services. Voici quelques-uns des services offerts�:
- les entrep�ts de donn�es�- l'emmagasinement et l'extraction de ressources en information partag�es (donn�es
structur�es, reli�es entre elles);
- les bases de donn�es�- l'emmagasinement et l'extraction d'informations sur les applications (ces
bases de donn�es et les entrep�ts de donn�es sont souvent appel�s serveurs de bases de donn�es);
- les biblioth�ques de documents�- l'emmagasinement et l'extraction de documents (texte et image,
provenant de sources informatiques ou de documents balay�s par lecture optique);
- les biblioth�ques de logiciels�- l'emmagasinement et la distribution de logiciels r�utilisables (services
d'archivage) pour la cr�ation et la diffusion d'applications dans l'ensemble du r�seau;
- les biblioth�ques de didacticiels�- l'emmagasinement et la diffusion de mat�riel p�dagogique
informatique.
Serveurs d'applications. Dans le Plan directeur, on a recens� quatre types de serveurs d'applications selon
les types d'applications (mentionn�s dans l'architecture des applications), et les taux d'utilisation et de transaction
requis. Ce sont�:
- l'ordinateur personnel�- Il s'agit de postes de travail de bureau ou mobiles qui, outre qu'ils
offrent � l'utilisateur de premi�re ligne une interface pour des applications ailleurs dans le r�seau, peuvent ex�cuter
de nombreuses applications. Citons notamment des outils typiques de composition ou de mod�lisation tels que le
traitement de texte, les graphiques de pr�sentation et les chiffriers. Ils peuvent aussi appuyer les gestionnaires de
travail individuels, lesquels peuvent �tre utiles lorsqu'un seul poste de travail est n�cessaire dans un secteur -
client, lorsque le travail est adapt� dans une grande mesure � certains utilisateurs pr�cis, ou lorsqu'il faut appuyer
des utilisateurs mobiles.
- le poste de travail haut de gamme�- Au deuxi�me niveau de traitement, on utilise des micro-ordinateurs haut de
gamme pour offrir des services partag�s � des groupes de travail sur des r�seaux locaux, des r�seaux m�tropolitains et,
dans certains cas, des r�seaux � grande distance.
- le processeur interm�diaire�- Il s'agit des mini-ordinateurs traditionnels, qui se confondent de plus en plus avec
le poste de travail haut de gamme. Une distinction s'impose ici pour mettre en relief certains services d'applications
typiques visant les micro-ordinateurs haut de gamme et les mini-ordinateurs. Il s'agit notamment des r�seaux
m�tropolitains et des r�seaux � grande distance r�gionaux et minist�riels d�crits pr�c�demment.
- l'unit� centrale de traitement traditionnelle�- Il faudra encore avoir recours � des unit�s centrales de traitement
pour de vastes applications exigeant le traitement intensif des donn�es qui pourraient �tre difficiles � comprimer ou
dans le cas desquelles les co�ts et les avantages ne justifient pas la migration sur d'autres plates-formes
technologiques. Ils peuvent aussi servir de grands centres d'archivage des donn�es et des fournisseurs de services du
r�seau. Chaque situation doit �tre examin�e ind�pendamment et contribuera par cons�quent au caract�re h�t�rog�ne du
Plan directeur dans l'avenir pr�visible.
Serveurs minist�riels. Les serveurs minist�riels offrent des ressources centralis�es de traitement pour
celles des applications de gestion des transactions qui fonctionnent le mieux avec une base de donn�es consolid�es. �
noter qu'il y aura un grand nombre de ces unit�s �centralis�es� pour soutenir les gestionnaires de transaction pr�vus
par le Plan directeur, de m�me que les applications mises en oeuvre dans les secteurs de programmes. On peut les
installer � divers endroits dans le r�seau pour favoriser la d�centralisation des programmes du gouvernement et des
fonctions propres � �l'administration centrale�.
Serveurs ext�rieurs. Il faudrait songer � des serveurs ext�rieurs de ressources partag�es d'informatique ou
d'information pour offrir certains types d'application ou certains services de technologie de l'information. Ces
serveurs pourraient faire fonctionner des applications telles que le courrier �lectronique, les babillards et l'EED,
afin que les fournisseurs et la population en g�n�ral puissent y avoir acc�s. Ces serveurs contribuent �galement au
maintien de la s�curit� du fait que les clients ext�rieurs sont isol�s de l'ensemble de la gamme des ressources
r�serv�es aux minist�res.
Planifier le changement
Facteurs relatifs � la conversion. L'�limination graduelle des applications sur les unit�s centrales de
traitement et leur installation sur des ordinateurs de poste de travail haut de gamme (r�seaux m�tropolitains, r�seaux
� grande distance et serveurs minist�riels d�centralis�s) devront faire l'objet d'un examen cas par cas, en fonction
des co�ts et des avantages, compte tenu des �l�ments suivants�:
- la conversion des applications et la maintenance de leurs programmes;
- la conversion des donn�es (d�centralisation et autres r�percussions sur les donn�es);
- les besoins en mati�re de r�seaux (possibilit�s existantes et nouvelles installations, etc.);
- le fonctionnement et l'administration (r�percussions sur le personnel, formation, d�marrage, etc.).
- Moyens de communication
Divers moyens de communication sont n�cessaires pour appuyer les orientations techniques du Plan directeur. Des
liaisons �grand calibre� sont n�cessaires dans plusieurs sc�narios mettant � contribution de nombreux m�dias et
comprenant la circulation d'un volume �lev� d'information d'un endroit � un autre sur le REG. Dans d'autres cas, les
r�seaux de communication publics, comme ceux des entreprises de t�l�phone, seront suffisants. Les �l�ments ci-apr�s
doivent �tre int�gr�s � l'�l�ment des moyens de communication de l'infrastructure technologique�:
- la connectivit� dans les deux sens avec les r�seaux d'autres gouvernements (p.�ex., ceux des provinces ou des
partenaires commerciaux �trangers) qui partagent des besoins communs d'information ou de services;
- des interfaces et des m�canismes communs et s�rs (p.�ex., des interfaces graphiques) mis � la disposition des
citoyens pour qu'ils puissent acc�der aux services gouvernementaux et les utiliser;
- l'acc�s par t�l�phone � clavier � des applications de r�ponse vocale interactive;
- le soutien pour les postes de travail � t�l�vision qui sont en interface avec des moyens de diffusion
interactifs;
- des services globaux de r�pertoire unifiant les utilisateurs et les services dans l'ensemble du r�seau d'entreprise
du gouvernement;
- le soutien pour les raccordements, l'acc�s en direct, le transfert de fichiers et de messages aux r�seaux globaux
publics;
- le soutien pour l'�change �lectronique de donn�es (EED) et d'autres besoins de communication pour le commerce
�lectronique;
- le soutien pour les services de t�l�conf�rence et de t�l�travail (voix, vid�o, �cran partag�, t�l�phonie
avanc�e).
- Postes de travail
On trouvera ci-apr�s la description de cinq cat�gories d'utilisateurs et des fonction n�cessaires � leurs postes de
travail.
Mettre l'accent sur las connectivit� et l'ouverture
Client�le des secteurs de programmes. Les fonctionnaires utiliseront en g�n�ral de plus en plus directement
des applications. �tant donn� le vaste parc actuel de postes de travail, il n'est pas opportun de limiter les types de
postes de travail et d'interfaces graphiques � un seul. Les facteurs pratiques l'emporteront, mais il faudra faire des
efforts pour limiter � un niveau raisonnable le nombre de milieux de travail et faciliter le passage � des technologies
plus r�centes favorisant la connectivit� et l'ouverture. Les gestionnaires de travail devront peut-�tre �tre adapt�s �
certains milieux de travail qui pourront aussi imposer des limites � certains outils ou applications.
Une bonne partie du personnel des programmes passera plus de temps �sur le terrain� et aura ainsi des contacts plus
�troits avec la client�le. Des employ�s auront de plus en plus recours au t�l�travail et auront ainsi besoin de postes
de travail portables, mobiles et � domicile.
Client�le constitu�e par la population. Pour appuyer la prestation des services de programmes, il faudra
aussi pr�voir la possibilit�, pour les clients de l'ext�rieur, d'acc�der � l'infrastructure technologique commune. Ces
postes de travail pourront varier grandement et comprendre des ordinateurs � domicile ou de bureau, des unit�s de
traitement interm�diaires et centrales, des postes de travail interactifs fonctionnant par t�l�vision et pourvus d'une
interface avec les installations de radiodiffusion interactive, et des t�l�phones � clavier en interface par
l'entremise de la r�ponse vocale interactive.
Personnel des services de soutien. Des groupes d'employ�s des services de soutien dot�s des moyens
n�cessaires pourront s'occuper des besoins de routine dans tous les domaines du soutien. Ils seront hautement int�gr�s
avec les clients des secteurs des programmes et travailleront en �troite collaboration avec eux, soit physiquement,
soit par l'entremise du r�seau. Leurs postes de travail devraient soutenir des capacit�s multim�dias, y compris la
vid�o interactive et la vid�oconf�rence bureautique. Le personnel des services de soutien s'occupera des transactions
de routine en faisant appel � des gestionnaires de travail. On r�soudra toutes les demandes autres que de routine en
les transmettant aux experts des services de soutien, ou avec leur aide. Pour la formation et le soutien, on aura
recours � des didacticiels et � des interrogations fond�es sur des multim�dias.
Experts des services de soutien. Ces sp�cialistes s'occuperont des demandes autres que de routine ou des
demandes de service sp�ciales. En g�n�ral, leurs postes de travail devraient �tre semblables � ceux des services de
soutien. Ils disposeront d'autorisations sp�ciales pour utiliser des applications et des informations, afin de r�pondre
� des besoins particuliers ou r�gler des probl�mes. On pourra avoir acc�s aux experts � partir de n'importe quel poste
de travail en r�seau.
Fournisseurs. Les fournisseurs du gouvernement constituent la derni�re cat�gorie de postes de travail
d'utilisateurs envisag�s dans le Plan directeur. Il est s�rement utile de pr�ciser des normes d'interface (p.�ex., pour
l'EED) pour les postes de travail des fournisseurs, compte tenu de la diversit� des milieux de travail qui existent
dans le monde des affaires. Par ailleurs, pour plusieurs genres de transactions, comme le courrier �lectronique, les
babillards et le t�l�chargement, ainsi que les interrogations et les mises � jour des donn�es des fournisseurs, on aura
recours � des postes de travail interactifs. Il faudra aussi songer � l'utilisation des t�l�phones � clavier et de la
r�ponse vocale interactive.
Services de technologie de l'information
Il est question dans la pr�sente section des trois principaux services � int�grer dans l'infrastructure technique�:
la mise en r�seau, la gestion de l'infrastructure elle-m�me, et la gestion des normes. Voici une br�ve description de
chacun.
Services de r�seau
La diffusion et le partage de l'information
Dans le contexte de la technologie de l'information, les services de r�seau sont con�us pour soutenir la diffusion
et le partage de l'information, de m�me que les capacit�s de traitement pour les plates-formes reli�es. Ces services
relient les bureaux du gouvernement, les clients, les fournisseurs et d'autres points ext�rieurs, pour assurer la
communication, la diffusion ou le partage des donn�es, ou pour permettre l'acc�s aux services. Tous les �l�ments
d�sign�s comme �moyens de communication� doivent pouvoir compter sur l'infrastructure du r�seau.
Services de gestion de l'infrastructure
L'infrastructure technologique doit �tre g�r�e et coordonn�e en tant que service commun, ce qui comporte�:
- l'acquisition, la gestion et la maintenance partag�es de syst�mes communs, comme les gestionnaires de travail;
- la planification et la mise en oeuvre de caract�ristiques ou de services nouveaux ou �largis;
- la coordination des exigences de s�curit�, d'int�gralit�, de confidentialit�, de v�rification et de comptabilit� en
ce qui concerne l'acc�s aux services, aux applications et � l'information, de m�me que l'utilisation et la mise � jour
de ces derniers;
- l'octroi des droits d'acc�s aux utilisateurs et des codes et dispositifs connexes;
- la cr�ation et la gestion des niveaux de service du r�seau, y compris en ce qui a trait au rendement et � la
fiabilit�;
- la coordination des op�rations du r�seau, notamment les activit�s de r�paration, de maintenance et de mise en
oeuvre relatives � l'�quipement, aux logiciels et aux services de communication.
- Normes d'architecture technologique
Souplesse, interfonctionnement et portabilit� des applications sont possibles gr�ce � un ensemble bien �quilibr� de
nouveaux outils modernes de connectivit� (p.�ex., les logiciels d'interconnectivit�, les outils d'automatisation du
travail, etc.) et de normes. Dans le pr�sent Plan directeur, il est pr�vu que des �l�ments des deux genres seront mis �
contribution. Quand on utilise le terme normes dans les sections ci-apr�s, il faut comprendre qu'il s'agit de la
gamme de solutions possibles selon cette approche double.
Normes d'interfaces utilisateurs. Sont inclus dans cette cat�gorie les normes qui soutiennent l'interface
entre l'utilisateur et l'application. Ces normes exigent la collaboration de cinq types d'experts cl�s�:
- des sp�cialistes de la restructuration des proc�dures (pour trouver de meilleures fa�ons de conduire les
affaires);
- des sp�cialistes de la d�centralisation des applications�(pour assurer la portabilit� des applications et en
dissimuler l'emplacement aux utilisateurs, aux programmeurs et aux concepteurs des syst�mes);
- des concepteurs d'interfaces (pour assurer une interface homog�ne et dissimuler les besoins d'interface aux
programmeurs et aux concepteurs par l'interm�diaire d'une IPA pour l'interface);
- des sp�cialistes de la d�centralisation des donn�es�(pour combiner l'administration des donn�es et des bases de
donn�es de fa�on � dissimuler l'emplacement des donn�es dans l'ensemble client-serveur);
- des concepteurs de syst�mes�(pour int�grer le travail des quatre autres experts en un syst�me homog�ne pour les
utilisateurs).
Les types de normes ci-apr�s sont inclus dans cette cat�gorie�:
- des normes d'interface (pour que les commandes, les options et les messages, dans toutes les applications, soient
uniformes d'aspect et de contact);
- des normes d'information�(pour l'uniformit� des structures de donn�es dans les transactions et dans les interfaces
des programmes d'application);
- des normes de m�dias ax�s sur les utilisateurs�(pour des normes communes concernant les m�dias ax�s sur les
utilisateurs, comme les cartes � m�moire).
Normes de plates-formes de prestation.
La plate-forme de prestation comprend une vaste gamme de services.
Mentionnons notamment les normes relatives au mat�riel, aux logiciels et aux installations des r�seaux de
t�l�communication. Les normes entrant dans cette cat�gorie seront transparentes pour l'utilisateur et resteront
ind�pendantes des technologies sous-jacentes. Dans les cas o� la chose sera rentable et pratique, on envisagera
l'approche des syst�mes ouverts pour les migrations de plates-formes n�cessaires. Le Bureau de la gestion, des syst�mes
et de la technologie de l'information continuera de g�rer le programme de normalisation du gouvernement f�d�ral.
Normes relatives au cadre de travail. Les normes comprises dans cette cat�gorie sont de nature g�n�rale dans
la mesure o� leurs caract�ristiques s'appliquent au gouvernement f�d�ral dans son ensemble. Elles comprennent des
aspects tels que la s�curit�, l'ergonomie, la documentation, la gestion et la qualit� de la technologie de
l'information.
Principes directeurs relatifs � la technologie
- Modularit�- L'architecture utilisera des �l�ments technologiques permettant facilement l'expansion,
l'augmentation de capacit� et la substitution, avec des perturbations minimales dans les services. Parmi les avantages,
mentionnons la r�duction des co�ts d'�laboration, due � l'approche modulaire favoris�e par ce principe. Il faudra
mettre en place une organisation pour g�rer les �l�ments.
- Interfonctionnement, connectivit�, portabilit�- Les �l�ments de la technologie de l'information seront
interactifs gr�ce � des outils modernes de connectivit�, et � des �l�ments et interfaces normalis�es. Il faudra
pr�f�rer les normes ouvertes, et �viter les normes exclusives au gouvernement f�d�ral. Parmi les avantages, mentionnons
une plus grande concurrence sur le march� et la r�duction des co�ts pour le gouvernement.
Les r�seaux locaux sont des �l�ments cl�s
- D�centralisation�- S'il y a lieu, les technologies de traitement, d'emmagasinement et de communication
pourraient �tre d�centralis�es � des niveaux multiples dans l'architecture pour appuyer les op�rations dispers�es
exig�es par la conduite des affaires. Les r�seaux locaux et � grande distance sont donc des �l�ments cl�s de la
strat�gie. Parmi les avantages, mentionnons une souplesse accrue quant � l'emplacement des applications, des services
et de l'information.
- Orientation vers le poste de travail�- Les postes de travail intelligents multifonctions dot�s d'interfaces
utilisateurs, normalis�es de l'industrie seront utilis�s de pr�f�rence comme mode de prestation des fonctions aux
utilisateurs finals. Parmi les avantages, mentionnons la r�duction des co�ts de formation et de la plate-forme. Il
pourrait y avoir des co�ts d'acquisition initiaux pour �quiper les utilisateurs, et il y aura des besoins de soutien
permanents.
- Orientation r�seau�- Tous les postes de travail seront raccord�s (par c�ble ou sans c�ble) au r�seau
d'entreprise du gouvernement et seront dot�s de liens de communication s�rs avec tous les serveurs et utilisateurs
autoris�s. Il faudra � cette fin investir dans l'infrastructure commune, surtout � mesure que s'accro�tra la demande de
connectivit� de la part d'autres gouvernements et du secteur priv�. Parmi les avantages, mentionnons la r�duction du
double emploi, surtout � mesure que les r�seaux deviendront plus normalis�s.
- Gestion de l'infrastructure�- L'architecture pr�voira la gestion et la s�curit� de l'infrastructure
technologique. La s�curit� sera assur�e par un ensemble int�gr� de mesures de sauvegarde con�ues pour assurer la
confidentialit�, l'int�gralit� et la disponibilit� de l'information et de ses processus connexes. Il faudra, par
exemple, prendre des mesures pour prot�ger le r�seau contre les catastrophes, les sabotages et les pannes. Cela
permettra d'assurer l'efficacit� de la planification et de la gestion des op�rations des syst�mes.
Approche de mise en oeuvre
Le Plan directeur constitue un cadre dynamique et int�gr� de mise en oeuvre du renouvellement de l'administration
publique au cours des cinq prochaines ann�es. Il s'inspire d'initiatives d�j� en cours. Voici six �l�ments essentiels �
sa r�alisation�:
- Leadership institutionnel. Les ministres et les sous-ministres, avec l'appui vigoureux et efficace du
Dirigeant principal de l'informatique, doivent prendre fait et cause pour le renouvellement du mode de prestation des
services en reconnaissant que des avantages importants en d�couleront pour leurs client�les et pour leurs minist�res.
Les centres de d�cision du Conseil du Tr�sor offriront l'expertise fonctionnelle n�cessaire. Le Bureau de la gestion,
des syst�mes et des technologies de l'information coordonnera la mise en oeuvre et offrira le soutien n�cessaire � la
restructuration du mode de conduite des affaires et � la conception architecturale de la technologie de
l'information.
- Engagement envers la vision. Ayant souscrit � la vision exprim�e dans le Plan directeur, les cadres la
communiqueront et l'expliqueront � tous les employ�s, et chercheront � obtenir de leur part un engagement r�el. Il
faudra aussi tenter d'obtenir cet engagement de la part de partenaires �ventuels, et de l'entretenir puisqu'il s'agit
d'un �l�ment essentiel � la gestion du changement.
Participation et engagement des personnes
- Gestion des ressources humaines. Les strat�gies et les plans doivent viser � favoriser la participation et
l'engagement des employ�s; � encourager la communication; � faire participer les employ�s � la conception et � la mise
en oeuvre, ainsi qu'� faciliter le passage de ceux-ci � la nouvelle culture institutionnelle et aux nouvelles
structures; � �valuer la composition et les comp�tences de la main-d'oeuvre; et � r�gler les questions relatives aux
ressources humaines qui se poseront en rapport avec la transition et le changement.
- Partenariats. La mise en oeuvre du Plan directeur exigera un partenariat effectif et soutenu de la part du
personnel des minist�res. Compte tenu des interd�pendances croissantes dont il est tenu compte dans le Plan directeur,
les partenariats devront aussi s'�tendre � d'autres minist�res, � d'autres niveaux de gouvernement et au secteur priv�.
Il�faudra chercher activement � les cr�er et � les promouvoir pour mettre en commun les besoins, pour tirer profit des
comp�tences particuli�res, pour r�partir les risques et pour partager l'exp�rience, l'innovation et les
investissements.
Recenser les besoins de gestion du changement
- Application � obtenir des r�sultats. Le Plan directeur constitue un cadre architectural qui sera mis en
oeuvre, et qui sera rajust� au besoin. � cette fin, on lancera un ensemble de projets de renouveau des services qui
permettront de cerner les changements � apporter � la gestion et � la technologie, d'�laborer des plans de migration,
d'offrir des stimulants gr�ce aux succ�s obtenus, et d'entreprendre la mise en oeuvre � l'�chelle du gouvernement. On
concevra parall�lement un projet d'infrastructure d'information �lectronique, toujours � l'�chelle du gouvernement,
pour appuyer ces projets de renouveau des services � mesure qu'ils se r�pandront au sein du gouvernement.
- Mise en oeuvre dans les minist�res. Les minist�res s'inspireront du Plan directeur pour planifier et mettre
en oeuvre leurs propres activit�s de renouveau internes. Ils indiqueront dans des instruments de planification tels que
les plans op�rationnels et les plans de gestion de l'information annuels, � compter de l'exercice 1994-1995, l'approche
qu'ils entendent adopter pour la mise en oeuvre.
Dans l'ensemble, donc, le Plan directeur ne part pas de rien, mais fait suite aux politiques et aux activit�s de
renouveau en cours (par exemple, Am�liorer les services en utilisant l'information et les technologies de fa�on
novatrice�: Orientation strat�gique pour les ann�es�90, publi� par le Conseil du Tr�sor). La transformation
envisag�e dans le Plan directeur se r�alisera par des am�liorations continues. On mesurera et on �valuera constamment
la prestation des services gouvernementaux.
Facteurs primordiaux
- Communications. La transformation des affaires ne pourra r�ussir que si tous les intervenants (les
ministres, les fonctionnaires, leurs clients, l'industrie de la technologie de l'information) oeuvrant � la mise en
place d'un avenir fond� sur la technologie de l'information, sont consult�s pendant toute la dur�e du processus de
conception, d'�laboration et de mise en oeuvre.
Promouvoir la participation et l'engagement
La communication interne permanente est la premi�re �tape pour assurer la transition en douceur des employ�s vers un
environnement ouvert et r�ceptif. Une strat�gie de communication bien g�r�e permettra d'accro�tre la sensibilisation,
d'att�nuer les craintes et de promouvoir la participation et l'engagement de la direction et des employ�s � l'�gard du
processus de changement. Une bonne communication interne est essentielle � la satisfaction de la client�le et �
l'am�lioration des services.
Il importe de consulter l'industrie canadienne pour l'aider � mettre � profit l'exp�rience acquise aupr�s du
gouvernement afin qu'elle puisse se donner des avantages comp�titifs sur les march�s mondiaux.
- Gestion des ressources humaines. Pour r�ussir la mise en oeuvre de la vision du Plan directeur relativement
au renouveau des services, il faudra � tout prix tenir compte de la dimension humaine. Il est essentiel de prendre en
consid�ration d�s le d�part les questions humaines associ�es � la mise en oeuvre de nouveaux principes de gestion et
d'une nouvelle culture organisationnelle d'apprentissage permanent et d'am�lioration des services.
Faire passer la main-d'oeuvre actuelle � la nouvelle culture et aux nouvelles structures, �valuer la composition et
les comp�tences de la main-d'oeuvre, renouveler la formation et le perfectionnement, assurer la communication et la
consultation, doter les employ�s des moyens n�cessaires et les responsabiliser davantage�: voil� une partie seulement
des enjeux de la transition.
Pour que fonctionne une organisation fond�e sur l'information et ax�e sur le service � la client�le, il faudra
compter sur des comp�tences nouvelles et des capacit�s am�lior�es (p.�ex., gestion de r�seaux et de projets,
architecture et conception, services � la client�le, esprit d'�quipe, etc.). Dot�s de moyens, les employ�s devront
fonctionner dans un univers organisationnel plus ouvert et non traditionnel pour offrir des services � valeur
ajout�e.
Il faudra aussi �tre bien convaincu que le changement est une force positive qui doit �tre appliqu�e avec
d�licatesse compte tenu des besoins tant des personnes de l'organisation que de la client�le.
- Information, technologie et op�rations. Les principaux intervenants doivent aborder et r�soudre les
questions relatives � la confidentialit� et � la s�curit� de l'information, aux normes de gestion de l'information et
de la technologie, ainsi que les m�canismes de fixation des prix et de financement pour l'usage de l'infrastructure, de
m�me que l'�laboration et la mise en oeuvre de solutions communes partageables.
- Partenariat avec d'autres gouvernements et avec l'industrie. �tant donn� leurs besoins et leurs int�r�ts
communs, les gouvernements doivent se concerter pour trouver des solutions partageables et optimales concernant la
r�alisation des programmes � l'intention de la population.
L'industrie poss�de le savoir-faire et les ressources n�cessaires pour offrir le mat�riel et les services modernes
qui soutiendront le renouveau des activit�s gouvernementales. Elle a aussi besoin de la client�le de l'administration
publique pour mettre � profit ces investissements et am�liorer sa comp�titivit�.

- Communiquer. L'�bauche du Plan directeur sera communiqu�e aux parties int�ress�es � l'int�rieur et �
l'ext�rieur du gouvernement f�d�ral afin de peaufiner le document, d'obtenir des commentaires, d'obtenir l'engagement
des int�ress�s et de susciter la participation des minist�res dans des projets pilotes. La diffusion du pr�sent
document a commenc� et se poursuivra pendant les quelques mois qui viennent.
- Ent�riner les principes. Les ministres du Conseil du Tr�sor seront pri�s d'adopter les principes �nonc�s
dans le Plan directeur � titre de politique concernant le renouvellement des services gouvernementaux fournis aux
clients internes et externes. Le plan servira de fondement � la conception, � l'adoption et � la promotion d'une
approche int�gr�e et globale de la prestation des services gouvernementaux, apr�s les consultations.
- Examiner les besoins. Il y aura des consultations avec des groupes tels que le Comit� consultatif du
programme du Plan directeur, le Comit� consultatif sur la gestion de l'information, le Comit� des syst�mes du
gouvernement, le Conseil du renouveau administratif, le Sous-comit� de la gestion de l'information du Comit�
consultatif sup�rieur du Conseil du Tr�sor, ainsi qu'avec ce dernier comit�, sur les besoins en mati�re de ressources,
de comp�tences, de m�thodes et de processus de r�gie. Cette activit� aura lieu concurremment avec les activit�s de
communication.
- Lancer les projets de renouveau des services. Le Bureau de la gestion, des syst�mes et de la technologie de
l'information collaborera avec les minist�res et les centres de d�cision pour choisir la premi�re s�rie de projets de
renouveau. Le gouvernement f�d�ral cherchera activement des partenaires parmi le secteur priv� et les autres paliers de
gouvernement. Les principaux intervenants institutionnels organiseront et planifieront la mise en oeuvre des projets;
le BGSTI les appuiera au besoin. Cette �tape aura lieu au d�but du deuxi�me semestre de 1994.
- Lancer le projet d'infrastructure de la technologie de l'information � l'�chelle du gouvernement. On
examinera les questions relatives � l'�laboration de l'infrastructure �lectronique pour l'ensemble du gouvernement, en
partie pour r�pondre aux besoins de connectivit� de la premi�re s�rie de projets de renouveau des services et des
s�ries qui suivront. Ce projet sera r�alis� en �troite collaboration avec Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada, Industrie Canada et d'autres parties int�ress�es, parall�lement aux projets de renouveau des services.
Certains minist�res utilisent d�j� le pr�sent Plan directeur pour la planification et la mise en oeuvre de leurs
propres activit�s de renouveau internes. Ce plan propose aux minist�res de collaborer en partageant leurs exp�riences
(tant leurs �checs que leurs r�ussites), leurs frais et leurs efforts d'�laboration, de m�me que leurs
solutions.
Principes d'architecture
Les principes d'architecture sont des �nonc�s simples et directs concernant l'orientation ou la pratique privil�gi�e
en mati�re d'architecture. Ils contribuent � l'�tablissement d'un contexte pour les d�cisions de conception
architecturale et un langage commun pour les gestionnaires des op�rations et de la technologie dans leurs prises de
d�cision relativement � la technologie. Ils portent sur la fa�on dont l'organisation se propose de mener ses activit�s
et sur la fa�on dont elle entend utiliser la technologie de l'information pour soutenir ses op�rations. Tout comme les
r�glements de zonage, les principes changent relativement peu fr�quemment.
Chaque principe �nonce une conviction fondamentale de l'organisation qui peut �tre comprise par le personnel tant
technique que non technique. Chaque principe est illustr� avec une justification qui �tablit un lien avec les �l�ments
moteurs des op�rations (c.-�-d. l'am�lioration du service et la r�duction des co�ts). Sont aussi mentionn�es les
r�percussions particuli�res de chaque principe ou les cons�quences de son adoption. Les mesures � prendre peuvent
servir de fondement � l'�laboration de plans d'action pr�cis.
Il existe des r�percussions qui sont communes � la plupart des principes et qui n'ont pas �t� mentionn�es
explicitement. Les voici�:
- la n�cessit� de revoir, de modifier ou de concevoir des r�gles et des proc�dures r�gissant la gestion, le
fonctionnement et l'utilisation des services;
- la n�cessit� de songer aux possibilit�s d'application � divers niveaux de gouvernements;
- les r�les et responsabilit�s des clients et des fournisseurs de services;
- les investissements initiaux et permanents dans la technologie;
- les besoins de ressources et les ensembles de comp�tences n�cessaires (p.�ex., les besoins de sp�cialistes);
- l'importance de la gestion des ressources humaines, du partage des valeurs, de la cr�ation d'un milieu de travail
r�ceptif et souple, et de l'affectation de temps et de ressources � l'am�lioration intellectuels, des comp�tences et
des capacit�s des employ�s.
On trouvera au chapitre sur l'approche de la mise en oeuvre plus de renseignements sur les personnes qui devraient
tenir compte des r�percussions et sur le moment o� ces r�percussions seront d�finies dans le processus de
consultation.
Il y a cinq cat�gories de principes architecturaux qui correspondent aux cinq optiques de l'architecture.
- Les principes relatifs � la conduite des affaires r�gissent l'ensemble de l'architecture.
- Les principes relatifs au travail orientent la fa�on dont la technologie de l'information doit soutenir
l'organisation du travail.
- Les principes relatifs � l'information orientent la fa�on dont les ressources en information sont utilis�es
et g�r�es.
- Les principes relatifs aux applications orientent la fa�on dont les applications seront construites, mises
en oeuvre et g�r�es.
- Les principes relatifs � la technologie orientent la fa�on dont les �l�ments de la technologie seront
choisis, acquis, assembl�s et g�r�s.
Principes relatifs � la conduite des affaires
Accent sur le service � la client�le
Les besoins de la client�le orienteront la conception et la prestation des services gouvernementaux.
Justification
- La qualit� du service (d'apr�s la client�le) est une mesure fondamentale du gouvernement et est l'�l�ment le plus
visible et le plus tangible.
- Ce principe t�moigne de l'intention d'am�liorer le service � la client�le.
R�percussions
- La n�cessit� de normes de service qui sont du domaine public et qui sont li�es aux co�ts de la prestation des
services.
- La n�cessit� de faire correspondre �troitement les attentes de la client�le avec la capacit� d'offrir ces
services.
- La n�cessit� de communiquer les normes de service et de g�rer les services en cons�quence.
- La n�cessit� de consulter les clients de fa�on continue.
- Les clients s'attendent de plus en plus � ce que la technologie serve � la prestation des services.
- Les services doivent �tre accessibles dans les langues officielles du Canada.
Gestion des ressources humaines
Les employ�s, leur participation, leur perfectionnement et leur engagement, seront essentiels au renouveau du
mode de conduite des affaires.
Justification
- Il est essentiel � la r�ussite de la transformation des affaires d'obtenir la participation et l'engagement des
employ�s et de r�soudre les probl�mes li�s � la gestion des ressources humaines. Avec la connaissance qu'ils poss�dent,
les employ�s sont en mesure de savoir ce que le client exige et ils jouent un r�le essentiel dans la mise en oeuvre des
processus de restructuration et d'am�lioration de la prestation des services.
- En participant au renouveau des affaires du gouvernement, les employ�s ont l'occasion d'�tablir un lien entre leurs
comp�tences, leur perfectionnement et leurs aspirations professionnelles, d'une part, et l'orientation de
l'organisation, d'autre part.
R�percussions
- La n�cessit� de consulter activement les employ�s, d'obtenir leur participation et de les int�grer � l'�quipe
pendant tout le processus du renouveau, c.-�-d. de la conception � la mise en oeuvre.
- La n�cessit� d'une communication franche, honn�te et opportune avec tous les employ�s et de consultations avec
leurs agents de n�gociation.
- La n�cessit� d'une analyse rigoureuse et approfondie des cons�quences, des strat�gies et des co�ts en mati�re de
ressources humaines comme �l�ment pr�alable � l'approbation des projets. Des sp�cialistes des ressources humaines
doivent participer � tous les projets d�s le d�but pour contribuer � recenser toute la gamme des enjeux concernant les
ressources humaines d�coulant de la restructuration.
- La direction du minist�re doit �tre d�termin�e � cr�er un climat d'apprentissage et de perfectionnement continus
dans un milieu de travail souple et r�ceptif.
- La solution des probl�mes relatifs aux ressources humaines exigera du temps de l'argent.
Solutions communes partageables
On r�pondra aux besoins communs par des solutions communes et partageables.
Justification
- Ne pas r�inventer la roue et r�duire ainsi les co�ts.
- Offrir une occasion de r�duire les co�ts de recyclage du personnel et du double emploi.
- Favoriser la mobilit� du personnel et par cons�quent en faire une meilleure utilisation.
R�percussions
- La n�cessit� de normes ouvertes pour faciliter le partage dans de nombreux domaines.
- La n�cessit� de services modulaires pour l'administration publique.
- La n�cessit� de m�canismes � la grandeur du gouvernement pour faire ressortir les besoins communs et pour
promouvoir l'innovation ainsi que des solutions communes et partageables.
- La mise en oeuvre sera longue.
Partenariat
On proc�dera � des alliances strat�giques avec d'autres gouvernements et avec le secteur priv�.
Justification
- Appliquer des solutions plus rentables en ayant recours � d'autres parties qui ont des comp�tences particuli�res
que l'administration publique ne poss�de pas ou qui ont des besoins communs.
- Mettre � profit des occasions �largies d'appliquer des solutions communes et partageables�:
- en comptant sur la capacit� d'investissement par des tiers;
- en �tablissant des relations innovatrices.
R�percussions
- La n�cessit� d'un cadre de politique souple et respectueux en m�me temps des principes fondamentaux des march�s de
l'�tat (ouverture, transparence, accessibilit�, �quit�).
- La n�cessit� d'un m�canisme pour recenser des occasions de partenariat et pour trouver et choisir les
partenaires.
- La n�cessit� de d�terminer les r�les, les responsabilit�s et les obligations de rendre compte des partenaires,
notamment les normes de service.
- La n�cessit� de g�rer les relations permanentes avec nos partenaires strat�giques.
- La n�cessit� de pr�voir les mesures de protection n�cessaires � la confidentialit�, la s�curit� et l'acc�s.
- La n�cessit� de tenir compte des langues officielles dans l'�valuation et la mise en oeuvre des occasions de
partenariat.
Reddition de compte
On pr�voira, dans la conception et dans la prestation des services gouvernementaux, des normes de rendement en
mati�re de reddition de compte ainsi que des moyens d'�valuation.
Justification
- R�duire les co�ts de la main-d'oeuvre directe pour le contr�le et les frais g�n�raux associ�s � un syst�me de
contr�le distinct.
- Savoir sur quoi s'appuyer pour am�liorer les services.
R�percussions
- La n�cessit� de d�finir clairement une notion d'obligation de rendre compte convenant � la fois au fournisseur et �
l'utilisateur de services.
- La n�cessit� de pr�parer des rapports sur le rendement actuel en le comparant aux normes de service
traditionnelles.
- La n�cessit� d'un m�canisme pour faire en sorte que les �l�ments quantitatifs n�cessaires soient recueillis.
Recours � la technologie
On mettra le plus possible � contribution la technologie de l'information dans la refonte du mode de prestation
des services gouvernementaux.
Justification
- R�duire les co�ts de main-d'oeuvre directs pour les t�ches tr�s manuelles et les frais g�n�raux relatifs � la
gestion, au soutien et aux installations.
- Am�liorer le service (r�action plus rapide, erreurs moins nombreuses, collecte d'une meilleure information de
gestion, accessibilit� de l'information).
- Am�liorer le service en donnant aux employ�s les moyens d'ex�cuter des fonctions fond�es sur la connaissance et �
plus grande valeur ajout�e.
R�percussions
- La n�cessit� d'une capacit� permanente pour rep�rer, �valuer, promouvoir et exploiter les occasions de la
technologie dans l'ensemble du gouvernement.
- La n�cessit� d'encourager l'innovation et la participation directe, et dans les plus brefs d�lais, des
fonctionnaires touch�s dans la conception et la mise en oeuvre d'affaires restructur�s.
- La n�cessit� de normes.
- La n�cessit� de programmes de formation et de recyclage afin que les employ�s soient en mesure de faire le meilleur
usage possible des technologies.
Principes relatifs au travail
Guichet unique et service homog�ne
Les services gouvernementaux seront offerts aux clients communs par l'entremise d'un guichet unique et seront
exempts d'obstacles fonctionnels et organisationnels.
Justification
- Am�liorer les services puisque les clients n'auraient plus � traiter avec des fonctions administratives, des
programmes et des minist�res distincts pour r�aliser une transaction.
R�percussions
- La n�cessit� de mettre l'accent sur le service � la client�le.
- La n�cessit� pour l'organisation enti�re de s'engager � appliquer le concept � cause des r�percussions potentielles
sur les structures organisationnelles existantes.
- La n�cessit� d'une gestion active des relations avec d'autres services, fournisseurs et parties externes offrant un
guichet unique.
- La n�cessit� de r�gles et de proc�dures relatives � la prestation des services et de normes de niveau de service
pour guider le fonctionnement du concept de guichet unique.
- La n�cessit� de cr�er de nouveaux r�seaux de coop�ration et d'acheminement des communications.
- La n�cessit� d'une adaptation � plus long terme aux structures organisationnelles pour obtenir les avantages
maximaux de la prestation des services � la client�le par guichet unique.
- Il ne s'agit pas d'�liminer le service sp�cialis� lorsqu'il est justifi�.
Rationalisation
Le processus qui intervient entre le client et la prestation du service gouvernemental sera r�duit au
minimum.
Justification
- R�duire les co�ts tant pour le client que pour le fournisseur de services en �liminant les processus interm�diaires
ne comportant pas de valeur ajout�e une fois la technologie en place.
- Am�liorer le service � la client�le, l'accent �tant mis sur les t�ches qui contribuent � r�pondre aux besoins de la
client�le.
R�percussions
- La n�cessit� d'axer le personnel sur le besoin du client plut�t que sur les t�ches.
- La n�cessit� d'examiner les questions li�es � l'obligation de rendre compte dans la rationalisation du
service.
- La n�cessit� de r�investir les �conomies de temps et d'argent d�coulant de la rationalisation des processus dans de
nouvelles activit�s souhaitables.
- Les r�percussions sur les responsabilit�s et les emplois actuels, lesquels doivent �tre red�finis � la lumi�re des
nouveaux processus.
- Les services doivent avoir une apparence et donner une impression uniformes touchant l'acc�s direct et le libre
service.
Choix
L� o� c'est possible et justifiable sur le plan des co�ts, les clients disposeront d'une gamme d'options sur la
fa�on d'obtenir les services gouvernementaux.
Justification
- Am�liorer le service en offrant au client la possibilit� de choisir le syst�me qui correspond le mieux � ses
besoins, dans une gamme d'options de service abordables.
R�percussions
- La n�cessit� d'un m�canisme de r�troaction pour comprendre l'�volution des pr�f�rences et des besoins de la
client�le.
- La n�cessit� d'un cadre d'�valuation pour conna�tre les co�ts et les avantages des nouvelles et anciennes options
de prestation des services.
- La n�cessit� de mesures de rendement pour comparer la qualit� des options de prestation des services.
- La n�cessit� d'un investissement dans la technologie de r�seau pour soutenir de multiples solutions de prestation
par l'utilisateur final.
Uniformit�
Si des services diff�rents exigent des activit�s semblables, on m�nera ces activit�s de la m�me fa�on.
Justification
- R�duire les co�ts�:
- en �liminant les processus administratifs ou de programme qui n'ont aucune valeur ajout�e;
- en r�duisant les besoins de conception, de mise en oeuvre, de maintenance et de formation relatifs aux diff�rentes
activit�s de travail;
- en favorisant les applications communes afin de donner aux fonctionnaires une meilleure mobilit� dans
l'administration publique.
R�percussions
- La n�cessit� d'une terminologie, de d�finitions et de transactions communes.
- La n�cessit� de politiques et proc�dures relatives aux processus transform�s, particuli�rement pour la
r�affectation du personnel dans les secteurs fonctionnels communs.
- Il sera plus facile de transformer les services ayant une apparence et donnant une impression uniformes en
processus homog�nes.
- Les processus et les activit�s qui n'ont pas de valeur ajout�e seront �limin�s.
- La mise en oeuvre sera longue �tant donn� la difficult� d'�tablir un consensus entre les nombreux minist�res qui
participent aux fonctions de prestation communes.
Affranchissement des contraintes de temps et de lieu
Les clients auront acc�s aux services gouvernementaux en tout temps et en de nombreux lieux si la chose est
justifi�e sur le plan des co�ts et n�cessaire.
Justification
- Rendre possible la r�duction des co�ts tels que ceux des immobilisations, des locaux et du transport, en
recherchant surtout les endroits g�ographiques moins co�teux, ainsi que les applications r�seaux mettant � contribution
� la technologie de l'information.
- Am�liorer le service puisque les clients se procurent les services quand ils le jugent � propos.
R�percussions
- La n�cessit� de procurer aux personnes autoris�es les outils et les privil�ges d'acc�s n�cessaires pour communiquer
dans l'ensemble du r�seau.
- La n�cessit� de normes de qualit� bien d�finies pour permettre l'autonomie quant au lieu et au moment.
- La n�cessit� de r�pondre aux attentes des personnes ayant des besoins particuliers.
- La n�cessit� d'investir dans le r�seau de t�l�communication et d'informatique, ainsi que dans leurs liaisons.
- Les services automatis�s doivent �tre offerts dans les deux langues officielles.
Am�lioration continue du service
Les services seront am�lior�s de fa�on continue, les m�canismes d'�valuation �tant inscrits dans les processus de
service.
Justification
- Il faut absolument d�finir les niveaux de service pour que les cadres hi�rarchiques puissent r�agir constamment aux
r�ductions des budgets de fonctionnement, et faire les investissements n�cessaires dans la technologie et dans des
niveaux de service pr��tablis.
- L'am�lioration du service ne se produit pas qu'une seule fois, mais constamment.
R�percussions
- La n�cessit� de revoir la relation de l'organisation avec les groupes ext�rieurs quand il y a restructuration.
- La n�cessit� pour un cadre d'�valuer le rendement qui tient compte des niveaux de service et des ressources
disponibles.
- La n�cessit� de repenser le cadre de gestion pour l'axer sur le service � la client�le.
- La direction et les employ�s doivent de plus en plus participer collectivement.
- Certains processus et activit�s pourraient �tre �limin�s.
Principes relatifs � l'information
Gestion de l'information gouvernementale
L'information gouvernementale, sous toutes ses formes (p.�ex., imprim�e, vocale, �lectronique ou visuelle), est
une ressource strat�gique qui sera effectivement g�r�e tout au long de son cycle de vie.
Justification
- Am�liorer le service�:
- en renfor�ant la disponibilit� et la qualit� de l'information relatives au traitement des transactions et aux
prises de d�cision;
- fournir aux clients et aux prestataires de services l'information dont ils ont besoin, par l'interm�diaire de m�dia
divers et sous des formes �galement diverses.
R�percussions
- La n�cessit� de g�rer effectivement l'information gouvernementale et les �m�tadonn�es� connexes (c'est-�-dire
l'information sur l'information, y compris les processus de travail li�s � cette derni�re, l'information elle-m�me, et
les applications ainsi que la technologie de soutien).
- La n�cessit� d'�tablir des normes en mati�re de reddition de compte et de service pour la gestion de l'information
et des m�tadonn�es.
- La n�cessit� de pouvoir classer et d�finir les donn�es et les m�tadonn�es.
- La n�cessit� d'offrir des services de r�pertoire pour fournir aux clients un moyen s�r, simple et pr�cis de trouver
l'information gouvernementale, et de fournir des services de d�p�t pour le stockage des m�tadonn�es.
- La n�cessit� d'�tablir des politiques et de fournir une orientation relativement � la production et � la
publication de l'information gouvernementale ainsi qu'� l'�tablissement de son prix, y compris en ce qui a trait aux
questions touchant les droits d'auteur de l'�tat.
- La n�cessit� d'int�grer la gestion de l'information sur support �lectronique et de l'information sur support papier
ainsi que celle des r�seaux phoniques et des r�seaux informatiques.
- La n�cessit� d'adopter des textes l�gislatifs et des politiques pour faciliter l'acc�s du public appropri� �
l'information gouvernementale par l'interm�diaire de sources diverses (c'est-�-dire les biblioth�ques, l'industrie et
les r�seaux d'information priv�s).
- La n�cessit� d'applications et d'infrastructures technologiques capables d'entreposer, de transporter et de traiter
l'information sous des formes et dans des m�dias multiples.
Administration des donn�es
Toute l'information gouvernementale sera assujettie � l'administration des donn�es pour que les d�finitions
utilis�es soient communes, pour que son int�gralit� soit pr�serv�e et pour qu'il y ait uniformit� d'usage.
Justification
- Am�liorer le service gr�ce � une qualit� et � une uniformit� accrues de l'information et am�liorer l'efficacit�
globale des syst�mes d'information de gestion.
- R�duire les co�ts du fait que la gestion de l'information est plus efficiente et plus facile.
- Favoriser la saisie des donn�es une seule fois et le partage de solutions et de donn�es � jour et exactes pour les
besoins des processus communs.
R�percussions
- La n�cessit� d'un dictionnaire des donn�es et d'un service d'archivage.
- La n�cessit� de tenir un catalogue complet des d�finitions de donn�es normalis�es.
- La n�cessit� de m�canismes permettant d'acc�der aux d�finitions normalis�es de l'information et de les communiquer
aux concepteurs des syst�mes.
- La n�cessit� de normes de donn�es communes � tous les niveaux de l'architecture de l'information de la prestation
des programmes du gouvernement.
Partage et r�utilisation de l'information
L'information sera saisie une seule fois, le plus pr�s possible de la source, puis partag�e et r�utilis�e par les
utilisateurs autoris�s.
Justification
- R�duire les co�ts�:
- en �liminant la saisie en double des donn�es et en r�duisant les erreurs d�coulant de la transcription et de la
nouvelle saisie;
- en am�liorant l'uniformit� de l'information afin de la partager et de la r�utiliser et �liminer la saisie et
l'emmagasinement en double des donn�es;
- en am�liorant la qualit� de l'information du fait d'une normalisation accrue, afin qu'il soit moins n�cessaire de
concilier des informations incoh�rentes et qu'on r�duise les risques de mauvaises d�cisions fond�es sur de
l'information erron�e.
- Am�liorer le service en n'obligeant plus les clients � fournir de l'information qui a d�j� �t� saisie.
R�percussions
- La n�cessit� d'une infrastructure des applications et de la technologie pour soutenir la transmission �lectronique
de l'information du point de saisie au point d'utilisation.
- La n�cessit� d'une infrastructure de la technologie et d'outils permettant aux utilisateurs de rep�rer toute
l'information dont ils ont besoin pour leur travail et d'y acc�der.
- La n�cessit� de normes � la grandeur du gouvernement pour la description et la d�finition de l'information commune
et sp�cifique.
- La n�cessit� de d�finir les exigences des utilisateurs pour qu'ils acc�dent � l'information.
- La n�cessit� de prot�ger la confidentialit� et la s�curit� de l'information conform�ment aux lois applicables et
aux meilleures pratiques de gestion.
- L'information commune et sp�cifique doit �tre conforme aux mod�les et aux normes � la grandeur du
gouvernement.
- Faire en sorte que l'information soit accessible et que la qualit� de l'information soit maintenue.
�change d'information
Une fois saisie, l'information gouvernementale devrait �tre emmagasin�e et �chang�e �lectroniquement pour �viter
qu'elle soit transcrite ou saisie de nouveau manuellement.
Justification
- R�aliser des �conomies gr�ce � la r�duction de l'usage et de l'entreposage du papier, � une productivit� accrue, �
la r�duction du taux d'erreurs de saisie et de la n�cessit� du rapprochement de l'information.
- Am�liorer le service du fait que l'information n�cessaire sera facilement disponible et que son int�grit� sera plus
s�re.
R�percussions
- La n�cessit� d'assurer la s�curit� et la confidentialit� n�cessaires de l'information afin que seuls les
utilisateurs autoris�s qui doivent en prendre connaissance puissent acc�der aux donn�es.
- La n�cessit� de normes d'�change des donn�es et d'un r�seau commun pour acc�der � ces donn�es.
- La n�cessit� d'adopter une politique relative aux responsabilit�s touchant l'entretien des donn�es.
- L'�change des donn�es informatis�es peut avoir des r�percussions sur l'organisation du travail.
Protection de l'information
La s�curit�, l'int�gralit� et la confidentialit� de l'information gouvernementale seront garanties gr�ce � la
fusion des mesures de s�curit� de la technologie de l'information et des mesures de s�curit� mat�rielles ainsi que des
enqu�tes de s�curit� sur le personnel et des autres activit�s du m�me genre.
Justification
- R�duire les co�ts du fait que l'information est prot�g�e contre la perte, l'endommagement, l'acc�s non autoris� ou
la modification, et abaisser les frais de r�cup�ration de l'information.
R�percussions
- La n�cessit� d'adopter une approche int�gr�e pour assurer la confidentialit�, l'int�gralit� et la disponibilit� de
l'information et des processus connexes dans la conception des syst�mes et de la technologie de l'information.
- La n�cessit� de m�canismes de s�curit� et de sauvegarde.
- La n�cessit� de solutions peu co�teuses en mati�re de s�curit� pour les syst�mes en r�seau local.
Conservation de l'information
L'information gouvernementale ne sera conserv�e que si elle est n�cessaire � la conduite des affaires du
gouvernement, ou si elle r�pond � une exigence pr�vue par la loi ou par une politique, ou encore si elle a une
importance historique ou archivistique.
Justification
- R�duire les co�ts du fait de l'�limination de l'emmagasinement et de la gestion de l'information qui n'est plus
n�cessaire.
- Am�liorer le service du fait que l'information n�cessaire est disponible au moment voulu et que l'information
p�rim�e est supprim�e tandis que l'information de valeur permanente est conserv�e.
R�percussions
- La n�cessit� de consid�rer la conservation et l'�limination de l'information comme une partie de la gestion de la
dur�e de vie de l'information.
- La n�cessit� d'int�grer les exigences relatives � la conservation et � l'�limination de l'information dans la
conception des syst�mes et de la technologie de l'information.
- La n�cessit� de pr�voir des services pour l'archivage et l'�limination de l'information.
G�rance
Il incombera � des unit�s organisationnelles d�termin�es de g�rer certaines cat�gories d�sign�es d'information
gouvernementale, ce qui permettra de garantir l'int�gralit�, la qualit� et la pertinence de l'information, et de
limiter son accessibilit� aux seuls utilisateurs autoris�s.
Justification
- Am�liorer le service du fait que�:
- les gestionnaires et le personnel peuvent compter sur une information fiable et accessible;
- les clients ont acc�s � l'information selon les besoins et les fournisseurs de services disposent des moyens
d'offrir des services r�pondant aux besoins.
- R�duire les co�ts. La productivit� �tant am�lior�e, l'employ� charg� d'une responsabilit� dispose de l'information
n�cessaire pour ex�cuter ses t�ches.
R�percussions
- La n�cessit� de d�finir le r�le de gardien et d'�laborer un cadre pour l'obligation de rendre compte.
- La n�cessit� de normes de rendement pour mesurer l'efficacit� du r�le du gardien.
- La n�cessit� de d�finir les normes pour l'�change de donn�es (p.�ex., bandes magn�tiques, EED).
- La n�cessit� de d�terminer l'information � rendre accessible � divers fournisseurs de services.
- La n�cessit� d'une politique relative � la propri�t� des donn�es.
- La n�cessit� de services de r�pertoires pour faciliter l'acc�s aux donn�es n�cessaires.
- L'acc�s � l'information doit �tre possible peu importe l'emplacement physique ou la forme de l'information.
- La n�cessit� de g�rer l'accessibilit� � l'information conform�ment aux politiques du Conseil du Tr�sor.
Principes relatifs aux applications
Partage des syst�mes
Les syst�mes informatiques appuyant les fonctions ou processus communs seront partag�s � l'�chelle de tout le
gouvernement.
Justification
- R�duire les frais d'�laboration et de maintenance des syst�mes puisque les minist�res ne g�reraient plus ceux-ci
s�par�ment.
- Am�liorer le service gr�ce � l'am�lioration de la gestion du �produit� et � l'accroissement de la capacit� de
partage de l'information.
R�percussions
- La n�cessit� d'�tablir un cadre de gestion ax� sur l'utilisateur avec des responsabilit�s clairement d�finies
relativement aux syst�mes partag�s.
- La n�cessit� de r�gler les questions relatives � la gestion du changement.
- La n�cessit� de trouver des m�canismes pour financer les efforts de collaboration.
- La n�cessit� de planifier et de coordonner l'�laboration et la migration des applications partag�es.
- La n�cessit� de tenir compte de facteurs tels que les besoins op�rationnels des minist�res et les investissements
faits par ceux-ci dans les syst�mes existants.
- La mise en oeuvre prendra du temps.
Modularit�
Les applications seront con�ues � l'aide d'�l�ments modulaires pour les fonctions de base et
optionnelles.
Justification
- R�duire les co�ts du fait�:
- que des solutions partageables et communes sont encourag�es;
- que chaque application est moins co�teuse et plus rapide � d�velopper et � maintenir;
- que sont offertes de nouvelles fa�ons de travailler parce que les �l�ments des syst�mes peuvent �tre facilement
reconfigur�s.
R�percussions
- La n�cessit� de d�terminer les crit�res pour d�terminer les modules d'application.
- La n�cessit� de sensibiliser les gens aux modules de base.
- La n�cessit� d'encourager des approches relatives � la conception des syst�mes de fa�on � assurer la modularit� et
la s�paration des fonctions des applications.
- La n�cessit� d'une organisation et d'un m�canisme pour conduire et diriger l'utilisation des �l�ments des
applications modulaires.
- La n�cessit� de reconna�tre les exigences � la fois communes et particuli�res de la client�le.
- La pr�f�rence accord�e aux applications toutes faites plut�t qu'au d�veloppement sur mesure, si elles sont
disponibles et rentables.
- La s�paration fonctionnelle doit �tre invisible pour l'utilisateur.
�laboration rapide des applications
Pour limiter les risques li�s � l'�laboration des applications, utiliser des �quipes mixtes d'�laboration
charg�es de r�aliser des projets de courte dur�e (c.-�-d. de 4 � 6 mois), ax�s sur la production d'un prototype
fonctionnel qui pourra �tre am�lior� par une s�rie d'it�rations successives jusqu'� la mise en oeuvre.
Justification
- R�duire les frais en �liminant l'apport de modifications inutiles et co�teuses aux fonctions et aux conceptions, ce
qui permettra d'�viter les retards et les d�passements de budget.
- R�duire les co�ts li�s aux �checs gr�ce � la pr�sence de points de d�cision � chaque �tape successive du processus
de perfectionnement du prototype.
- Am�liorer le service en faisant collaborer �troitement les clients et les professionnels de la technologie de
l'information dans l'�laboration des applications et en fournissant aux clients des syst�mes qui peuvent r�pondre
rapidement � l'essentiel de leurs besoins.
R�percussions
- Les utilisateurs assumeront une plus grande responsabilit� dans l'�laboration des applications.
- Il faudra trouver des outils d'�laboration rapide des applications permettant un prototypage rapide parmi des
plates-formes multiples.
- Il faudra r�viser la m�thodologie relative au cycle de d�veloppement des syst�mes qui appuiera cette approche
it�rative.
- Les minist�res devraient changer leur attitude, de fa�on � favoriser les partenariats avec les clients en mati�re
de technologie de l'information, dans des d�lais serr�s et exigeants.
- Les professionnels de la technologie de l'information devront acqu�rir les comp�tences n�cessaires pour g�rer de
courts projets d'�laboration rapide des applications.
Capacit� de r�utilisation
Les applications seront con�ues de fa�on � utiliser des �l�ments communs et partageables.
Justification
- R�duire les co�ts du fait�:
- que la r�utilisation est facilit�e pour encourager l'usage efficient des ressources et minimiser le double
emploi;
- qu'il faut moins de temps pour d�velopper et maintenir les nouvelles applications.
R�percussions
- La n�cessit� d'une m�thodologie et d'une organisation responsable pour rep�rer, acqu�rir et g�rer les modules
communs.
- La n�cessit� de d�terminer qui est charg� de maintenir les modules.
- La n�cessit� d'un service d'archivage pour les modules et les documents communs.
- La n�cessit� de d�terminer les besoins communs auxquels on peut r�pondre par des �l�ments communs et partag�s,
compte tenu du fait que les besoins uniques de certains clients ne peuvent �tre satisfaits de cette fa�on.
- L'utilisation de modules communs aura des r�percussions importantes sur le processus de d�veloppement actuel de la
technologie de l'information.
D�centralisation
Les applications et les outils seront structur�s de fa�on � ce qu'ils puissent �tre reproduits et d�centralis�s
dans le r�seau d'entreprise du gouvernement.
Justification
- R�duire les co�ts de fonctionnement du r�seau du fait que les applications sont facilement r�parties et maintenues
au moyen du r�seau.
- Am�liorer le service du fait que les clients disposent des applications n�cessaires lorsqu'ils en ont besoin.
R�percussions
- La n�cessit� de d�finir les niveaux d'architecture et les univers des applications qu'ils soutiennent.
- La n�cessit� de tenir compte de tous les co�ts connexes et des probl�mes de gestion li�s � la
d�centralisation.
- La n�cessit� de tenir compte des divers crit�res pour d�terminer l'endroit o� seront plac�es les applications.
- La n�cessit� de classer, d'organiser, de d�centraliser et de g�rer les applications d'apr�s leur champ
d'utilisation.
- La n�cessit� d'offrir l'acc�s aux applications peu importe leur emplacement concret.
- La n�cessit� d'examiner les questions relatives aux accords de licence, aux partenariats et aux ententes de partage
pour les applications.
- La d�centralisation physique des applications peut �tre souhaitable pour am�liorer l'accessibilit�.
- Les applications peuvent r�sider sur diverses plates-formes et fonctionner seules ou avec d'autres.
- La n�cessit� possible de contr�les accrus, comme des proc�dures de sauvegarde et de r�cup�ration, �tant donn� la
plus grande dispersion.
Interfaces d'interapplications normalis�es
On utilisera des interfaces normalis�es entre les modules d'applications pour faciliter le partage de
l'information et le transfert des transactions.
Justification
- R�duire les co�ts et am�liorer le service du fait�:
- que le partage et la r�utilisation sont encourag�s;
- que la connectivit� et l'int�gration sont encourag�es;
- que la modularit� est maintenue.
R�percussions
- La n�cessit� de normes d'interface de programme d'application (IPA).
- La n�cessit� d'un processus pour fixer, adopter et g�rer les normes d'interface de programme d'application.
- La n�cessit� d'une gestion des donn�es au niveau de l'infrastructure pour les messages interapplications.
- S'il y a lieu, les applications seront interconnect�es entre les fonctions administratives et dans l'ensemble du
gouvernement.
Uniformit�
Les applications seront con�ues afin de pouvoir utiliser des interfaces utilisateurs normalis�es qui r�pondent
aux normes de l'industrie et qui soient uniformes d'aspect et de contact pour les utilisateurs des multiples
applications et outils.
Justification
- R�duire les co�ts du fait�:
- que l'utilisation est facilit�e, d'o� une am�lioration de l'efficience;
- qu'il faut moins de formation et de recyclage du personnel qui utilise les applications nouvelles ou �largies;
- qu'est supprim�e une bonne partie du codage et des tests pour le d�veloppement et la maintenance.
R�percussions
- La n�cessit� de prendre des d�cisions concernant les meilleures interfaces � adopter.
- La n�cessit� d'�valuer les produits d'interfaces utilisateurs dans l'industrie.
- La n�cessit� de d�finir les cat�gories d'utilisateurs et de postes de travail.
- Favoriser la mobilit� du personnel pour obtenir une meilleure utilisation des employ�s.
- La mise en oeuvre sera longue en ce qu'il est essentiellement difficile de s'entendre sur une application et une
apparence communes.
- La n�cessit� d'�tablir une distinction entre la gestion des interfaces utilisateurs et l'application.
- L'interface utilisateur doit comprendre des options permettant de r�pondre aux besoins d'utilisateurs
particuliers.
Principes relatifs � la technologie
Modularit�
L'architecture utilisera des �l�ments technologiques permettant facilement l'expansion, l'augmentation de
capacit� et la substitution, avec des perturbations minimales dans les services.
Justification
- R�duire les co�ts de d�veloppement du fait que seront prescrits et utilis�s des �l�ments permettant une approche
par modules pour l'�laboration de l'architecture technique.
- Favoriser l'am�lioration du service et la souplesse de fonctionnement compte tenu des changements constants dans
les activit�s, l'organisation et la technologie.
- Favoriser l'utilisation efficiente de la technologie en faisant en sorte que les plates-formes r�pondent aux
exigences locales et que les �l�ments puissent �tre r�utilis�s.
R�percussions
- La n�cessit� de pr�ciser et d'�laborer des �l�ments normalis�s pour les univers des applications, les univers
techniques et les types de plates-formes de mat�riel.
- La n�cessit� d'un m�canisme pour g�rer et maintenir les �l�ments.
- La n�cessit� d'une strat�gie soign�e de migration avec de nouveaux investissements.
- Les fournisseurs doivent d�velopper des familles de fonctionnalit�s sp�cialis�es pouvant servir avec les divers
�l�ments de traitement du gouvernement (c.-�-d. qui sont �volutives).
- L'architecture doit �tre en mesure de tirer profit des d�veloppements ext�rieurs.
- Les technologies �volutives seront pr�f�r�es � d'autres choix plus limit�s.
Interfonctionnement, connectivit�, portabilit�
Les �l�ments de la technologie de l'information seront interactifs gr�ce � des outils modernes de connectivit� et
� des �l�ments et interfaces normalis�es.
Justification
- Am�liorer le service en faisant en sorte que chaque poste de travail et utilisateur autoris�s puissent avoir acc�s
� l'ensemble des applications, des services et des donn�es dans le r�seau d'entreprise du gouvernement.
- Offrir des solutions rentables au gouvernement gr�ce � une concurrence accrue sur le march�.
R�percussions
- La n�cessit� de normes pour les univers de traitement, de r�seau et de d�veloppement.
- La n�cessit� d'�laborer des sp�cifications fond�es sur des normes reconnues et des outils communs de connectivit�
et d'interface. �viter le plus possible des solutions exclusives au gouvernement du Canada pour favoriser des solutions
ouvertes ind�pendantes des fournisseurs.
- La n�cessit� d'accorder plus d'importance � la s�curit�, � la largeur de bande du r�seau et au co�t des
t�l�communications.
- La n�cessit� de faire en sorte que les anciens syst�mes soient en interface avec les nouveaux, en attendant qu'ils
soient remplac�s ou am�lior�s pour qu'ils r�pondent aux crit�res d'�ouverture�.
D�centralisation
S'il y a lieu, les technologies de traitement, d'emmagasinement et de communication pourraient �tre
d�centralis�es � des niveaux multiples dans l'architecture, pour appuyer les op�rations dispers�es exig�es par la
conduite des affaires.
Justification
- Am�liorer le service en reconnaissant la diversit� des besoins en mati�re d'acc�s et de partage des applications,
des services et de l'information dans les divers minist�res, selon les niveaux de travail et de gestion, et le lieu de
travail.
- Assurer une souplesse pour placer les applications, les services et l'information � divers niveaux et en divers
lieux de travail pour optimiser le rendement, la disponibilit�, le co�t, la gestion et d'autres facteurs.
R�percussions
- La n�cessit� de d�terminer la fa�on de fournir des services de soutien � la gestion des univers d�centralis�s.
- La n�cessit� d'un moyen de d�terminer et d'�valuer les options de d�centralisation.
- Le r�seau d'entreprise est essentiel au fonctionnement de l'architecture d�centralis�e.
- La d�centralisation � des niveaux multiples entra�ne une complexit� du travail et de la gestion.
Orientation vers le poste de travail
Les postes de travail intelligents multifonctions dot�s d'interfaces utilisateurs normalis�es de l'industrie
seront utilis�s de pr�f�rence comme mode de prestation des fonctions aux utilisateurs finals.
Justification
- Am�liorer le service du fait qu'il existe une souplesse maximale � l'interface avec l'utilisateur.
- Procurer une plate-forme de traitement � faible co�t qui peut �tre r�serv�e aux fonctions de l'utilisateur local
(traitement de texte, chiffriers) ou � des tranches d'applications partag�es, d'o� l'all�gement des r�seaux et des
h�tes (serveurs).
- R�duire les co�ts de formation du fait que l'utilisateur du poste de travail se retrouve dans un univers qui lui
est familier et d'utilisation facile.
R�percussions
- La n�cessit� de proc�dures et d'un appui facilement accessible, permanent et peu co�teux pour les
utilisateurs.
- Une augmentation possible des co�ts d'acquisition du mat�riel au d�part pour bien �quiper les utilisateurs.
- Le choix du poste de travail devrait �tre fonction des besoins r�els, compte tenu des exigences
d'interfonctionnement, de connectivit� et de portabilit�.
Orientation r�seau
Tous les postes de travail seront raccord�s (par c�ble ou sans c�ble) au r�seau d'entreprise du gouvernement et
seront dot�s de liens de communication s�rs avec tous les serveurs et utilisateurs autoris�s.
Justification
- Am�liorer le service du fait que les utilisateurs auront acc�s � l'information et disposeront des outils
n�cessaires pour offrir les services.
- Diminuer les co�ts du fait de la r�duction de la multiplication des efforts pour la planification, la mise en
oeuvre et l'exploitation des installations des services comme le courrier �lectronique, le transfert des fichiers, les
services de d�veloppement, la gestion des r�pertoires et du r�seau.
R�percussions
- La n�cessit� de g�rer les risques de s�curit� du r�seau.
- La n�cessit� d'adopter des normes appropri�es de communication et de travail en r�seau.
- Certains univers d'applications et de technologie pourraient exiger un raccordement direct � un unit� central de
traitement, chose � �viter ou minimiser.
- Les nouvelles relations avec d'autres gouvernements et le secteur priv� exigeront plus d'acc�s dans les deux
sens.
- Le r�seau d'entreprise du gouvernement doit �tre g�r� en tant que ressource institutionnelle.
- La n�cessit� accrue d'obtenir de plus grandes largeurs de bande et de limiter du co�t des t�l�communications.
Gestion de l'infrastructure
L'architecture pr�voira la gestion et la s�curit� de l'infrastructure technologique.
Justification
- R�duire les co�ts et am�liorer le service en facilitant la planification et la gestion efficaces des affaires et
des syst�mes. L'architecture procurera une information � jour et exacte relativement aux charges de travail, aux
tendances d'utilisation et au rendement.
- R�duire les frais du fait de la diminution du co�t de la collecte manuelle (et peut-�tre incoh�rente) de
l'information sur l'utilisation et le rendement.
- Favoriser l'am�lioration et le changement constants.
R�percussions
- La n�cessit� de d�terminer qui g�rera l'infrastructure.
- La n�cessit� de d�terminer les exigences de base pour assurer l'int�grit� et la protection des applications, des
services et des donn�es.
- La n�cessit� d'un ensemble int�gr� de mesures de sauvegarde pour assurer la confidentialit�, l'int�grit� et la
disponibilit� de l'information.
- La n�cessit� de d�terminer les niveaux multiples de s�curit� que l'architecture peut soutenir.
- La n�cessit� de d�finir et de surveiller les responsabilit�s de gestion en mati�re de s�curit�.
- La n�cessit� de d�terminer les ressources et les outils de gestion n�cessaires � la surveillance et � la gestion de
l'infrastructure.
- La n�cessit� de normes de service de l'infrastructure et d'un cadre de mesure du rendement qui tiennent compte
�galement de crit�res non techniques.
- La n�cessit� d'�laborer un m�canisme pour tenir compte de l'utilisation et des co�ts.
- La n�cessit� de g�rer la reprise des op�rations dans tout le r�seau.
- La n�cessit� d'un cadre de v�rification et de responsabilit�.