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Ce dernier chapitre r�sume les modalit�s de r�mun�ration de plusieurs groupes sp�ciaux :
Chacun de ces groupes constitue un monde � part. Les chiffres pr�sent�s sont des estimations raisonnablement fid�les des principaux �l�ments du salaire et des cotisations au r�gime de pension. Toutefois, beaucoup d'�l�ments restants sont incomplets. La r�mun�ration totale atteignait presque certainement au moins 725 millions de dollars en 2002-2003.
Comme nous le verrons un peu plus loin, la paye des juges des cours sup�rieures des provinces, de la Cour f�d�rale et de la Cour canadienne de l'imp�t est �tablie sur la recommandation d'une Commission quadriennale ind�pendante. De fa�on g�n�rale, la Commission favorise la concordance de la r�mun�ration des juges � l'�chelle salariale DM 3. Les juges de plus haut rang sont r�mun�r�s selon des multiples de ce taux judiciaire de base.
La paye des parlementaires en 2003 respectait le m�me principe. Le Premier ministre touchait le m�me salaire que le juge en chef de la Cour supr�me. Les d�put�s touchaient 50 % de ce montant. Les ministres et le pr�sident de la Chambre gagnent 74 % du salaire du Premier ministre. Les autres postes dans la hi�rarchie de la Chambre des communes �taient r�mun�r�s selon diverses proportions fixes du salaire du juge en chef et du Premier ministre. Les s�nateurs et les personnes qui assument un r�le sp�cial, par exemple le pr�sident ou le whip du S�nat, touchaient une r�mun�ration correspondant � celle de leur homologue de la Chambre des communes, moins 25 000 $[135].
Enfin, les salaires des agents du Parlement sont aussi li�s � ce bar�me. Le V�rificateur g�n�ral gagne le m�me salaire qu'un juge de la Cour supr�me, tandis que les autres agents tels que le Directeur g�n�ral des �lections gagnent le m�me montant que les juges de la Cour f�d�rale.
Comme nous le d�crivons plus en d�tail dans le Volume Un, toute la structure (en faisant abstraction de la paye des chefs de la direction des soci�t�s d'�tat) d�pend de deux d�cisions : le salaire des EX 1, tel que recommand� par le Comit� Stephenson, et le salaire des juges de la Cour f�d�rale et des cours sup�rieures des provinces, �tabli � la lumi�re des travaux de la Commission quadriennale, qui a tendance � lier cette r�mun�ration au salaire des postes de DM 3.
Le lien en loi entre la r�mun�ration des parlementaires et celle des juges signifie que presque tous les salaires des hauts responsables f�d�raux �taient interd�pendants et fond�s, en bout de ligne, sur une �valuation de la r�mun�ration comparable � celle du niveau EX 1 dans le secteur priv� et le secteur public �largi. La principale exception concerne les salaires des chefs de la direction des soci�t�s d'�tat. Cependant, la r�mun�ration de ces dirigeants r�pond � une formule semblable sur deux plans : premi�rement, la structure salariale repose sur la comparabilit� avec le secteur priv� (25e centile en 2002‑2003) au premier niveau; deuxi�mement, l'augmentation du taux de salaire suit habituellement de pr�s celle recommand�e pour le personnel de direction.
En 2002‑2003, il y avait un peu plus de 1 000 juges de nomination f�d�rale au Canada. Leur nombre et leur r�mun�ration sont r�gis par la Loi sur les juges. La plupart des juges touchaient un salaire de 210 200 $. Un salaire plus �lev� �tait vers� au juge en chef de la Cour supr�me du Canada (270 200 $ ou 1,285 fois le salaire d'un juge titulaire), aux huit juges de la Cour supr�me (250 200 $ ou 1,19 fois le salaire d'un juge titulaire) et aux 34 juges en chef et juges en chef adjoints des autres tribunaux (230 400 $ ou 1,096 fois le salaire d'un juge titulaire).
Les juges qui atteignent l'�ge de 65 ans et qui si�gent depuis 15 ans (ou l'�ge de 70 ans et qui si�gent depuis 10 ans) peuvent opter pour le statut de juge surnum�raire. Un juge surnum�raire touche le salaire d'un juge titulaire, mais ne travaille qu'� temps partiel suivant les instructions du juge en chef.
Le salaire annuel vers� aux juges de nomination f�d�rale totalisait environ 218,2 millions de dollars en mars 2003.
Les juges re�oivent une indemnit� annuelle maximale de 5 000 $ pour leurs frais accessoires raisonnables. Les juges en chef, les juges en chef adjoints et les juges de la Cour supr�me du Canada re�oivent des indemnit�s de frais de repr�sentation variant entre 10 000 $ et 18 750 $. On estime que ces indemnit�s ont totalis� environ 5,6 millions de dollars en 2002‑2003. Elles doivent �tre justifi�es mais ne sont pas imposables.
En vertu de leur r�gime de pension �tabli conform�ment � la Loi sur les juges, les juges de nomination f�d�rale touchent une rente imm�diate � la retraite, pourvu que la somme de leur �ge et de leurs ann�es de service (au moins 15 ans) ne soit pas inf�rieure � 80. Un juge est tenu de prendre sa retraite � 75 ans. Le montant de la rente �quivaut aux deux tiers du salaire du juge au moment de sa retraite et est index� de la m�me mani�re que la pension de la fonction publique r�guli�re. En cas d'invalidit� permanente, un juge a droit � une rente imm�diate. Les conjoints survivants et les enfants admissibles peuvent �galement recevoir une rente au d�c�s d'un juge; la rente destin�e au conjoint/� la conjointe est du tiers de la r�mun�ration du juge ou, si celui‑ci �tait � la retraite, de la moiti� de la pension. Les prestations vers�es en vertu du r�gime ont totalis� 61,9 millions de dollars en 2002‑2003.
Les rentes des juges ne sont pas int�gr�es au R�gime de pensions du Canada ou au R�gime de rentes du Qu�bec, de sorte qu'il n'y a pas de r�duction de la rente � 65 ans, comme pour les autres r�gimes de pensions du secteur f�d�ral.
Les juges versent des cotisations �gales � 7 % de leur salaire, dont 1 % au Compte des prestations suppl�mentaires, le reste servant � r�duire les d�penses du gouvernement. Ce dernier verse un montant �quivalent au Compte des prestations de retraite et consigne les d�penses qu'il engage au titre des prestations de pension aux juges au moment de leur versement. Aucun fonds n'est mis de c�t� pour couvrir les paiements futurs de prestations. Compte tenu de ces deux m�canismes, les deux volets du r�gime ne sont pas capitalis�s. Puisque notre analyse repose sur une m�thode de comptabilit� des d�penses courantes, nous avons utilis� ces paiements de prestations en guise d'approximation des co�ts actuels engag�s par le gouvernement et nous les avons inscrits au poste des cotisations. Par cons�quent, les cotisations au titre de la pension des juges en 2002‑2003 ont totalis� quelque 61,9 millions de dollars. Comme les juges ont vers� approximativement 10 millions de dollars, le co�t net pour le gouvernement a �t� de l'ordre de 51,9 millions de dollars (environ 84 %).
En vertu de la Loi sur les juges, les juges de nomination f�d�rale et leurs personnes � charge peuvent b�n�ficier d'une assurance‑vie et participer au R�gime de soins de sant� de la fonction publique et au R�gime de soins dentaires selon les m�mes modalit�s que le personnel de direction du noyau de la fonction publique. Les primes et les indemnit�s connexes sont enti�rement � la charge du gouvernement. Les juges retrait�s et leurs personnes � charge ont �galement droit � des prestations suivant les m�mes modalit�s que le personnel de direction de la fonction publique. Il s'agit de prestations imposables dont le montant est relativement �lev� dans le cas des juges puisque ces derniers sont nettement plus �g�s en moyenne que les membres du personnel de direction de la fonction publique r�guli�re. Les juges ne participent pas au R�gime de prestations suppl�mentaires de d�c�s puisqu'ils ne sont pas vis�s par la Loi sur la pension de retraite de la fonction publique. Les juges ne touchent pas d'indemnit� de d�part.
Les juges b�n�ficient normalement de huit semaines de cong� annuel, des cong�s de maladie selon les besoins et les jours f�ri�s habituels. Abstraction faite des cong�s de maladie, les cong�s des juges �quivalent approximativement � 20 % de l'ann�e de travail, de sorte que les heures non travaill�es repr�sentent au moins environ 43 millions de dollars. Les juges provisoirement incapables de remplir leurs fonctions pour cause de maladie peuvent se voir accorder un cong� de maladie d'au plus six mois par leur juge en chef, ou pour une p�riode plus longue avec l'approbation du gouverneur en conseil.
Le nombre de juges nomm�s par le f�d�ral est pass� de 850 en 1990 � 1 035 en janvier 2003, une hausse de 185, ou pr�s de 22 %.
La grande majorit� de ces juges re�oivent la m�me r�mun�ration. Le tableau 2102 montre le niveau salarial des juges titulaires des cours sup�rieures (cela vaut aussi pour les juges de la Cour f�d�rale et de la Cour canadienne de l'imp�t, et pour ceux qui si�gent aux diff�rents tribunaux d'appel f�d�raux et provinciaux). Ce tableau montre �galement la r�mun�ration m�diane des postes de niveau DM 3, qui est l'un des principaux niveaux de r�f�rence utilis�s jusqu'ici pour �tablir des comparaisons avec la r�mun�ration des juges nomm�s par le gouvernement f�d�ral.
L'ind�pendance des juges par rapport au pouvoir ex�cutif et au Parlement est consid�r�e comme un principe constitutionnel fondamental. Les juges peuvent ainsi rendre en toute impartialit� des jugements dans des causes d�licates. Par cons�quent, la d�termination de la r�mun�ration et des avantages sociaux des juges constitue une question �pineuse. Dans la pratique, la r�mun�ration des juges est fix�e par le Parlement aux termes de la Loi sur les juges, comme nous l'avons vu. Les modifications � cette loi sont propos�es par le ministre de la Justice. De fa�on � d�politiser le d�bat et � maintenir l'ind�pendance du pouvoir judiciaire, le Parlement a mis sur pied en 1982 la premi�re Commission triennale sur le salaire et les avantages sociaux des juges, dont le mandat est de pr�senter au ministre de la Justice des recommandations objectives et �quitables. La composition de cette commission est conforme � un mod�le arbitral classique, les deux parties (les juges nomm�s par le f�d�ral et le ministre de la Justice) nommant chacune un commissaire; ces deux commissaires d�signent ensuite un pr�sident. En 1999, l'organisme est devenu la Commission quadriennale.
Tableau 2102 �volution de la r�mun�ration des juges titulaires d'une cour sup�rieure, comparativement � la r�mun�ration m�diane des postes de niveau DM 3, 1980 � 2002 |
||
Ann�e |
Juge d'une cour sup�rieure |
DM 3 – m�diane |
1980 |
70 000 $ |
77 300 $ |
1981 (avril) |
74 900 $ |
86 750 $ |
1981 (novembre) |
74 900 $ |
91 750 $ |
1982 |
80 100 $ |
97 250 $ |
1983 |
84 900 $ |
102 105 $ |
1984 |
89 100 $ |
105 675 $ |
1985 |
105 000 $ |
110 950 $ |
1986 |
115 000 $ |
110 950 $ |
1987 |
121 300 $ |
126 500 $ |
1988 |
127 700 $ |
134 550 $ |
1989 |
133 800 $ |
144 650 $ |
1990 |
140 400 $ |
150 750 $ |
1991 |
147 800 $ |
150 750 $ |
1992 |
155 800 $ |
155 300 $ |
1993 |
155 800 $ |
155 300 $ |
1994 |
155 800 $ |
155 300 $ |
1995 |
155 800 $ |
155 300 $ |
1996 |
155 800 $ |
155 300 $ |
1997 |
165 500 $ |
155 300 $ |
1998 |
175 800 $ |
188 250 $ |
1999 |
178 100 $ |
188 250 $ |
2000 |
198 000 $ |
188 250 $ |
2001 |
204 600 $ |
209 650 $ |
2002 |
210 200 $ |
214 600 $ |
Depuis 1981, la Loi sur les juges pr�voit l'indexation automatique de la r�mun�ration des juges chaque ann�e en avril en fonction de l'Indice de la r�mun�ration pour l'ensemble des activit�s �conomiques[136]. Cet indice mesure le changement de la r�mun�ration � l'int�rieur de l'�conomie et est g�n�ralement plus �lev� que l'Indice des prix � la consommation, qui suit l'�volution du co�t de la vie. Cette approche visait � �viter � la fois les n�gociations sur le maintien de la valeur de la r�mun�ration des juges et la politisation du d�bat.
L'opportunit� d'accorder une hausse plus �lev�e de la r�mun�ration ou des avantages sociaux devait �tre �tudi�e par les commissions triennales, puis quadriennales, qui se sont succ�d�. Entre 1987 et 1993, les recommandations de la Commission au sujet de la r�mun�ration et des avantages sociaux des juges n'ont g�n�ralement pas �t� retenues. La Loi sur les restrictions salariales du secteur public a suspendu pendant cinq ans (de 1992 � 1996) l'indexation salariale annuelle pr�vue par la loi, et aucun autre rajustement salarial n'a �t� apport�. En 1997, l'indexation a repris. En 1998, conform�ment aux derni�res recommandations de la Commission triennale, des hausses de 4,1 % tant en 1997 qu'en 1998 ont �t� approuv�es. � la suite des recommandations contenues dans le rapport de 2000 de la premi�re Commission quadriennale, la r�mun�ration des juges pour 2000 a �t� hauss�e � 198 000 $ (y compris l'indexation pr�vue par la loi), puis en 2001, 2002 et 2003, elle a augment� de 2 000 $ et d'un montant correspondant � l'indexation pr�vue par la loi pour chacune de ces ann�es. La proposition consistant � accorder une r�mun�ration plus �lev�e aux juges des tribunaux d'appel n'a pas �t� appuy�e par la Commission, et les ratios existants � l'�gard de la r�mun�ration plus �lev�e des juges en chef et des juges en chef adjoints ainsi que des juges de la Cour supr�me du Canada sont demeur�s les m�mes.
Par suite de tout cela, la r�mun�ration des juges des cours sup�rieures nomm�s par le f�d�ral est pass�e de 140 400 $ en 1990‑1991 � 210 000 $ en 2002‑2003. Cela repr�sente une hausse de 50 % environ en dollars courants, et de pr�s de 18 % en dollars constants de 2002‑2003. Si nous examinons pr�cis�ment la p�riode post�rieure aux gels salariaux (de 1997‑1998 � 2002‑2003) comme nous l'avons fait dans le cas des autres domaines, nous remarquons que la r�mun�ration standard des juges est pass�e de 155 800 $ (en mars 1997) � 210 200 $, soit une hausse de 35 % en dollars courants et de 21 % en dollars constants de 2002‑2003.
La valeur totale des salaires des juges f�d�raux vers�s se situe aux alentours[137] de 120 millions de dollars en 1990‑1991 et de 160 millions de dollars en 1997‑1998 et, en 2002‑2003, elle a atteint une valeur r�elle de 218,2 millions de dollars.
L'indemnit� annuelle accord�e aux juges au titre de leurs frais accessoires a �t� port�e de 2 500 $ � 5 000 $ en avril 2000. L'indemnit� de repr�sentation accord�e annuellement aux juges en chef, aux juges en chef adjoints et aux juges de la Cour supr�me se situe d�sormais entre 10 000 $ et 18 750 $ par ann�e; auparavant, elle variait entre 5 000 $ et 10 000 $.
Les juges repr�sentent le seul groupe ayant droit � une pension de retraite aux termes de la Loi constitutionnelle de 1867. Depuis la Conf�d�ration, cette pension a pris la forme d'une rente �gale aux deux tiers de la r�mun�ration apr�s quinze ans d'exp�rience comme juge. En 1971, on a �tabli le concept de juge surnum�raire : le juge atteignant l'�ge de 70 ans et comptant 10 ans d'exp�rience comme juge pouvait, s'il en faisait le choix, travailler � temps partiel mais toucher encore son plein salaire. En 1973, l'�ge exig� a �t� ramen� � 65 ans et le nombre minimum d'ann�es d'exp�rience a �t� port� � 15. En 1992, les juges sont devenus assujettis aux plafonds de cotisation aux r�gimes enregistr�s d'�pargne‑retraite, ce qui r�duisait l'utilisation qu'ils pouvaient faire de cet instrument d'�pargne fiscalement avantageux. En 1998, on a autoris� la retraite facultative assortie d'une rente �gale aux deux tiers de la r�mun�ration pour les juges dont le total de l'�ge et du nombre d'ann�es d'exp�rience (15 au moins) �tait de 80 ou plus.
Enfin, conform�ment aux recommandations pr�sent�es en 2000 par la Commission quadriennale, plusieurs autres changements ont �t� apport�s au r�gime de pension de retraite des juges :
Avant 1975, les pensions de retraite des juges n'�taient pas contributives. Les modalit�s de financement du r�gime de pension de retraite des juges � l'�poque sont particuli�res, traduisant les pr�occupations au sujet de l'ind�pendance judiciaire. �tant donn� qu'aucun fonds n'est mis de c�t� pour combler les paiements futurs de prestations, le r�gime des juges est non capitalis�. Toutes les prestations proviennent directement du Tr�sor[138] et sont inscrites comme d�penses au moment o� elles sont vers�es. N�anmoins, nonobstant cette pratique comptable, le gouvernement enregistre �galement les co�ts et les obligations au titre des pensions vers�es dans le cadre de ce r�gime sur une base de comptabilit� d'exercice pour l'ensemble des op�rations. En mars 2003, la valeur de ce passif dans les Comptes publics atteignait environ un milliard de dollars. Les juges versent une cotisation �gale � 1 % de leur salaire au compte de prestations de retraite suppl�mentaires (pour couvrir l'indexation au co�t de la vie) et le gouvernement inscrit un montant �quivalent � titre de cotisation.
Le tableau 2103 r�capitule les sommes vers�es par les juges et par le gouvernement au titre du r�gime de pension de retraite des juges depuis 1990. Les cotisations des juges ont augment� en proportion de leur r�mun�ration, � quoi s'ajoute la r�duction du nombre de juges encore actifs ayant �t� nomm�s avant f�vrier 1975. Depuis 2000, la valeur totale des cotisations des juges a un peu diminu�, par suite de la d�cision de ramener � 1 % le taux de cotisation des juges en exercice ayant droit � une rente imm�diate. La part du co�t du r�gime assum�e par les juges �tait de 25 % en 1990‑1991 et de 16 % en 2002‑2003. Le ratio des cotisations du gouvernement � celles des juges a augment�, passant de 3,05 en 1990‑1991 � 5,41 en 2002‑2003.
Tableau 2103 Cotisations du gouvernement et des juges au r�gime de pension des juges, de 1990-1991 � 2002-2003 |
|||||||||||
Exercice |
Prestations |
Cotisations des juges (M $) |
Cotisations nettes du gouvernement (M $) |
||||||||
Pension |
CPRS |
Total |
% du paiement |
Pension |
CPRS |
Total |
% du paiement |
||||
1990‑1991 |
23,1 |
5,0 |
0,9 |
5,9 |
24,8 |
17,1 |
0,9 |
18,0 |
75,2 |
||
1991-1992 |
26,0 |
5,6 |
1,0 |
6,6 |
24,6 |
19,3 |
1,0 |
20,4 |
75,4 |
||
1992-1993 |
28,8 |
6,3 |
1,2 |
7,4 |
24,8 |
21,4 |
1,2 |
22,6 |
75,2 |
||
1993-1994 |
30,8 |
6,6 |
1,2 |
7,8 |
24,4 |
23,0 |
1,2 |
24,2 |
75,6 |
||
1994-1995 |
33,7 |
6,7 |
1,3 |
8,0 |
22,8 |
25,8 |
1,3 |
27,0 |
77,2 |
||
1995-1996 |
36,6 |
7,0 |
1,3 |
8,3 |
22,0 |
28,3 |
1,3 |
29,7 |
78,0 |
||
1996-1997 |
39,6 |
7,2 |
1,4 |
8,6 |
20,9 |
31,0 |
1,4 |
32,4 |
79,1 |
||
1997-1998 |
42,6 |
7,3 |
1,4 |
8,8 |
19,9 |
33,8 |
1,4 |
35,2 |
80,1 |
||
1998-1999 |
44,3 |
8,6 |
1,7 |
10,3 |
22,4 |
34,0 |
1,7 |
35,7 |
77,6 |
||
1999‑2000 |
48,3 |
8,7 |
1,7 |
10,3 |
20,7 |
38,0 |
1,7 |
39,7 |
79,3 |
||
2000‑2001 |
52,3 |
8,8 |
1,7 |
10,5 |
19,5 |
41,8 |
1,7 |
43,5 |
80,5 |
||
2001‑2002 |
57,7 |
7,3 |
1,3 |
8,6 |
14,6 |
49,1 |
1,3 |
50,4 |
85,4 |
||
2002‑2003 |
61,8 |
7,8 |
2,2 |
10,0 |
15,6 |
51,9 |
2,2 |
54,1 |
84,4 |
Depuis 1990, des am�liorations ont �t� apport�es aux avantages offerts aux juges — tant ceux en exercice que ceux ayant pris leur retraite — et � leurs personnes � charge. En gros, le gouvernement a fait concorder ces avantages avec ceux des cadres de direction de la fonction publique. Par exemple, � la suite des recommandations de la Commission quadriennale en 2000, les juges � la retraite et leurs personnes � charge ont pu �tre couverts par le R�gime de soins de sant� de la fonction publique (RSSFP) sans avoir � verser de cotisation. Des am�liorations ont aussi �t� apport�es au chapitre de l'assurance-vie. Une protection particuli�re applicable aux juges a �t� cr��e dans le cadre du R�gime d'assurance pour les cadres de gestion de la fonction publique (RACFP) en 2001 de fa�on � �viter tout interfinancement[139]. Les cotisations applicables � toutes les protections ont totalis� environ 5 millions de dollars par ann�e depuis. Jusqu'ici, le r�gime d�gage un exc�dent. Conform�ment � une recommandation de la Commission quadriennale, les juges � la retraite et leurs personnes � charge ont pu adh�rer au nouveau R�gime de services dentaires pour les pensionn�s. Pour leur part, les modalit�s de cong� des juges sont demeur�es durant toute cette p�riode similaires � celles d�crites pour l'exercice 2002‑2003.
Les parlementaires comprennent les 300 d�put�s et plus �lus � la Chambre des communes et les s�nateurs si�geant au S�nat (il y avait 98 s�nateurs sur une possibilit� de 105 en mars 2003). En 2002‑2003, les d�put�s touchaient un salaire de base de 135 000 $. Comme on l'a vu, cela repr�sente 50 % du salaire du juge en chef de la Cour supr�me. Le salaire de base d'un s�nateur �tait de 110 000 $, soit 25 000 $ de moins que celui d'un d�put�. Les d�put�s et s�nateurs qui si�gent au Cabinet en qualit� de ministre ou occupent un poste particulier au Parlement, par exemple pr�sident de l'une des chambres, pr�sident d'un comit�, secr�taire parlementaire ou whip, ou qui remplissent diverses autres fonctions touchent un salaire ou des indemnit�s plus �lev�s. Ainsi, un d�put� occupant un poste de ministre recevait un salaire de 199 800 $ en 2002‑2003. Les salaires vers�s aux d�put�s et aux s�nateurs ont totalis� environ 52,5 millions de dollars en 2002‑2003.
Le r�gime de retraite des parlementaires, qui couvre les d�put�s et les s�nateurs, est assez complexe puisque ses modalit�s ont �t� modifi�es en 1981, en 1992, en 1995 et en 2001. De fa�on g�n�rale, les parlementaires accumulent des prestations pour chaque ann�e de service. Pendant les ann�es au cours desquelles un parlementaire touche un salaire plus �lev� parce qu'il occupe un poste de ministre ou de leader en Chambre ou un autre poste de leadership au Parlement, il peut accumuler des prestations fond�es sur ce revenu et sur son salaire de base de d�put� ou de s�nateur. Les prestations s'accumulent dans deux comptes : le compte des indemnit�s de retraite des parlementaires (qui couvre le revenu � concurrence de la limite applicable aux r�gimes de pension enregistr�s en vertu de la Loi de l'imp�t sur le revenu, soit 99 000 $ en 2002) et le compte de convention de retraite des parlementaires (qui couvre le revenu au‑del� de ce plafond).
Le taux annuel d'acquisition des prestations a �volu� au fil des changements apport�s au r�gime. Depuis janvier 2001, il est de 3 % pour les d�put�s. Il �tait de 4 % � l'�gard du service compris entre juillet 1995 et d�cembre 2000. Pour le service ant�rieur � juillet 1995, il �tait de 5 %. La rente maximale repr�sente 75 % du salaire moyen des cinq ann�es les mieux r�mun�r�es. Dans le cas des s�nateurs, le taux d'acquisition des prestations a toujours �t� de 3 %.
Les parlementaires ont droit � une indemnit� de retraite s'ils versent des cotisations au r�gime pendant au moins six ans. Au titre du service pour la p�riode termin�e en juillet 1995, ils peuvent toucher une indemnit� imm�diate. � l'�gard du service post�rieur � juillet 1995, ils doivent avoir atteint l'�ge de 55 ans. La pension fait l'objet d'une indexation annuelle lorsque le parlementaire atteint l'�ge de 60 ans, cette indexation correspondant � l'augmentation de l'indice des prix � la consommation. Toutefois, une fois l'indexation en vigueur, les paiements refl�tent l'augmentation cumulative de l'indice des prix � la consommation depuis que le parlementaire a cess� de si�ger. En vertu du R�gime d'assurance pour les cadres de gestion de la fonction publique, des prestations d'invalidit� de longue dur�e sont �galement payables en cas d'invalidit� et une assurance‑vie est pr�vue en cas de d�c�s.
Le service des prestations est suspendu si un parlementaire revient au Parlement. S'il touche du gouvernement f�d�ral une r�mun�ration sup�rieure � 5 000 $ par ann�e, l'indemnit� est r�duite du montant de cette r�mun�ration. Si un parlementaire si�ge pendant moins de six ans, il a droit � une indemnit� de retrait correspondant au remboursement des cotisations auquel s'ajoutent des int�r�ts compos�s annuellement au taux de 4 %.
Les cotisations des parlementaires au titre du service courant en 2002‑2003 (7 % du salaire ouvrant droit � pension) ont totalis� approximativement 3,9 millions de dollars. Les cotisations du gouvernement ont atteint environ 20,3 millions de dollars, soit le montant requis, d�duction faite des cotisations des parlementaires, pour assurer le service des prestations futures que les parlementaires ont accumul�es pendant l'ann�e. La cotisation du gouvernement a repr�sent� environ 84 % du total. Les prestations vers�es pendant l'ann�e s'�l�vent � environ 18,1 millions de dollars. Le compte de la pension r�guli�re des parlementaires affichait un exc�dent actuariel, tandis que le Compte des conventions de retraite accusait un d�ficit qui est en train d'�tre combl� au moyen de paiements de 9,8 millions de dollars par ann�e.
Les parlementaires, leurs conjoints et leurs personnes � charge admissibles participent au RACGFP, au RSSFP et au RSD selon les m�mes modalit�s que le personnel de direction de la fonction publique r�guli�re. Les primes et les cotisations sont enti�rement � la charge des services administratifs de la Chambre ou du S�nat. Les primes constituent un avantage imposable. Les d�put�s ne sont pas couverts par le R�gime de prestations suppl�mentaires de d�c�s. Les d�put�s et les s�nateurs � la retraite de m�me que leurs conjoints et leurs personnes � charge admissibles continuent de participer au RACGFP, au RSSFP et au RSD des pensionn�s.
En vertu de la Loi sur le Parlement du Canada, les d�put�s ont droit � une indemnit� de d�part s'ils ne sont pas r��lus ou s'ils deviennent incapables de continuer de si�ger en raison d'une maladie ou d'une incapacit� permanente. Cette indemnit� prend la forme d'un paiement forfaitaire g�n�ralement �quivalent � la moiti� du salaire annuel total que recevait le d�put� ou le s�nateur avant l'�lection ou avant de devenir invalide. Cette loi pr�voit en outre que les parlementaires invalides �g�s d'au moins 65 ans touchent une indemnit� d'invalidit� �quivalant � 70 % du salaire qu'ils touchaient au moment de devenir invalides.
De 1990 � 2003, le nombre de si�ges � la Chambre des communes est pass� de 295 � 301. Le nombre de si�ges au S�nat est pass� de 104 � 105 � la cr�ation du territoire du Nunavut (sauf pour 1990‑1991 o� le nombre a �t� port� � 112, � titre exceptionnel).
Au d�but de la p�riode examin�e (1991), les d�put�s et les s�nateurs avaient droit � une indemnit� de session de 64 400 $ par ann�e. Les d�put�s recevaient une allocation de d�penses non imposable de 21 300 $ (le taux variait selon la circonscription), les s�nateurs touchant pour leur part 10 100 $. Les d�put�s avaient �galement droit � une allocation de d�penses additionnelle de 6 000 $.
Le Premier ministre avait droit � une r�mun�ration additionnelle de 73 600 $, les ministres, le chef de l'opposition et le pr�sident de la Chambre recevant pour leur part 49 100 $. Une r�mun�ration additionnelle allant de 10 100 $ � 29 500 $ �tait accord�e au titre d'autres postes, par exemple leader en chambre des autres partis ainsi que chef des autres partis. Le pr�sident du S�nat avait droit � une r�mun�ration additionnelle de 31 000 $ et des montants moins �lev�s �taient associ�s � diff�rents autres r�les remplis par des parlementaires.
Ces conditions de base sont demeur�es en vigueur tout au long des ann�es 1990. En 1991, le salaire et les indemnit�s des parlementaires ont �t� major�s de 3,78 %[140]. En 1992, le salaire des d�put�s et des s�nateurs a �t� gel�. La r�mun�ration additionnelle du Premier ministre et des ministres a �t� r�duite de 5 %, � 69 920 $ et � 46 645 $, respectivement. Toutes les formes de r�mun�ration ont �t� gel�es de 1993 � 1997.
Au cours des trois ann�es suivantes (de 1998 � 2000), le salaire et les indemnit�s ont fait l'objet de hausses annuelles de 2 %, puis de 1,3 % en 2001. Cette ann�e‑l�, l'indemnit� de session des d�put�s et s�nateurs a �t� de 69 100 $, et l'allocation de d�penses non imposable a �t� de 22 800 $ pour les d�put�s et de 10 800 $ pour les s�nateurs. Selon le rapport de 2001 de la Commission charg�e d'�tudier les indemnit�s des parlementaires, la r�mun�ration de base imposable des d�put�s �tait de 109 500 $ et celle des s�nateurs, de 88 200 $. Au chapitre des responsabilit�s particuli�res � la Chambre des communes, la r�mun�ration additionnelle du Premier ministre �tait de 75 100 $ et celle des ministres, de 50 000 $. La r�mun�ration additionnelle du pr�sident de la Chambre et du chef de l'opposition d�passait d�sormais celle des ministres, se chiffrant � 52 700 $.
La r�mun�ration des parlementaires a �t� restructur�e et hauss�e conform�ment aux recommandations de la Commission charg�e d'�tudier les indemnit�s des parlementaires. En particulier, l'allocation de d�penses non imposable a �t� abolie et un taux salarial enti�rement imposable a �t� �tabli. Le taux applicable aux d�put�s a �t� major� de 20 % par rapport au chiffre de 2001, portant la r�mun�ration de ces derniers � 131 400 $. La r�mun�ration des s�nateurs s'�levait d�sormais � 106 400 $. Les montants rattach�s aux responsabilit�s parlementaires additionnelles ont �t� hauss�s dans des proportions �quivalentes. La r�mun�ration additionnelle du Premier ministre a �t� �tablie (� 131 450 $) de sorte que sa r�mun�ration totale soit �gale � celle du juge en chef de la Cour supr�me. La r�mun�ration additionnelle des ministres a �t� fix�e � 63 100 $, tout comme celle du chef de l'opposition et du pr�sident de la Chambre.
Enfin, ainsi que l'avait recommand� la Commission, le Parlement a adopt� des mesures afin que les hausses de la r�mun�ration des parlementaires dans l'avenir soient directement reli�es � celles accord�es � la magistrature f�d�rale.
La r�mun�ration du Premier ministre �tait �gale � celle du juge en chef de la Cour supr�me, et la r�mun�ration ainsi que les indemnit�s des autres parlementaires augmenteront dans la m�me proportion que la r�mun�ration du Premier ministre. C'est ainsi que, en 2002, la r�mun�ration des d�put�s s'est �lev�e � 135 000 $ et celle des s�nateurs, � 110 000 $.
Si l'on utilise le m�me facteur (1,77) que celui employ� dans le rapport de 2001 de la Commission pour convertir l'ancienne allocation de d�penses non imposable en r�mun�ration imposable, on peut conclure que la r�mun�ration des d�put�s est pass� de 102 100 $ en 1991‑1992 � 135 000 $ en 2002‑2003. Il s'agit d'une hausse de 32 900 $, soit 32,2 % en dollars courants et d'environ 8,7 % en dollars constants de 2002‑2003. Pour la p�riode allant de 1997‑1998 � 2002‑2003, la hausse en dollars courants est la m�me, mais elle se chiffre � environ 19,6 % en dollars constants de 2002‑2003. Quant � la r�mun�ration des s�nateurs, elle a augment� de 27 000 $ soit � peu pr�s le m�me pourcentage de hausse que pour la r�mun�ration des d�put�s.
La valeur totale de la r�mun�ration vers�e aux parlementaires (d�put�s et s�nateurs) s'est �tablie � 26,5 millions de dollars environ en 1991‑1992, l'allocation non imposable se chiffrant � pr�s de 7,4 millions de dollars; lorsque l'on convertit cette derni�re en revenu imposable, cela donne une r�mun�ration totale de 39,6 millions de dollars. En 1998‑1999, les chiffres sont de 27,3 millions de dollars (r�mun�ration), 7,7 millions de dollars (allocation non imposable) et 40,9 millions de dollars (r�mun�ration totale, y compris l'�quivalent de l'allocation non imposable). Enfin, en 2002‑2003, conform�ment � la nouvelle approche applicable, la valeur totale de la r�mun�ration des d�put�s et des s�nateurs a �t� d'environ 52,5 millions de dollars.
Le r�gime de pension de retraite des parlementaires (d�put�s et s�nateurs) a connu des changements importants en 1992, 1995 et 2001. Nous r�capitulons ces changements ci-dessous.
De mani�re � situer les choses dans leur contexte, notons que le taux d'accumulation des droits � pension des d�put�s et des s�nateurs a �t� fix� en ao�t 1981 � 5 % et � 3 % par ann�e, respectivement. Dans les deux cas, le maximum correspond � 75 % de la r�mun�ration moyenne des six meilleures ann�es. Il fallait donc 15 ans aux d�put�s et 25 ans aux s�nateurs pour accumuler le maximum de droits � pension. Le r�gime s'applique � la fois � la r�mun�ration de base des d�put�s et des s�nateurs et � la r�mun�ration additionnelle, le cas �ch�ant, au titre des fonctions compl�mentaires remplies au Parlement. Le taux de cotisation �tait de 11 % pour les d�put�s, de 7 % pour les s�nateurs et de 7 % �galement � l'�gard de la r�mun�ration du Premier ministre.
En 1992, la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires (LARP) a �t� modifi�e de la m�me mani�re essentiellement que les autres lois r�gissant les r�gimes de pension de retraite de la fonction publique, pour les fins suivantes :
D'autres modifications � la LARP ont pris effet en juillet 1995 :
Enfin, les modifications suivantes ont �t� apport�es � la Loi en 2000 et en 2001 :
Comme il ressort du tableau 2104, en comparaison des autres r�gimes du secteur public f�d�ral, la situation du r�gime pr�vu aux termes de la LARP a �t� plus instable depuis 1990, en raison des changements touchant aux taux de cotisation, aux taux d'accumulation et aux niveaux de salaire. � l'instar des participants aux autres r�gimes, les d�put�s et les s�nateurs versent des cotisations �gales � une fraction donn�e de leur revenu, le gouvernement assumant la responsabilit� du montant additionnel requis pour couvrir le co�t des droits � pension acquis durant l'ann�e, calcul� � l'aide de projections actuarielles. Pour les membres, la r�duction du taux de cotisation de 11 % � 9 % en 1995 explique la baisse de la valeur de leurs cotisations au milieu des ann�es 1990. Quant � la hausse observ�e apr�s 2001, elle d�coule de l'augmentation de salaire accord�e cette ann�e‑l�.
La r�duction de 5 % � 4 % du taux d'accumulation annuelle des prestations en 1995, jumel�e au gel des salaires et des indemnit�s pendant plusieurs ann�es, a contribu� � la diminution des cotisations vers�es par le gouvernement au milieu des ann�es 1990. Les augmentations salariales accord�es apr�s 2001 expliquent ici encore la hausse des cotisations observ�e � ce moment, les hypoth�ses �conomiques moins favorables jouant aussi un r�le � cet �gard.
Tableau 2104 Cotisations du gouvernement et des participants au r�gime de pension de retraite pr�vu par la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires, de 1990-1991 � 2002-2003 |
|||||||||
Exercice |
Part du gouvernement (M $) |
Part des membres (M $) |
Cotisations totales |
||||||
LARP |
CR |
Total |
% |
LARP |
CR |
Total |
% |
||
1990-1991 |
2,2 |
s.o. |
2,2 |
50 % |
2,2 |
s.o. |
2,2 |
50 % |
4,4 |
1991-1992 |
2,2 |
2,8 |
5,0 |
68 % |
1,9 |
0,4 |
2,3 |
32 % |
7,3 |
1992-1993 |
2,1 |
11,0 |
13,1 |
84% |
0,9 |
1,5 |
2,4 |
16 % |
15,5 |
1993-1994 |
2,1 |
10,4 | 12,5 |
83 % |
0,9 | 1,6 | 2,5 | 17 % |
15,0 |
1994-1995 |
1,9 |
9,1 | 11,0 |
81 % |
1,0 | 1,6 | 2,6 | 19 % |
13,6 |
1995-1996 |
1,7 |
6,0 | 7,7 |
79 % |
0,9 | 1,2 | 2,1 | 21 % |
9,8 |
1996-1997 |
1,6 |
4,9 | 6,5 |
77 % |
0,8 | 1,1 | 1,9 | 23 % |
8,4 |
1997-1998 |
1,7 |
5,4 | 7,1 |
62 % |
0,8 | 1,1 | 1,9 | 38 % |
9,0 |
1998-1999 |
2,3 |
6,9 | 9,2 |
80 % |
1,0 | 1,3 | 2,3 | 20 % |
11,5 |
1999-2000 |
2,7 |
7,4 | 10,1 |
82 % |
1,0 | 1,2 | 2,2 | 18 % |
12,3 |
2000‑2001 |
2,9 |
7,8 | 10,7 |
79 % |
1,0 | 1,8 | 2,8 | 21 % |
13,5 |
2001-2002 |
3,8 |
15,3 | 19,1 |
84 % |
1,3 | 2,4 | 3,7 | 16 % |
22,8 |
2002-2003 |
4,4 |
15,9 | 20,3 |
84 % |
1,3 | 2,6 | 3,9 | 16 % |
24,2 |
Le ratio des cotisations du gouvernement au r�gime pr�vu dans la LARP � celles des membres est pass� de 1,0 en 1990‑1991 �
Pour placer les choses en contexte, mentionnons que les prestations vers�es aux anciens participants et � leurs survivants � m�me le Compte des allocations de retraite des parlementaires et le Compte de convention de retraite ont totalis� environ 6,4 millions de dollars en 1990‑1991, 22,1 millions de dollars en 1994‑1995 et en 1998‑1999, et 30,3 millions de dollars en 2002‑2003.
Les parlementaires, leurs conjoints et leurs personnes � charge admissibles participent au RACFP, au RSSFP et au RSDFP selon les m�mes modalit�s que le personnel de direction de la fonction publique r�guli�re. Les primes et les cotisations sont enti�rement � la charge des services administratifs de la Chambre ou du S�nat, sauf en ce qui touche les niveaux II et III facultatifs de l'assurance‑hospitalisation auxquels les membres peuvent choisir de ne pas adh�rer (bien que les services administratifs du S�nat acquittent le montant int�gral du niveau III de l'assurance‑hospitalisation). Les d�put�s et s�nateurs retir�s, leurs conjoints et leurs personnes � charge admissibles continuent de participer au RSSFP et peuvent demander d'adh�rer au R�gime de services dentaires pour les pensionn�s (RSDP).
L'indemnit� de d�part � laquelle ont droit les d�put�s s'ils ne sont pas r��lus ou deviennent incapables de continuer de si�ger en raison d'une maladie ou d'une incapacit� permanente n'a pas chang� depuis 1995.
Plusieurs cat�gories d'employ�s rel�vent de l'un des employeurs suivants :
En 2002‑2003, on comptait environ 1 400 adjoints politiques et administratifs travaillant directement pour les d�put�s. La paye maximale est fix�e par un r�glement administratif �tabli par le Bureau de r�gie interne. En 2002‑2003, ce maximum �tait de 68 400 $. En vertu de la Loi sur le Parlement du Canada, le pr�sident de la Chambre des communes pr�side le Bureau de r�gie interne, auquel si�gent �galement deux ministres et des repr�sentants de tous les partis comptant des d�put�s �lus. Les employ�s des d�put�s ne sont pas syndiqu�s et ne conservent leur poste qu'au gr� des d�put�s. Les employ�s ne sont pas r�mun�r�s pour les heures suppl�mentaires, mais peuvent b�n�ficier d'un cong� compensatoire.
Au total, en 2002‑2003, la Chambre des communes regroupait environ 1 500 employ�s r�guliers occupant un large �ventail de postes, y compris des conseillers juridiques, des analystes financiers, des greffiers � la proc�dure, des gardiens de s�curit�, des messagers et des commis. Le greffier de la Chambre est l'administrateur en chef du personnel de la Chambre, soit l'�quivalent du sous‑ministre d'un minist�re. � titre d'employeur distinct, la Chambre des communes �tablit ses propres normes de classification et n�gocie ses propres conventions collectives avec ses employ�s syndiqu�s. Toutefois, dans l'ensemble, les salaires et les conditions de travail sont semblables � ceux de la fonction publique r�guli�re. Deux exceptions � signaler ont trait aux heures de travail. La journ�e de travail � la Chambre des communes compte 7 heures, comparativement � 7,5 heures dans la fonction publique. En outre, les droits de cong� annuel s'accumulent plus rapidement, c'est‑�‑dire apr�s moins d'ann�es de service.
Approximativement 150 employ�s travaillaient directement pour les s�nateurs en 2002‑2003. Leurs conditions d'emploi sont semblables � celles des employ�s des d�put�s.
Approximativement 400 employ�s �taient au service du S�nat, sous la direction du Comit� s�natorial permanent de la r�gie interne, des budgets et de l'administration, qui s'apparente � son homologue de la Chambre des communes, mais plonge ses racines dans la tradition au lieu de proc�der d'une loi. Les conditions de travail sont semblables � celles des employ�s de la Chambre des communes.
La Biblioth�que du Parlement est un autre employeur distinct qui rel�ve conjointement du pr�sident de chacune des deux chambres du Parlement. Les conditions d'emploi des quelque 375 employ�s sont essentiellement les m�mes que celles du personnel de la Chambre des communes et du S�nat.
En 2002‑2003, le co�t total des traitements et salaires de ces cinq cat�gories d'employ�s du Parlement et des parlementaires a atteint environ 169 millions de dollars. Le gros de cette somme, soit environ 130 millions de dollars, a trait aux employ�s des d�put�s et de la Chambre des communes. Le co�t des heures suppl�mentaires et des indemnit�s a atteint approximativement 6,9 millions de dollars[141].
Ces employ�s participent tous aux programmes de pension et d'avantages sociaux g�n�ralement offerts aux employ�s r�guliers de la fonction publique. Il s'agit notamment du R�gime de pension de la fonction publique, du R�gime de prestations suppl�mentaires de d�c�s, du R�gime d'assurance des cadres de gestion de la fonction publique (pour le personnel de la direction et les autres employ�s non syndiqu�s), du R�gime de soins de sant� de la fonction publique, du R�gime d'assurance‑invalidit� et du R�gime de soins dentaires de la fonction publique.
Les cotisations patronales � ces r�gimes ont totalis� approximativement 36 millions de dollars en 2002‑2003, dont un peu plus de 27 millions de dollars pour les employ�s des d�put�s et de la Chambre des communes.
Les indemnit�s de d�part vers�es au cours de l'ann�e ont totalis� quelque 2 millions de dollars. Les paiements forfaitaires au titre de la r�mun�ration au rendement ont totalis� environ 550 000 $. Les cotisations patronales au RPC/RRQ et � l'assurance‑emploi ont atteint 10,6 millions de dollars et l'imp�t‑sant� de l'employeur, environ 3,4 millions de dollars. La r�mun�ration tenant lieu de cong� a repr�sent� quelque 0,3 million de dollars.
Tel qu'indiqu�, les employ�s servent l'un de cinq employeurs distincts.
D�put�s
Il s'agit du personnel politique et administratif qui soutient directement les d�put�s particuliers. Le nombre de ces employ�s s'est accru quelque peu au fil des ans, passant d'environ 1 060 en 1990‑1991 � pr�s de 1 400 en 2002‑2003. Le Bureau de r�gie interne, pr�sid� par le pr�sident, �tablit le plafond de leur salaire. En 1990‑1991, il repr�sentait 58 700 $, puis en 2002‑2003, 68 400 $.
Chambre des communes, sous l'autorit� du Bureau de la r�gie interne
Il s'agit des employ�s qui servent la Chambre dans son ensemble et rel�vent du greffier de la Chambre. Ils chiffraient environ 1 700 en 1990‑1991 et pr�s de 1 500 en 2002‑2003. Le salaire et les conditions de travail de ces employ�s sont �tablis par voie de n�gociations collectives et ressemblent essentiellement � celles d'emplois dans la fonction publique r�guli�re.
S�nateurs
Les conditions d'emploi de ces employ�s sont essentiellement pareilles � celles des employ�s des d�put�s. On en comptait un peu plus de 100 en 1990‑1991 et 150 en 2002‑2003.
S�nat
� l'instar de la Chambre des communes, le S�nat est dot� d'un personnel propre, plac� sous la direction du Comit� s�natorial permanent de la r�gie interne, des budgets et de l'administration relevant du greffier du S�nat. On comptait environ 349 employ�s dans ce groupe en 1990‑1991 et pr�s de 400 en 2002‑2003.
Biblioth�que du Parlement
Un autre employeur distinct qui rel�ve conjointement du pr�sident de chacune des deux chambres du Parlement. Elle comptait pr�s de 252 employ�s en 1993‑1994 et 375 en 2002‑2003.
Le co�t total des salaires et traitements (ce qui comprend les heures suppl�mentaires et les indemnit�s) de ces cinq cat�gories d'employ�s du Parlement a avoisin� 138,2 millions de dollars en 1990‑1991, montant qui est plus ou moins rest� le m�me jusqu'� la fin de 2000‑2001, o� il a atteint environ 152,1 millions de dollars. En 2002‑2003, il s'�tablissait � environ 202,8 millions de dollars.
Tableau 2105 �volution des d�penses dans les autres domaines de la r�mun�ration des employ�s du Parlement, ann�es choisies depuis 1990 |
||||
|
1990‑1991 |
1995‑1996 |
1999‑2000 |
2002‑2003 |
Indemnit� de d�part |
898 900 $* |
2 303 051 $ |
996 917 $ |
1 844 700 $* |
R�mun�ration au rendement sous forme de paiement forfaitaire |
- |
- |
115 100 $ |
561 040 $ |
Cotisation de l'employeur au RPC/RRQ et � l'A‑E |
n.d. |
n.d. |
8 660 344 $ |
9 561 948 $ |
Imp�ts‑sant� sur les salaires |
n.d. |
n.d. |
n.d. |
n.d. |
R�mun�ration tenant lieu de cong� |
183 700 $* |
352 084 $ |
461 575 $ |
509 606 $* |
* Les chiffres englobent des donn�es pour la Biblioth�que du Parlement. |
Les d�penses � ce chapitre sont essentiellement similaires � celles des autres employ�s du secteur public f�d�ral et sont surtout influenc�es par les d�cisions de politique publique concernant les niveaux de dotation et les taux de cotisation.
Le Premier ministre et les ministres embauchent �galement du personnel pour les aider dans leurs t�ches. En 2002‑2003, on d�nombrait environ 75 employ�s du Cabinet du Premier ministre et approximativement 400 employ�s exempt�s travaillant dans les cabinets des ministres. Les salaires du personnel occupant des postes exempt�s[142] au Cabinet du Premier ministre ont atteint environ 4,5 millions de dollars, par rapport � 27 millions de dollars au total pour le personnel des cabinets des ministres.
Pour 2002‑2003, les Lignes directrices � l'intention des cabinets des ministres[143] pr�cisaient que l'effectif du cabinet d'un ministre compte � normalement � 13 employ�s exempt�s, dont un adjoint ex�cutif (dont le salaire est �quivalent � celui des EX 2 dans la fonction publique r�guli�re), divers adjoints sp�ciaux et des employ�s de soutien. Les salaires de ces employ�s ne peuvent d�passer le budget salarial total de 820 000 $ accord� au cabinet d'un ministre.
Comme pour les autres groupes sp�ciaux d'employ�s dont il est question dans cette partie du chapitre, le personnel exempt� des cabinets des ministres participe g�n�ralement aux m�mes r�gimes de pension et d'avantages sociaux et b�n�ficient des m�mes droits de cong� que les employ�s de la fonction publique r�guli�re. � leur cessation d'emploi, ils peuvent recevoir une indemnit� de d�part �quivalant � deux semaines de salaires par ann�e de service, de m�me qu'une indemnit� de d�part discr�tionnaire pouvant atteindre quatre mois de salaire (ou six mois de salaire si l'employ� est vis� par le Code r�gissant la conduite des titulaires de charge publique en ce qui concerne les conflits d'int�r�ts et l'apr�s‑mandat).
Dans une perspective historique, le tableau 2106 fait �tat des niveaux des effectifs du Cabinet du Premier ministre et des cabinets des ministres pour certaines ann�es choisies, de 1990 � 2003.
Tableau 2106 Personnel exon�r�, Cabinet du Premier ministre et cabinets des ministres, ann�es choisies, de 1990 � 2003 |
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Exercice |
Personnel exempt� du Cabinet du Premier ministre |
Personnel exempt� des cabinets des ministres |
Ensemble du personnel exempt�, CPM et cabinets des ministres |
Total des salaires du personnel exempt�, CPM et cabinets des ministres |
1990-1991 |
99 |
361 |
460 |
22,4 |
1994-1995 |
76 |
351 |
427 |
20,5 |
1999-2000 |
80 |
445 |
525 |
28,4 |
2002‑2003 |
75 |
436 |
511 |
31,5 |
Depuis au moins 1984, le Conseil du Tr�sor a �mis des lignes directrices r�gissant la taille de l'effectif des ministres et sa r�mun�ration. Le document de 1984, intitul� Information sur les budgets et lignes directrices sur les conditions d'emploi du personnel des cabinets de ministres, �nonce les directives suivantes :
Pour les ann�es ult�rieures, les taux de r�mun�ration maximum ont �t� modifi�s en fonction des augmentations accord�es � des postes comparables dans la fonction publique. Le Conseil du Tr�sor a parfois autoris� des salaires sup�rieurs au maximum des salaires comparateurs dans le cas d'employ�s particuliers faisant partie de l'effectif exempt�. � compter de 1986, des budgets suppl�mentaires distincts ont �t� autoris�s dans le cas de certains ministres ayant des attributions exceptionnellement nombreuses. Lors de la r�vision de 1991, des indemnit�s de d�part pouvant aller jusqu'� six mois de salaire ont �t� autoris�es pour les membres du personnel exempt�, conform�ment � la partie III desLignes directrices sur les conflits d'int�r�ts et l'apr�s‑mandat. Les autres membres de l'effectif ont droit � une indemnit� de d�part maximale de quatre mois de salaire.
En 1993, les Lignes directrices � l'intention des cabinets des ministres ont �t� r�vis�es en profondeur, comme suit :
Plus tard, d'autres employ�s ont pu �tre ajout�s aux cabinets de ministres charg�s de vastes portefeuilles ou de grandes responsabilit�s politiques. En d�cembre 2003, soit apr�s la p�riode �tudi�e dans le pr�sent rapport, le titre de chef de cabinet a adopt� � nouveau, avec un plafond salarial correspondant � celui de l'�chelle salariale d'un EX 4.
En g�n�ral, le personnel exempt� des ministres adh�rent aux m�mes r�gimes de pension et d'avantages sociaux des employ�s de m�me niveau dans la fonction publique.
Chaque ann�e, les minist�res et les organismes du domaine du noyau de la fonction publique embauchent plus de 10 000 �tudiants pour leur confier des emplois temporaires dans le noyau de la fonction publique. Les principaux programmes d'embauche sont :
Il y a �galement des emplois non r�mun�r�s, notamment dans le cadre du Programme d'enseignement coop�ratif des �coles secondaires. D'autres employeurs f�d�raux embauchent �galement des �tudiants.
Les �tudiants sont embauch�s aux termes d'un d�cret d'exclusion en vertu de la Loi sur l'emploi dans la fonction publique et ne sont pas consid�r�s comme des fonctionnaires r�guliers. Dans le cas des �tudiants de niveau postsecondaire, le salaire horaire en 2003 variait entre 9,99 $ pour un �tudiant de niveau coll�gial � sa premi�re affectation et 20,05 $ pour un �tudiant au doctorat ayant une certaine exp�rience de travail. Les �l�ves du secondaire gagnent entre 8,34 $ et 9,18 $ de l'heure selon leur province de travail. Le nombre d'�tudiants employ�s fluctue au cours de l'ann�e et atteint naturellement un sommet pendant l'�t�. On estime que le co�t total des salaires des �tudiants en 2002‑2003 a �t� d'environ 126,8 millions de dollars.
Les �tudiants sont r�mun�r�s pour les heures suppl�mentaires et ont droit � d'autres indemnit�s (mais non � la prime de bilinguisme) conform�ment � la convention collective qui refl�te le mieux leur travail. Ils re�oivent une paye de vacances �quivalant � 4 % de leur salaire total. Ils sont normalement pay�s pour les jours f�ri�s d�sign�s et ont droit � des cong�s de deuil, mais non aux cong�s de maladie.
Deux programmes principaux sont en place depuis 1990, et tout au long de la p�riode vis�e par le pr�sent chapitre. Le Programme f�d�ral d'exp�rience de travail �tudiant (PFET�), anciennement le Programme d'emplois d'�t� ax�s sur la carri�re, offre des d�bouch�s d'emploi visant � enrichir leurs connaissances scolaires, � contribuer � financer les �tudes, � perfectionner l'employabilit� et � aider les �tudiants � �valuer leurs choix de carri�res futurs, notamment � l'int�rieur de la fonction publique. En 1995, la Commission de la fonction publique a assum� la responsabilit� d'administrer ce programme[144].
L'autre programme principal est le Programme postsecondaire d'enseignement coop�ratif/d'internat (anciennement le Programme de stages d'enseignement coop�ratif) qui confie aux �tudiants des affectations dans leurs domaines d'�tudes en collaboration avec leurs �tablissements d'enseignement.
Le tableau 2107 r�sume le nombre moyen d'�tudiants employ�s � la fin du mois dans le cadre de ces programmes et le co�t annuel total des salaires vers�s aux �tudiants. Il faut noter la fluctuation saisonni�re consid�rable du nombre d'�tudiants engag�s � un moment donn� (par exemple, il y a vraisemblablement plus d'�tudiants pendant les mois d'�t�). Le nombre total d'�tudiants embauch�s pendant une ann�e sera vraisemblablement plus du double du chiffre indiqu� au tableau 2107. Il ressort du tableau que m�me si le niveau d'emploi mensuel moyen des �tudiants a augment� d'environ un dixi�me depuis 1997, la masse salariale de cet effectif a augment� d'environ un tiers.
Tableau 2107 Effectif mensuel moyen d'�tudiants et co�ts salariaux connexes dans le domaine du noyau de la fonction publique, 1997‑1998 � 2002‑2003 |
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Exercice |
Effectif moyen |
Masse salariale annuelle |
1997-1998* |
4 693 |
92,8 |
1998-1999 |
4 411 |
90,5 |
1999-2000 |
4 614 |
101,4 |
2000-2001 |
4 778 |
108,2 |
2001-2002 |
5 278 |
125,0 |
2002‑2003 |
5 188 |
126,8 |
* Ce chiffre repr�sente une estimation fond�e sur les meilleures donn�es disponibles. |
Le tableau 2108 pr�sente une r�capitulation des tendances des co�ts de la r�mun�ration dans le domaine des Autres groupes pour 1990‑1991, 1997‑1998 et 2002‑2003. Nos renseignements dans ce domaine sont moins complets que ceux pr�sent�s dans les chapitres pr�c�dents, mais ils sont raisonnablement fiables pour les deux principales composantes des salaires et des cotisations aux r�gimes de pension du gouvernement.
Tableau 2108 Sommaire de l'�volution de la r�mun�ration totale dans le domaine des Autres groupes, 1990‑1991, 1997‑1998 et 2002‑2003* |
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Composante Autres groupes (d�put�s, s�nateurs, juges, �tudiants) |
Co�t pour l'employeur (M $) |
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1990-1991 | 1997-1998 | 2002-2003 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
1. |
Traitements et salaires (paye r�guli�re)** |
420 |
467 |
632 |
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|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
2. |
Pensions |
20 |
42 |
74 |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Total |
~440 |
~500 |
~700 |
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* Contrairement aux tableaux comparables pr�sent�s pr�c�demment dans ce chapitre, celui-ci porte exclusivement sur les salaires et traitements et le co�t des pensions, et ce, pour trois raisons. D'abord, on constate un manque d'uniformit� dans les �l�ments de la r�mun�ration disponibles pour les divers groupes qui composent ce domaine (notamment, les donn�es sur la r�mun�ration, comme les heures suppl�mentaires ou la r�mun�ration au rendement, sont disponibles pour certains groupes mais non pour l'ensemble des groupes). Ensuite, plusieurs co�ts li�s � ces avantages sont couverts directement par le Conseil du Tr�sor et pris en compte dans les chiffres du domaine du noyau de la fonction publique. Enfin, les donn�es disponibles pour les autres �l�ments de la r�mun�ration ne sont pas compl�tes et les totaux sont relativement petits. |
En raison du caract�re incomplet des donn�es disponibles, il ne convient pas de faire des observations g�n�rales sur ce domaine.
Nous passons maintenant � un bref examen de la r�mun�ration dans le domaine des entreprises commerciales f�d�rales et des autres soci�t�s d'�tat.